{"id":409,"date":"2015-02-07T21:23:07","date_gmt":"2015-02-08T01:23:07","guid":{"rendered":"http:\/\/islghaiti.org\/site\/?page_id=409"},"modified":"2015-02-07T21:23:07","modified_gmt":"2015-02-08T01:23:07","slug":"linstitution-en-marche","status":"publish","type":"page","link":"\/site\/linstitution-en-marche\/","title":{"rendered":"L\u2019institution en marche"},"content":{"rendered":"<p><strong>\u00a0\u00a0\u00a0 <\/strong>Le <strong>8 septembre 1890<\/strong>, l\u2019Institution Saint-Louis de Gonzague ouvrait ses portes. 132 \u00e9l\u00e8ves au d\u00e9but. En janvier, l\u2019effectif sera presque doubl\u00e9. Au pensionnat, 35 internes.<\/p>\n<p>Saint-Louis fonctionne avec dix classes, de la Douzi\u00e8me \u00e0 la Quatri\u00e8me. La troisi\u00e8me sera ouverte en <strong>1893<\/strong>, la Seconde en <strong>1894<\/strong> et la Rh\u00e9torique en <strong>1896<\/strong>.<\/p>\n<p>Des 1895, l\u2019Institution participe aux concours organis\u00e9s par le D\u00e9partement de l\u2019Instruction Publique. Puis elle se pr\u00e9sente au baccalaur\u00e9at \u00e0 partir de sa cr\u00e9ation dans le pays, en <strong>1910<\/strong>. Elle ne tarde pas \u00e0 remporter de brillants succ\u00e8s. C\u2019est ainsi qu\u2019en <strong>1912<\/strong>, sur les cinq candidats re\u00e7us aux examens officiels, Saint-Louis en compte quatre. Depuis, lors, l\u2019Institution a maintenu le m\u00eame pourcentage, variant de 80 \u00e0 90 % g\u00e9n\u00e9ralement et m\u00eame atteignant le 100 pour 100, au baccalaur\u00e9at, en premi\u00e8re et en deuxi\u00e8me partie.<\/p>\n<p>A l\u2019origine, les \u00e9l\u00e8ves de l\u2019Institution portaient, le dimanche et pour les sorties en corps, un uniforme ainsi constitu\u00e9 : veston voir, petit gilet, pantalon blanc et casquette au sigle S.L. Avec le temps, cet uniforme s\u2019est all\u00e9g\u00e9 d\u2019abord, puis a finalement disparu.<\/p>\n<p>Le r\u00e8glement qui devait r\u00e9gir Saint-Louis pendant des d\u00e9cades et sans qu\u2019on os\u00e2t y toucher, fut pr\u00e9par\u00e9 par le sous-directeur du Fr\u00e8re Odile, le Fr\u00e8re Joseph-Hermann.<\/p>\n<p>Les effectifs de Saint-Louis ne cess\u00e8rent d\u2019augmenter les premi\u00e8res ann\u00e9es qui suivirent sa fondation. Qu\u2019on s\u2019en rapporte au tableau suivant :<\/p>\n<p>1890 \u2013 1891 132 \u00e9l\u00e8ves, dont 18 internes<\/p>\n<p>1891 \u2013 1892 250 \u00e9l\u00e8ves, dont 35 internes<\/p>\n<p>1892 \u2013 1893 253 \u00e9l\u00e8ves, dont 40 internes<\/p>\n<p>1893 \u2013 1894 330 \u00e9l\u00e8ves, dont 58 internes<\/p>\n<p>1894 \u2013 1895 375 \u00e9l\u00e8ves, dont 58 internes<\/p>\n<p>1895 \u2013 1896 390 \u00e9l\u00e8ves, dont 83 internes.<\/p>\n<p>A quelque chose malheur est bon. Des <strong>1894<\/strong>, l\u2019Institution recevait de la Martique le Fr\u00e8re Etienne-Marie et en <strong>1896<\/strong> le Fr\u00e8re Evergilde, anciens professeurs du secondaire \u00e0 notre coll\u00e8gue de Fort-de-France, que la pers\u00e9cution religieuse du gouvernement fran\u00e7ais venait de chasser. Ils assur\u00e8rent les cours dans les classes de Seconde et de Premi\u00e8re avec le Fr\u00e8re David, un ouvrier de la premi\u00e8re heure\u2026<\/p>\n<p>Les fr\u00e8res Archanges et Ferdinand-Pierre arriv\u00e8rent \u00e0 temps de Plo\u00ebrmel pour assurer la rel\u00e8ve. Le Fr\u00e8re Evergilde avait du rentrer en France et le Fr\u00e8re Etienne-Marie, frapp\u00e9 de paralysie, s\u2019il n\u2019en continua pas moins \u00e0 donner des cours, d\u2019abord en classe, o\u00f9 des confr\u00e8res le portaient, puis dans sa chambre, mourait en <strong>1903<\/strong>.