{"id":253,"date":"2014-11-18T13:28:27","date_gmt":"2014-11-18T17:28:27","guid":{"rendered":"http:\/\/islghaiti.org\/site\/?p=253"},"modified":"2016-09-25T22:56:41","modified_gmt":"2016-09-26T02:56:41","slug":"histoire","status":"publish","type":"post","link":"\/site\/2014\/11\/18\/histoire\/","title":{"rendered":"Histoire"},"content":{"rendered":"<p>COMMENT EST NEE L\u2019INSTITUTION SAINT-LOUIS DE GONZAGUE?<br \/>\nDes pourparlers, engag\u00e9s d\u00e8s 1842 entre le pouvoir d\u2019Ha\u00efti et Rome, aboutissaient en 1860 \u00e0 la conclusion d\u2019un concordat. L\u2019abb\u00e9 Testard du Cosquer \u00e9tait venu en Ha\u00efti en qualit\u00e9 de l\u00e9gat pour les n\u00e9gociations fut, de retour \u00e0 Rome, pr\u00e9conis\u00e9 Archev\u00eaque de Port-au-Prince, le 7 septembre 1863.<\/p>\n<p>Apres son sacre, il passa \u00e0 Plo\u00ebrmel, solliciter du R.F. Cyprien quelques Fr\u00e8res pour Ha\u00efti. Celui-ci agr\u00e9a sa demande et d\u00e9signa pour cette nouvelle mission quatre Fr\u00e8res qui gagn\u00e8rent Liverpool et s\u2019embarqu\u00e8rent sur l\u2019Ascalon, le 20 avril 1864.<\/p>\n<p>Le futur Mgr Guilloux, aum\u00f4nier des Fr\u00e8res \u00e0 Plo\u00ebrmel et directeur du coll\u00e8ge eccl\u00e9siastique \u00e9tabli dans la m\u00eame ville par l\u2019abb\u00e9 Jean-Marie de la Mennais, les accompagnait dans ce voyage qui fut long et p\u00e9nible.<\/p>\n<p>Ils d\u00e9barqu\u00e8rent enfin \u00e0 Port-au-Prince le 13 mai. Les Fr\u00e8res furent d\u2019abord re\u00e7us par Mgr du Cosquer qui leur donna l\u2019hospitalit\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de juillet.<\/p>\n<p>Ils prirent alors possession d\u2019une petite maison, situ\u00e9e non loin de l\u2019angle sud-est de la rue Pav\u00e9e et de la rue du R\u00e9servoir. C\u2019est l\u00e0 que les Fr\u00e8res de l\u2019Instruction Chr\u00e9tienne ouvrirent leur premi\u00e8re \u00e9cole le 3 octobre 1864, avec 130 \u00e9l\u00e8ves, ne pouvant recevoir davantage, faute de place.<\/p>\n<p>En 1883, apr\u00e8s avoir chang\u00e9 de local deux ou trois fois, cette \u00e9cole sera install\u00e9e dans un ancien th\u00e9\u00e2tre, \u00e0 l\u2019angle de la Grand\u2019Rue et de la rue Pav\u00e9e. C\u2019\u00e9tait la plus importante \u00e9cole primaire de Port-au-Prince avec ses 550 \u00e9l\u00e8ves. Le niveau des \u00e9tudes y \u00e9tait aussi assez \u00e9lev\u00e9 puisque des Anciens du \u2018\u2019Th\u00e9\u00e2tre\u2019\u2019 avaient pu entrer directement \u00e0 l\u2019Ecole de Pharmacie par exemple.<\/p>\n<p>Les Fr\u00e8res voulaient cependant faire mieux encore et c\u2019est ainsi que l\u2019id\u00e9e d\u2019ouvrir une Institution secondaire libre finit par les hanter. Le Directeur Principal, le C.F. Hermias \u00e9tait d\u2019accord et les familles le poussaient de leur c\u00f4t\u00e9 \u00e0 ouvrir ce coll\u00e8ge. Pour r\u00e9ussir dans cette entreprise, il fallait se trouver des appuis. L\u2019Archev\u00eaque de Port-au-Prince, Monseigneur Tonti, se r\u00e9jouit de l\u2019initiative : il \u00e9paulera le C.F. Hermias de tout son cr\u00e9dit, tant aupr\u00e8s des Sup\u00e9rieurs de Plo\u00ebrmel qu\u2019aupr\u00e8s du Gouvernement Ha\u00eftien. Les commer\u00e7ants de leur c\u00f4t\u00e9 applaudirent au projet et offrirent au Directeur Principal des Fr\u00e8res, leur g\u00e9n\u00e9reux concours se proposant de lui avancer des fonds.<\/p>\n<p>LES CONSTRUCTIONS<br \/>\nL\u2019Institution Saint-Louis de Gonzague, dans son \u00e9tat actuel est l\u2019\u0153uvre des ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Ce qu\u2019on peut appeler le Vieux Saint-Louis ne comprenait que le b\u00e2timent de la Rue du Centre et la chapelle.