<\/p>\n<p>Le Fr\u00e8re Constantin, chass\u00e9 du S\u00e9n\u00e9gal par la pers\u00e9cution religieuse comme ses confr\u00e8res de la Martinique, arriva en <strong>1904<\/strong>, \u00e0 Saint-Louis pr\u00eater ses services. Il \u00e9tait membre du Comit\u00e9 M\u00e9t\u00e9orologique International et des soci\u00e9t\u00e9s astronomiques et m\u00e9t\u00e9orologiques de Frances. Il \u00e9rigea, l\u2019ann\u00e9e m\u00eame de son arriv\u00e9e, un observatoire \u00e0 l\u2019institution. Le Fr\u00e8re Constantin publia dans le journal Le Soir puis dans le Nouvelliste son bulletin quotidien d\u2019observation. La soci\u00e9t\u00e9 astronomique et m\u00e9t\u00e9orologique qu\u2019il fonda et dont il fut le pr\u00e9sident fut approuv\u00e9 par le Gouvernement ha\u00eftien.<\/p>\n<p>Du nombre des Pionniers de l\u2019Institution, il convient aussi de d\u00e9tacher le Fr\u00e8re Pierre-\u00c9douard. Il d\u00e9barqua en Ha\u00efti en<strong> 1892<\/strong>. Il montera de classe en classe avec ses \u00e9l\u00e8ves de la Douzi\u00e8me \u00e0 la Seconde. En <strong>1902<\/strong>, il est nomm\u00e9 Sous-directeur de la Maison. Puis, tout \u00e9tant professeur de lettres en Premi\u00e8re, il cumulera les fonctions de pr\u00e9fet des \u00e9tudes et de pr\u00e9fet de discipline. Dans cette derni\u00e8re fonction, il fit preuve d\u2019un ascendant extraordinaire sur les \u00e9l\u00e8ves. Il n\u2019avait qu\u2019\u00e0 para\u00eetre pour calmer aussit\u00f4t la moindre surexcitation sur la cour.<\/p>\n<p>Il mourut en<strong> 1908<\/strong>, d\u2019une bilieuse, malgr\u00e9 tous les soins dont l\u2019entoura son grand ami, le Dr Destouches. Ses fun\u00e9railles furent un vrai triomphe :<\/p>\n<p>Le cercueil disparaissait sous les couronnes et les fleurs.<\/p>\n<p>Le Fr\u00e8re Ernest-Louis qui vit dispara\u00eetre le Fr\u00e8re Pierre-\u00c9douard devait un jour lui succ\u00e9der. A plusieurs reprises, il sera charge de la pr\u00e9fecture de discipline. A ce poste, gr\u00e2ce \u00e0 son autorit\u00e9 naturelle, \u00e0 son sens parfait de la surveillance, \u00e0 sa justice, en m\u00eame temps qu\u2019\u00e0 sa r\u00e9putation de savant. Il a conserv\u00e9 et augment\u00e9 m\u00eame le renom de l\u2019Institution qui doit en partie \u00e0 sa discipline remarquable le cr\u00e9dit dont elle jouit pr\u00e8s des familles.<\/p>\n<p>Le Gouvernement ha\u00eftien n\u2019a jamais cess\u00e9, depuis les tous premiers d\u00e9buts de l\u2019Institution, de lui t\u00e9moigner son admiration et ses encouragements. Le<strong> 21 Juin 1892<\/strong>, le g\u00e9n\u00e9ral Darius Hippolyte, Fr\u00e8re du Pr\u00e9sident, honora de sa pr\u00e9sence la f\u00eate patronale de l\u2019Institution. Apr\u00e8s la messe en la chapelle du \u2018\u2019Th\u00e9\u00e2tre\u2019\u2019, le Sup\u00e9rieur lui fit visiter l\u2019\u00e9tablissement. La gazette parlementaire relata l\u2019\u00e9v\u00e8nement, mais surtout souligna le bon ordre et la discipline de Saint-Louis ainsi que la qualit\u00e9 de son enseignement : \u201cPersuad\u00e9s que la crainte de Dieu est le commencement de la sagesse, les Fr\u00e8res habituent de bonne heure les jeunes gens aux pratiques religieuses.(\u2026) Le programme de sciences et de math\u00e9matiques n\u2019est autre que celui du baccalaur\u00e9at fran\u00e7ais, de sorte que la jeunesse d\u2019Ha\u00efti puisse trouver dans le pays une instruction que l\u2019on s\u2019obstine encore d\u2019aller chercher \u00e0 grands frais dans les pays \u00e9trangers, bien souvent, h\u00e9las ! Aux d\u00e9pens de la sant\u00e9 et de la moralit\u00e9 des jeunes trop \u00e9loign\u00e9s de leurs familles.\u2019\u2019<\/p>\n<p>Un autre fait significatif se rapportant \u00e0 l\u2019estime de la port\u00e9e par le Gouvernement \u00e0 l\u2019\u0153uvre des Fr\u00e8res de Saint-Louis : le jour de la distribution des prix de l\u2019ann\u00e9e scolaire <strong>1905-1906<\/strong>, le S\u00e9nat ne put si\u00e9ger, vu que presque tous les s\u00e9nateurs assistaient \u00e0 cette grande f\u00eate de fin d\u2019ann\u00e9e \u00e0 l\u2019Institution, entourant Madame la Pr\u00e9sidente et les deux aides de camps repr\u00e9sentant le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique.<\/p>\n<p>Le Gouvernement fran\u00e7ais devait \u00e9galement t\u00e9moigner son estime aux Fr\u00e8res de Saint-Louis, si l\u2019on juge du moins par les nombreuses d\u00e9corations dont il les a honores. Limitons-nous \u00e0 faire conna\u00eetre les premiers d\u00e9cor\u00e9s :<\/p>\n<p>Le Fr\u00e8re Hermias est fait Officier d\u2019Acad\u00e9mie en <strong>1892<\/strong> et Officier de l\u2019Instruction Publique en <strong>1894<\/strong>. Le Fr\u00e8re Odile-Joseph re\u00e7oit les palmes d\u2019Officier d\u2019Acad\u00e9mie en <strong>1897<\/strong> et en <strong>1915<\/strong> celles d\u2019officier de l\u2019Instruction Publique, tandis que le Fr\u00e8re Paul de la Croix est fait Officier d\u2019Acad\u00e9mie. En 1921, les Fr\u00e8res Archange et Hippolyte-Victor sont promus l\u2019un et l\u2019autre Officier d\u2019Acad\u00e9mie.<\/p>\n<p>Le Gouvernement ha\u00eftien, pour revenir \u00e0 lui, a de m\u00eame d\u00e9cor\u00e9 un bon nombre de Fr\u00e8re de Saint Louis de Gonzague, soit de l\u2019Ordre de l\u2019Education Nationale, soit de l\u2019Ordre Honneur et M\u00e9rite, du grade de Chevalier, a celui de Grand Croix.<\/p>\n<p>Les autorit\u00e9s eccl\u00e9siastiques, de leur cote, se montr\u00e8rent favorables \u00e0 l\u2019ouverture d\u2019une Institution secondaire par les Fr\u00e8res et encourag\u00e8rent l\u2019oeuvre aux diverses \u00e9tapes de son \u00e9volution. Mgr Tonti, Archev\u00eaque de Port-au-Prince, \u00e9paula de tout son cr\u00e9dit le Fr\u00e8re Hermias, a la fondation de Saint-Louis de Gonzague. Mgr Morice, promu Ev\u00eaque des Cayes, lui apporta, en 1893, avec sa b\u00e9n\u00e9diction, toute sa bienveillance : \u2018\u2019Merci aux Fr\u00e8res qui m\u2019ont procur\u00e9 mes armes. Mais ce ne sont pas des armes pour les combattre\u2026\u2019\u2019<\/p>\n<p>Son successeur surtout, Mgr Pichon, t\u00e9moignera en de nombreuses circonstances son attachement \u00e0 l\u2019Institution. En <strong>1911<\/strong>, c\u2019est sa Grandeur qui fera en la chapelle