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re maison de l\u2019Institution, dite maison principale depuis, fut achev\u00e9e en 1890. Mais le b\u00e2timent ne se pr\u00e9sentait pas comme aujourd\u2019hui. Son second \u00e9tage, en effet \u00e9tait enti\u00e8rement en bois. En 1922, on le refit en ciment.<\/p>\n<p>La chapelle date de 1896. Elle n\u2019a \u00e9t\u00e9 restaur\u00e9e qu\u2019une fois, en 1968. C\u2019est au Fr\u00e8re Odile qu\u2019on doit la construction de ce bel \u00e9difice religieux. En 1894, lors d\u2019un s\u00e9jour en France, il fit pr\u00e9parer par un architecte le plan de la chapelle. La maison Beaudet et Cie se chargea de l\u2019ex\u00e9cuter. Les pi\u00e8ces de la chapelle arriv\u00e8rent \u00e0 Port-au-Prince par bateau. A chaque arrivage, le Fr\u00e8re Odile gagnait le wharf et s\u2019occupait lui-m\u00eame \u00e0 faire d\u00e9barquer les pi\u00e8ces de fer et de fonte, les barils et les plaques de ciment.<\/p>\n<p>La b\u00e9n\u00e9diction de la premi\u00e8re pierre eut lieu le 5 mai 1895 et la b\u00e9n\u00e9diction solennelle de la chapelle, mont\u00e9e par des contre-ma\u00eetres fran\u00e7ais, le 21 juin 1896, en pr\u00e9sence du Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique et de tous ses ministres.<\/p>\n<p>D\u2019ann\u00e9e en ann\u00e9e, les Fr\u00e8res r\u00e9ussirent \u00e0 acqu\u00e9rir les propri\u00e9t\u00e9s avoisinantes de Saint-Louis. Les effectifs de L\u2019Institution montant en fl\u00e8che, il \u00e9tait urgent de s\u2019agrandir.<br \/>\nDe 1913 \u00e0 1916, s\u2019\u00e9l\u00e8ve la construction centrale du b\u00e2timent donnant sur la Grand Rue, du\u2018\u2019tunnel\u2019\u2019 actuel jusqu\u2019aux pr\u00e9sents locaux des Onzi\u00e8mes. Apr\u00e8s la guerre, elle est prolong\u00e9e vers le nord et en 1925, vers le sud. Plus tard, le second \u00e9tage de ce b\u00e2timent sera reconstruit et des galeries viendront encadrer l\u2019ensemble de la maison \u00e0 tous les \u00e9tages. (1933)<br \/>\nDepuis 1918, l\u2019Institution continue d\u2019\u00eatre un vaste chantier. En 1925-26, s\u2019\u00e9l\u00e8ve le b\u00e2timent du cabinet de physique et de la salle de musique, puis le th\u00e9\u00e2tre.<\/p>\n<p>En 1932, on remplace la maison v\u00e9tuste des s\u0153urs qui communiquait avec la cuisine, sise \u00e0 l\u2019emplacement actuel des urinoirs, \u00e0 l\u2019aide d\u2019une passerelle et d\u2019un escalier en bois, par leur belle r\u00e9sidence actuelle. On en profite pour construire la nouvelle cuisine \u00e0 proximit\u00e9. Les s\u0153urs de la Sagesse le m\u00e9ritaient bien : n\u2019\u00e9taient-elles pas au service de l\u2019Institution depuis sa fondation? Elles furent remplac\u00e9es par des religieuses de la Congr\u00e9gation de Saint-Hyacinthe.<\/p>\n<p>Toujours en 1932, on construit, au sud du cabinet de physique, une vaste et solide salle carr\u00e9e pour abriter la Biblioth\u00e8que ha\u00eftienne.<\/p>\n<p>Un puissant tourbillon ayant d\u00e9coiff\u00e9 en 1940 la maison \u2018\u2019M\u00e9renti\u00e9\u2019\u2019, comprenant au rez-de-chauss\u00e9e le r\u00e9fectoire des Fr\u00e8res et \u00e0 l\u2019\u00e9tage l\u2019infirmerie, on la d\u00e9molit enti\u00e8rement et on \u00e9l\u00e8ve \u00e0 la m\u00eame place une nouvelle maison.<\/p>\n<p>En 1965, on pose, au-dessus de ce qu\u2019on peut appeler aujourd\u2019hui l\u2019ancienne Biblioth\u00e8que ha\u00eftienne, un \u00e9tage pour servir de classes.