de Saint-Louis l\u2019\u00e9loge du P\u00e8re de la Mennais d\u00e9clare V\u00e9n\u00e9rable. Lors du centenaire de l\u2019Institut de Fr\u00e8res, en <strong>1917<\/strong>, c\u2019est encore Mgr Pichon qui sera l\u2019orateur de cet anniversaire, en pr\u00e9sence de hautes personnalit\u00e9s du Gouvernement. Enfin, en <strong>1940<\/strong>, ann\u00e9e du Cinquantenaire de Saint-Louis, en la f\u00eate patronale du<strong> 21 Juin<\/strong>, il revenait encore \u00e0 Mgr Pichon de faire le pan\u00e9gyrique de l\u2019Institution. Son discours alla droit au c\u0153ur des Fr\u00e8res. Aujourd\u2019hui les plus anciens du corps professoral s\u2019en souviennent toujours avec joie\u2026.<\/p>\n<p>Dans les cinquante derni\u00e8res anness, les Archev\u00eaques de Port-au-Prince ont de m\u00eame montre \u00e0 l\u2019occasion, avec un coefficient personnel, leur sympathie \u00e0 l\u2019\u0153uvre des Fr\u00e8res de Saint-Louis de Gonzague.<\/p>\n<p>Les repr\u00e9sentants du saint P\u00e8re en Ha\u00efti, depuis Mgr Benedetti (<strong>1923<\/strong>) jusqu\u2019au Nonce Apostolique actuel (<strong>1979<\/strong>) Mgr Luigi Babrbarito, ont tous t\u00e9moign\u00e9 \u00e0 l\u2019Institution le plus grand int\u00e9r\u00eat et tous leurs encouragements.<\/p>\n<p>L\u2019Institution \u00e9tablit de bonne heure parmi ses traditions une f\u00eate qui devait \u00eatre avec la Saint-Louis de Gonzague la plus solennelle de l\u2019ann\u00e9e scolaire, la distribution des prix. En g\u00e9n\u00e9ral, la lecture du palmar\u00e8s et la remise des prix \u00e9taient coup\u00e9es par une s\u00e9ance th\u00e9\u00e2trale ou une s\u00e9ance de vari\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n<p>Cependant, \u00e0 partir de <strong>1911<\/strong>, on choisit de jouer la grande pi\u00e8ce, pour donner plus d\u2019\u00e9clat \u00e0 la distribution solennelle des prix. La repr\u00e9sentation de la pi\u00e8ce \u00e9tait donn\u00e9e en soir\u00e9e en cours d\u2019ann\u00e9e et reprise pour les prix.<\/p>\n<p>Le <strong>29 Janvier 1911<\/strong> marque le premier grand succ\u00e8s th\u00e9\u00e2tral \u00e0 l\u2019Institution, avec les deux Aveugles en lever de rideau et Le Courrier de Lyon. Les Fr\u00e8res Ferdinand-Pierrre avait exerce les acteurs avec patience et savoir-faire. La sc\u00e8ne avait \u00e9t\u00e9 mont\u00e9e face a l\u2019escalier de la maison du bas de la cour (une maison en bois, en lieu et place de l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 sud de la maison actuelle de la Grand Rue). On r\u00e9ussit \u00e0 obtenir l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 pour la circonstance. Les spectateurs se mass\u00e8rent sous les sabliers de la cour, entre lesquels on avait tendu des pr\u00e9larts pour pr\u00e9server l\u2019assistance, en cas de pluie\u2026<\/p>\n<p>Ce succ\u00e8s fut suivi d\u2019autres, plus \u00e9clatants encore, car le Fr\u00e8re Ferdinand \u00e9tait un metteur en sc\u00e8ne incomparable. On lui doit la repr\u00e9sentation de l\u2019Aiglon, quelques semaines avant la d\u00e9claration de guerre (1er ao\u00fbt 1914), \u2018\u2019f\u00eate des yeux, f\u00eate de l\u2019esprit, r\u00e9gal litt\u00e9raire et artistique\u2026\u2019\u2019, celle de Gilles de Retz, le <strong>22 juillet 1926<\/strong>, drame trois fois rejoue ; celle de Pour la Couronne, en collaboration avec le Fr\u00e8re Yves-Joseph ; celle du Courrier de Lyon a nouveau, en <strong>1930<\/strong>. Des articles de journaux, tous tr\u00e8s \u00e9logieux, ont rendu compte de ces repr\u00e9sentations th\u00e9\u00e2trales.