<\/p>\n<p>Un an plus tard en effet, on \u00e9levait pr\u00e8s de la chapelle et donnant sur la Rue du Centre, un nouveau b\u00e2timent pour recevoir la Biblioth\u00e8que ha\u00eftienne. La construction comprend \u00e9galement au rez-de-chauss\u00e9e le r\u00e9fectoire des d\u00eeneurs et \u00e0 l\u2019\u00e9tage, \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 ouest, les appartements de l\u2019aum\u00f4nier.<\/p>\n<p>Dans le pass\u00e9, l\u2019aum\u00f4nerie de Saint-Louis avait connu bien des d\u00e9placements. La voici sortie du provisoire. Il est vrai que les aum\u00f4niers de l\u2019Institution n\u2019y avaient pas toujours r\u00e9sid\u00e9. Dans les premi\u00e8res ann\u00e9es, des pr\u00eatres de Saint-Jacques assuraient cette fonction tout en ayant d\u2019autres \u00e0 la paroisse de la cath\u00e9drale. Mais depuis plus de cinquante ans le poste d\u2019aum\u00f4nier est tenu par des religieux montfortains. Les Fr\u00e8res et les Anciens \u00e9l\u00e8ves se souviennent encore des P\u00e8res Brunet et Guillo qui furent longtemps leurs aum\u00f4niers. Aujourd\u2019hui et depuis pr\u00e8s de vingt-cinq ans, le P\u00e8re Denis Desjardins demeure l\u2019aum\u00f4nier de l\u2019Institution de la Rue du Centre.<\/p>\n<p>LES SUPERIEURS DE SAINT-LOUIS<br \/>\nD\u00e8s 1883, le Directeur Principal des Fr\u00e8res \u00e0 l\u2019\u00e9poque, le Fr\u00e8re Hermias, avait d\u00e9cid\u00e9 de fonder l\u2019Institution Saint-Louis de Gonzague. Il lui choisit comme premier Sup\u00e9rieur le Fr\u00e8re Odile-Joseph qui dirigeait l\u2019Ecole des Fr\u00e8res aux Cayes.<\/p>\n<p>Celui-ci resta dix ans \u00e0 la direction de Saint-Louis, de 1890 \u00e0 1900.<br \/>\nSe sont succ\u00e9d\u00e9s par la suite \u00e0 la t\u00eate de l\u2019Institution :<br \/>\nFrere Eudoxie-Marie 1900-1903<br \/>\nElie-Marie 1903-1910<br \/>\nPaul-de la Croix 1910-1917<br \/>\nHippolyte-Victor 1917-1923<br \/>\nFerdinand Pierre 1923-1930<br \/>\nGabriel-Edouard 1930-1933<br \/>\nYves-Joseph 1933-1939<br \/>\nRomuald-Pierre 1939-1946<br \/>\nDominique 1946-1953<br \/>\nConstant 1953-1956<br \/>\nJoachim-Joseph 1956-1962<br \/>\nAndr\u00e9 de Candie 1962-1968<br \/>\nPhilippe-Marie 1968-1971<br \/>\nHubert 1971-1973<br \/>\nCe dernier, \u00e0 l\u2019ouverture de Saint-Louis Delmas, en a \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 le premier Sup\u00e9rieur.<\/p>\n<p>L\u2019INSTITUTION EN MARCHE<br \/>\nLe 8 septembre 1890, l\u2019Institution Saint-Louis de Gonzague ouvrait ses portes. 132 \u00e9l\u00e8ves au d\u00e9but. En janvier, l\u2019effectif sera presque doubl\u00e9. Au pensionnat, 35 internes.<\/p>\n<p>Saint-Louis fonctionne avec dix classes, de la Douzi\u00e8me \u00e0 la Quatri\u00e8me. La troisi\u00e8me sera ouverte en 1893, la Seconde en 1894 et la Rh\u00e9torique en 1896.<\/p>\n<p>Des 1895, l\u2019Institution participe aux concours organis\u00e9s par le D\u00e9partement de l\u2019Instruction Publique. Puis elle se pr\u00e9sente au baccalaur\u00e9at \u00e0 partir de sa cr\u00e9ation dans le pays, en 1910. Elle ne tarde pas \u00e0 remporter de brillants succ\u00e8s. C\u2019est ainsi qu\u2019en 1912, sur les cinq candidats re\u00e7us aux examens officiels, Saint-Louis en compte quatre. Depuis, lors, l\u2019Institution a maintenu le m\u00eame pourcentage, variant de 80 \u00e0 90 % g\u00e9n\u00e9ralement et m\u00eame atteignant le 100 pour 100, au baccalaur\u00e9at, en premi\u00e8re et en deuxi\u00e8me partie.<\/p>\n<p>A l\u2019origine, les \u00e9l\u00e8ves de l\u2019Institution portaient, le dimanche et pour les sorties en corps, un uniforme ainsi constitu\u00e9 : veston voir, petit gilet, pantalon blanc et casquette au sigle S.L. Avec le temps, cet uniforme s\u2019est all\u00e9g\u00e9 d\u2019abord, puis a finalement disparu.<\/p>\n<p>Le r\u00e8glement qui devait r\u00e9gir Saint-Louis pendant des d\u00e9cades et sans qu\u2019on os\u00e2t y toucher, fut pr\u00e9par\u00e9 par le sous-directeur du Fr\u00e8re Odile, le Fr\u00e8re Joseph-Hermann.<\/p>\n<p>Les effectifs de Saint-Louis ne cess\u00e8rent d\u2019augmenter les premi\u00e8res ann\u00e9es qui suivirent sa fondation. Qu\u2019on s\u2019en rapporte au tableau suivant :<\/p>\n<p>1890 \u2013 1891 132 \u00e9l\u00e8ves, dont 18 internes<br \/>\n1891 \u2013 1892 250 \u00e9l\u00e8ves, dont 35 internes<br \/>\n1892 \u2013 1893 253 \u00e9l\u00e8ves, dont 40 internes<br \/>\n1893 \u2013 1894 330 \u00e9l\u00e8ves, dont 58 internes<br \/>\n1894 \u2013 1895 375 \u00e9l\u00e8ves, dont 58 internes<br \/>\n1895 \u2013 1896 390 \u00e9l\u00e8ves, dont 83 internes.<\/p>\n<p>A quelque chose malheur est bon. Des 1894, l\u2019Institution recevait de la Martique le Fr\u00e8re Etienne-Marie et en 1896 le Fr\u00e8re Evergilde, anciens professeurs du secondaire \u00e0 notre coll\u00e8gue de Fort-de-France, que la pers\u00e9cution religieuse du gouvernement fran\u00e7ais venait de chasser. Ils assur\u00e8rent les cours dans les classes de Seconde et de Premi\u00e8re avec le Fr\u00e8re David, un ouvrier de la premi\u00e8re heure\u2026<br \/>\nLes fr\u00e8res Archanges et Ferdinand-Pierre arriv\u00e8rent \u00e0 temps de Plo\u00ebrmel pour assurer la rel\u00e8ve. Le Fr\u00e8re Evergilde avait du rentrer en France et le Fr\u00e8re Etienne-Marie, frapp\u00e9 de paralysie, s\u2019il n\u2019en continua pas moins \u00e0 donner des cours, d\u2019abord en classe, o\u00f9 des confr\u00e8res le portaient, puis dans sa chambre, mourait en 1903.<\/p>\n<p>Le Fr\u00e8re Constantin, chass\u00e9 du S\u00e9n\u00e9gal par la pers\u00e9cution religieuse comme ses confr\u00e8res de la Martinique, arriva en 1904, \u00e0 Saint-Louis pr\u00eater ses services. Il \u00e9tait membre du Comit\u00e9 M\u00e9t\u00e9orologique International et des soci\u00e9t\u00e9s astronomiques et m\u00e9t\u00e9orologiques de Frances. Il \u00e9rigea, l\u2019ann\u00e9e m\u00eame de son arriv\u00e9e, un observatoire \u00e0 l\u2019institution. Le Fr\u00e8re Constantin publia dans le journal Le Soir puis dans le Nouvelliste son bulletin quotidien d\u2019observation. La soci\u00e9t\u00e9 astronomique et m\u00e9t\u00e9orologique qu\u2019il fonda et dont il fut le pr\u00e9sident fut approuv\u00e9 par le Gouvernement ha\u00eftien.<\/p>\n<p>Du nombre des Pionniers de l\u2019Institution, il convient aussi de d\u00e9tacher le Fr\u00e8re Pierre-\u00c9douard. Il d\u00e9barqua en Ha\u00efti en 1892. Il montera de classe en classe avec ses \u00e9l\u00e8ves de la Douzi\u00e8me \u00e0 la Seconde. En 1902, il est nomm\u00e9 Sous-directeur de la Maison. Puis, tout \u00e9tant professeur de lettres en Premi\u00e8re, il cumulera les fonctions de pr\u00e9fet des \u00e9tudes et de pr\u00e9fet de discipline. Dans cette derni\u00e8re fonction, il fit preuve d\u2019un ascendant extraordinaire sur les \u00e9l\u00e8ves. Il n\u2019avait qu\u2019\u00e0 para\u00eetre pour calmer aussit\u00f4t la moindre surexcitation sur la cour.<\/p>\n<p>Il mourut en 1908, d\u2019une bilieuse, malgr\u00e9 tous les soins dont l\u2019entoura son grand ami, le Dr Destouches. Ses fun\u00e9railles furent un vrai triomphe :<br \/>\nLe cercueil disparaissait sous les couronnes et les fleurs.<br \/>\nLe Fr\u00e8re Ernest-Louis qui vit dispara\u00eetre le Fr\u00e8re Pierre-\u00c9douard devait un jour lui succ\u00e9der. A plusieurs reprises, il sera charge de la pr\u00e9fecture de discipline. A ce poste, gr\u00e2ce \u00e0 son autorit\u00e9 naturelle, \u00e0 son sens parfait de la surveillance, \u00e0 sa justice, en m\u00eame temps qu\u2019\u00e0 sa r\u00e9putation de savant. Il a conserv\u00e9 et augment\u00e9 m\u00eame le renom de l\u2019Institution qui doit en partie \u00e0 sa discipline remarquable le cr\u00e9dit dont elle jouit pr\u00e8s des familles.