<\/p>\n<p>Le Fr\u00e8re Yves-Joseph continua sur ce terrain le magnifique sillon trace par le Fr\u00e8re Ferdiand-Pierre, il donna en soir\u00e9e, le<strong> 28 avril 1934<\/strong>, le drame Guillaume Tell. Le Matin ne tarit pas de louanges sur la repr\u00e9sentation : \u2018\u2019L\u2019interpretation de cette pi\u00e8ce \u00e9tincelante, fortement charpent\u00e9e a \u00e9t\u00e9 admirable et a suscit\u00e9 une sinc\u00e8re \u00e9motion\u2026.\u2019\u2019<\/p>\n<p>Sept ans plus tard, le fr\u00e8re Rapha\u00ebl montait sa premi\u00e8re pi\u00e8ce ; le Gondolier de la Mort (<strong>1945<\/strong>). Il pr\u00e9sentera un Aiglon arrange en <strong>1949<\/strong> ; Un cri dans le Brouillard en <strong>1956<\/strong> ; Le D\u00e9mon du Scandale a deux reprises, en <strong>1955<\/strong> et en <strong>1968<\/strong>. Son plus grand succ\u00e8s demeure pourtant Gilles de Retz, repr\u00e9sente en <strong>1959<\/strong>.<\/p>\n<p>Sans doute, la grande responsabilit\u00e9 des soir\u00e9es th\u00e9\u00e2trales revenait-elle au metteur en sc\u00e8ne. Mais il ne faudrait pas oublier que toute une \u00e9quipe de Fr\u00e8res \u00e9taient de corv\u00e9e pour en assurer le succ\u00e8s\u2026 Si le th\u00e9\u00e2tre poss\u00e8de encore de beaux d\u00e9cors, l\u2019Institution le doit en particulier au Fr\u00e8re Sepharin-Joseph.<\/p>\n<p>A toutes les f\u00eates, l\u2019on voyait para\u00eetre, de corv\u00e9e comme les Fr\u00e8res, l\u2019une des grandes bienfaitrices de Saint-Louis : Mademoiselle Luce Laforest. Que de costumes n\u2019a-t-elle pas pr\u00e9par\u00e9s pour les acteurs !\u2026 Pas de soir\u00e9e sans buvette.\u00a0\u00bbMa Tante\u00a0\u00bb se chargeait de la tenir. Aux kermesses, c\u2019est toujours elle qui organisait la pr\u00e9paration des stands\u2026<\/p>\n<div class=\"pld-like-dislike-wrap pld-template-1\">\r\n    <div class=\"pld-like-wrap  pld-common-wrap\">\r\n    <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"pld-like-trigger pld-like-dislike-trigger  \" title=\"J&#039;aime\" data-post-id=\"409\" data-trigger-type=\"like\" data-restriction=\"cookie\" data-already-liked=\"0\">\r\n                        <i class=\"fas fa-thumbs-up\"><\/i>\r\n                <\/a>\r\n    <span class=\"pld-like-count-wrap pld-count-wrap\">1    <\/span>\r\n<\/div><div class=\"pld-dislike-wrap  pld-common-wrap\">\r\n    <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"pld-dislike-trigger pld-like-dislike-trigger  \" title=\"Je n&#039;aime pas\" data-post-id=\"409\" data-trigger-type=\"dislike\" data-restriction=\"cookie\" data-already-liked=\"0\">\r\n                        <i class=\"fas fa-thumbs-down\"><\/i>\r\n                <\/a>\r\n    <span class=\"pld-dislike-count-wrap pld-count-wrap\">0<\/span>\r\n<\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0\u00a0\u00a0 Le 8 septembre 1890, l\u2019Institution Saint-Louis de Gonzague ouvrait ses portes. 132 \u00e9l\u00e8ves au d\u00e9but. 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