<\/p>\n<p>Le Gouvernement ha\u00eftien n\u2019a jamais cess\u00e9, depuis les tous premiers d\u00e9buts de l\u2019Institution, de lui t\u00e9moigner son admiration et ses encouragements. Le 21 Juin 1892, le g\u00e9n\u00e9ral Darius Hippolyte, Fr\u00e8re du Pr\u00e9sident, honora de sa pr\u00e9sence la f\u00eate patronale de l\u2019Institution. Apr\u00e8s la messe en la chapelle du \u2018\u2019Th\u00e9\u00e2tre\u2019\u2019, le Sup\u00e9rieur lui fit visiter l\u2019\u00e9tablissement. La gazette parlementaire relata l\u2019\u00e9v\u00e8nement, mais surtout souligna le bon ordre et la discipline de Saint-Louis ainsi que la qualit\u00e9 de son enseignement : \u00ab\u00a0Persuad\u00e9s que la crainte de Dieu est le commencement de la sagesse, les Fr\u00e8res habituent de bonne heure les jeunes gens aux pratiques religieuses.(\u2026) Le programme de sciences et de math\u00e9matiques n\u2019est autre que celui du baccalaur\u00e9at fran\u00e7ais, de sorte que la jeunesse d\u2019Ha\u00efti puisse trouver dans le pays une instruction que l\u2019on s\u2019obstine encore d\u2019aller chercher \u00e0 grands frais dans les pays \u00e9trangers, bien souvent, h\u00e9las ! Aux d\u00e9pens de la sant\u00e9 et de la moralit\u00e9 des jeunes trop \u00e9loign\u00e9s de leurs familles.\u2019\u2019<\/p>\n<p>Un autre fait significatif se rapportant \u00e0 l\u2019estime de la port\u00e9e par le Gouvernement \u00e0 l\u2019\u0153uvre des Fr\u00e8res de Saint-Louis : le jour de la distribution des prix de l\u2019ann\u00e9e scolaire 1905-1906, le S\u00e9nat ne put si\u00e9ger, vu que presque tous les s\u00e9nateurs assistaient \u00e0 cette grande f\u00eate de fin d\u2019ann\u00e9e \u00e0 l\u2019Institution, entourant Madame la Pr\u00e9sidente et les deux aides de camps repr\u00e9sentant le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique.<\/p>\n<p>Le Gouvernement fran\u00e7ais devait \u00e9galement t\u00e9moigner son estime aux Fr\u00e8res de Saint-Louis, si l\u2019on juge du moins par les nombreuses d\u00e9corations dont il les a honores. Limitons-nous \u00e0 faire conna\u00eetre les premiers d\u00e9cor\u00e9s :<\/p>\n<p>Le Fr\u00e8re Hermias est fait Officier d\u2019Acad\u00e9mie en 1892 et Officier de l\u2019Instruction Publique en 1894. Le Fr\u00e8re Odile-Joseph re\u00e7oit les palmes d\u2019Officier d\u2019Acad\u00e9mie en 1897 et en 1915 celles d\u2019officier de l\u2019Instruction Publique, tandis que le Fr\u00e8re Paul de la Croix est fait Officier d\u2019Acad\u00e9mie. En 1921, les Fr\u00e8res Archange et Hippolyte-Victor sont promus l\u2019un et l\u2019autre Officier d\u2019Acad\u00e9mie.<\/p>\n<p>Le Gouvernement ha\u00eftien, pour revenir \u00e0 lui, a de m\u00eame d\u00e9cor\u00e9 un bon nombre de Fr\u00e8re de Saint Louis de Gonzague, soit de l\u2019Ordre de l\u2019Education Nationale, soit de l\u2019Ordre Honneur et M\u00e9rite, du grade de Chevalier, a celui de Grand Croix.<\/p>\n<p>Les autorit\u00e9s eccl\u00e9siastiques, de leur cote, se montr\u00e8rent favorables \u00e0 l\u2019ouverture d\u2019une Institution secondaire par les Fr\u00e8res et encourag\u00e8rent l\u2019oeuvre aux diverses \u00e9tapes de son \u00e9volution. Mgr Tonti, Archev\u00eaque de Port-au-Prince, \u00e9paula de tout son cr\u00e9dit le Fr\u00e8re Hermias, a la fondation de Saint-Louis de Gonzague. Mgr Morice, promu Ev\u00eaque des Cayes, lui apporta, en 1893, avec sa b\u00e9n\u00e9diction, toute sa bienveillance : \u2018\u2019Merci aux Fr\u00e8res qui m\u2019ont procur\u00e9 mes armes. Mais ce ne sont pas des armes pour les combattre\u2026\u2019\u2019<\/p>\n<p>Son successeur surtout, Mgr Pichon, t\u00e9moignera en de nombreuses circonstances son attachement \u00e0 l\u2019Institution. En 1911, c\u2019est sa Grandeur qui fera en la chapelle de Saint-Louis l\u2019\u00e9loge du P\u00e8re de la Mennais d\u00e9clare V\u00e9n\u00e9rable. Lors du centenaire de l\u2019Institut de Fr\u00e8res, en 1917, c\u2019est encore Mgr Pichon qui sera l\u2019orateur de cet anniversaire, en pr\u00e9sence de hautes personnalit\u00e9s du Gouvernement. Enfin, en 1940, ann\u00e9e du Cinquantenaire de Saint-Louis, en la f\u00eate patronale du 21 Juin, il revenait encore \u00e0 Mgr Pichon de faire le pan\u00e9gyrique de l\u2019Institution. Son discours alla droit au c\u0153ur des Fr\u00e8res. Aujourd\u2019hui les plus anciens du corps professoral s\u2019en souviennent toujours avec joie\u2026.<\/p>\n<p>Dans les cinquante derni\u00e8res anness, les Archev\u00eaques de Port-au-Prince ont de m\u00eame montre \u00e0 l\u2019occasion, avec un coefficient personnel, leur sympathie \u00e0 l\u2019\u0153uvre des Fr\u00e8res de Saint-Louis de Gonzague.<\/p>\n<p>Les repr\u00e9sentants du saint P\u00e8re en Ha\u00efti, depuis Mgr Benedetti (1923) jusqu\u2019au Nonce Apostolique actuel (1979) Mgr Luigi Babrbarito, ont tous t\u00e9moign\u00e9 \u00e0 l\u2019Institution le plus grand int\u00e9r\u00eat et tous leurs encouragements.<\/p>\n<p>L\u2019Institution \u00e9tablit de bonne heure parmi ses traditions une f\u00eate qui devait \u00eatre avec la Saint-Louis de Gonzague la plus solennelle de l\u2019ann\u00e9e scolaire, la distribution des prix. En g\u00e9n\u00e9ral, la lecture du palmar\u00e8s et la remise des prix \u00e9taient coup\u00e9es par une s\u00e9ance th\u00e9\u00e2trale ou une s\u00e9ance de vari\u00e9t\u00e9s.<\/p>\n<p>Cependant, \u00e0 partir de 1911, on choisit de jouer la grande pi\u00e8ce, pour donner plus d\u2019\u00e9clat \u00e0 la distribution solennelle des prix. La repr\u00e9sentation de la pi\u00e8ce \u00e9tait donn\u00e9e en soir\u00e9e en cours d\u2019ann\u00e9e et reprise pour les prix.<br \/>\nLe 29 Janvier 1911 marque le premier grand succ\u00e8s th\u00e9\u00e2tral \u00e0 l\u2019Institution, avec les deux Aveugles en lever de rideau et Le Courrier de Lyon. Les Fr\u00e8res Ferdinand-Pierrre avait exerce les acteurs avec patience et savoir-faire. La sc\u00e8ne avait \u00e9t\u00e9 mont\u00e9e face a l\u2019escalier de la maison du bas de la cour (une maison en bois, en lieu et place de l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 sud de la maison actuelle de la Grand Rue). On r\u00e9ussit \u00e0 obtenir l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 pour la circonstance. Les spectateurs se mass\u00e8rent sous les sabliers de la cour, entre lesquels on avait tendu des pr\u00e9larts pour pr\u00e9server l\u2019assistance, en cas de pluie\u2026<\/p>\n<p>Ce succ\u00e8s fut suivi d\u2019autres, plus \u00e9clatants encore, car le Fr\u00e8re Ferdinand \u00e9tait un metteur en sc\u00e8ne incomparable. On lui doit la repr\u00e9sentation de l\u2019Aiglon, quelques semaines avant la d\u00e9claration de guerre (1er ao\u00fbt 1914), \u2018\u2019f\u00eate des yeux, f\u00eate de l\u2019esprit, r\u00e9gal litt\u00e9raire et artistique\u2026\u2019\u2019, celle de Gilles de Retz, le 22 juillet 1926, drame trois fois rejoue ; celle de Pour la Couronne, en collaboration avec le Fr\u00e8re Yves-Joseph ; celle du Courrier de Lyon a nouveau, en 1930. Des articles de journaux, tous tr\u00e8s \u00e9logieux, ont rendu compte de ces repr\u00e9sentations th\u00e9\u00e2trales.<\/p>\n<p>Le Fr\u00e8re Yves-Joseph continua sur ce terrain le magnifique sillon trace par le Fr\u00e8re Ferdiand-Pierre, il donna en soir\u00e9e, le 28 avril 1934, le drame Guillaume Tell. Le Matin ne tarit pas de louanges sur la repr\u00e9sentation : \u2018\u2019L\u2019interpretation de cette pi\u00e8ce \u00e9tincelante, fortement charpent\u00e9e a \u00e9t\u00e9 admirable et a suscit\u00e9 une sinc\u00e8re \u00e9motion\u2026.\u2019\u2019<\/p>\n<p>Sept ans plus tard, le fr\u00e8re Rapha\u00ebl montait sa premi\u00e8re pi\u00e8ce ; le Gondolier de la Mort (1945). Il pr\u00e9sentera un Aiglon arrange en 1949 ; Un cri dans le Brouillard en 1956 ; Le D\u00e9mon du Scandale a deux reprises, en 1955 et en 1968. Son plus grand succ\u00e8s demeure pourtant Gilles de Retz, repr\u00e9sente en 1959.<\/p>\n<p>Sans doute, la grande responsabilit\u00e9 des soir\u00e9es th\u00e9\u00e2trales revenait-elle au metteur en sc\u00e8ne. Mais il ne faudrait pas oublier que toute une \u00e9quipe de Fr\u00e8res \u00e9taient de corv\u00e9e pour en assurer le succ\u00e8s\u2026 Si le th\u00e9\u00e2tre poss\u00e8de encore de beaux d\u00e9cors, l\u2019Institution le doit en particulier au Fr\u00e8re Sepharin-Joseph.<\/p>\n<p>A toutes les f\u00eates, l\u2019on voyait para\u00eetre, de corv\u00e9e comme les Fr\u00e8res, l\u2019une des grandes bienfaitrices de Saint-Louis : Mademoiselle Luce Laforest. Que de costumes n\u2019a-t-elle pas pr\u00e9par\u00e9s pour les acteurs !&#8230; Pas de soir\u00e9e sans buvette. \u2018\u2019Ma Tante\u2019\u2019 se chargeait de la tenir. Aux kermesses, c\u2019est toujours elle qui organisait la pr\u00e9paration des stands\u2026<\/p>\n<p>L\u2019HARMONIE DE L\u2019INSTITUTION<br \/>\nOn peut dire que l\u2019harmonie de l\u2019Institution est n\u00e9e avec l\u2019\u00e9tablissement m\u00eame, puisqu\u2019elle s\u2019est fait entendre \u00e0 la premi\u00e8re f\u00eate patronale de Saint-Louis. Le journal L\u2019Essor porte cette note : \u2018\u2019Sous l\u2019habile direction du Fr\u00e8re Joseph-Hermann, la Musique de l\u2019Institution a fait r\u00e9sonner la vo\u00fbte de l\u2019ancien th\u00e9\u00e2tre de quelques-uns des plus beaux morceaux de son r\u00e9pertoire.\u2019\u2019<\/p>\n<p>Au fondateur de l\u2019Harmonie de Saint-Louis devait succ\u00e9der en 1899, le Fr\u00e8re Marie-L\u00e9on. A cette date, la Musique \u00e9tait ainsi constitu\u00e9e : quatre anciens \u00e9l\u00e8ves, vingt quatre \u00e9l\u00e8ves et quatre Fr\u00e8res. Elle paraissait d\u00e9j\u00e0 aux diff\u00e9rentes f\u00eates religieuses de la ville.<\/p>\n<p>En 1902, au d\u00e9part du Fr\u00e8re Marie-L\u00e9on pour le Cap, le Fr\u00e8re Robert-Joseph le rempla\u00e7a \u00e0 la t\u00eate de l\u2019Harmonie. Celui rentra en France en 1907. Le Fr\u00e8re Marie-L\u00e9on revint diriger la Musique de l\u2019Institution. Il s\u2019y maintiendra une quarantaine d\u2019ann\u00e9es, ne c\u00e9dant sa baguette qu\u2019\u00e0 ses cong\u00e9s r\u00e9guliers en France au Fr\u00e8re Aretas, au Fr\u00e8re Albin, ou au Fr\u00e8re Joachim.<\/p>\n<p>Sous sa direction, l\u2019Harmonie de Saint-Louis de Gonzague connut de brillants succ\u00e8s, en arriva m\u00eame \u00e0 rivaliser avec la Musique de la Garde pr\u00e9sidentielle. Elle \u00e9tait de toutes les f\u00eates religieuses et th\u00e9\u00e2trales de l\u2019Institution, de toutes les processions (F\u00eate-Dieu, p\u00e8lerinages \u00e0 Notre-Dame du Perp\u00e9tuel Secours) ; elle paraissait aux diverses f\u00eates patronales de la ville, aux r\u00e9ceptions \u00e0 l\u2019Ambassade de France, etc.<\/p>\n<p>On entendait chantonner un peu partout les plus beaux morceaux de son r\u00e9pertoire : A\u00efda, Sourire d\u2019Avril, Guillaume Tell, Ch\u0153ur des Soldats, de Faust, Fanfan la Tulipe, etc.<\/p>\n<p>Si le nombre des ex\u00e9cutants de l\u2019Harmonie a vari\u00e9 avec les ann\u00e9es et les circonstances, il s\u2019est pourtant g\u00e9n\u00e9ralement maintenu entre trente et quarante.<\/p>\n<p>Les Fr\u00e8res R\u00e9gis et Lucien-Jean prirent successivement la direction de la Musique de Saint-Louis, quand le Fr\u00e8re L\u00e9on, use par l\u2019age, se r\u00e9signa \u00e0 s\u2019en d\u00e9tacher. A la mort du maestro, le Fr\u00e8re Lucien-Jean, associant la baguette du ma\u00eetre de chapelle a celle du chef de l\u2019Harmonie pr\u00e9para des concerts fort applaudis.<\/p>\n<p>LE SPORT A SAINT-LOUIS<\/p>\n<p>LE FOOT-BALL<br \/>\nLe football prit naissance en Ha\u00efti en 1901. Le premier match sensationnel date de 1904. Il opposa \u00e0 l\u2019\u00e9quipe de Port-au-Prince celle de Port de Paix, sur le land Dessalines, l\u00e0 o\u00f9 se trouve actuellement la cite Vincent. Ce fut un grand jour, une f\u00eate nationale. La partie se disputa en pr\u00e9sence du Pr\u00e9sident Nord-Alexis, entoure de sa garde et d\u2019une foule de spectateurs \u00e0 pied ou \u00e0 cheval.<br \/>\nA partir de cette date m\u00e9morable, les clubs de football se multipli\u00e8rent \u00e0 Port-au-Prince, Saint-Louis de Gonzague eut bient\u00f4t son \u00e9quipe avec Valles-Paul Sales pour capitaine.<\/p>\n<p>Depuis lors, le onze de Saint-Louis n\u2019a cesse de faire bonne figure dans les matchs interscolaires de la Capitale<\/p>\n<p>L\u2019ATHLETISME<br \/>\nC\u2019est en 1937 que les Fr\u00e8res prirent possession du terrain de sport d\u00e9nomm\u00e9 Parc Saint-Louis, situe \u00e0 proximit\u00e9 de l\u2019Asile communal. Ils l\u2019am\u00e9nag\u00e8rent. Ils furent alors en butte \u00e0 des r\u00e9clamations\u2026Pour y mettre fin, l\u2019Etat Ha\u00eftien conc\u00e9da par d\u00e9cret le terrain en question \u00e0 Saint-Louis de Gonzague. Les Fr\u00e8res par la suite l\u2019agrandirent par achats successifs et y \u00e9lev\u00e8rent un chalet.<br \/>\nLe parc Saint-Louis fut inaugure le 8 Juillet 1939 par un championnat d\u2019athl\u00e9tisme de l\u2019Institution. Cette f\u00eate sportive porta d\u2019autres \u00e9tablissements \u00e0 se lancer dans la pratique des jeux divers qui constituent l\u2019athl\u00e9tisme. Ainsi le comit\u00e9 des sports put organiser des rencontres et des concours. Les festivals sportifs au Parc Saint-Louis se prolong\u00e8rent une quinzaine d\u2019ann\u00e9es. Le plus souvent, les Saint-Louisiens gagn\u00e8rent aux points et remport\u00e8rent la grosse partie des coupes.<br \/>\nOn se souviendra longtemps des rencontres sensationnelles qui oppos\u00e8rent \u00e0 trois reprises, en football et en athl\u00e9tisme, Saint-Louis de Gonzague \u00e0 Saint Georges\u2019 Coll\u00e8ge de la Jama\u00efque.<br \/>\nAu premier tournoi, au parc Saint-Louis, la victoire fut remport\u00e9e par les Jama\u00efcains. Football : 3-1 ; 2-2 ; 1-1. En athl\u00e9tisme, 99 points \u00e0 60. Victoire due au superbe athl\u00e8te Teddy Saunders qui cumula des les points aux jeux. La deuxi\u00e8me rencontre eut lieu \u00e0 la Jama\u00efque. Saint-Louis y fit triompher ses couleurs. Au football : 1-0 ; 2-1 ; 1-1. En athl\u00e9tisme, 85 points a 63.<\/p>\n<p>Du 2 au 9 janvier 1956, les rouges et verts se mesur\u00e8rent pour la troisi\u00e8me et derni\u00e8re fois, au Parc Saint-Louis ne devait au football perdre aucun match : 1-1 ; 1-0 ; 2-0 ; en athl\u00e9tisme, la lutte fut plus \u00e2pre et ind\u00e9cise jusqu\u2019\u00e0 la fin. C\u2019est Roland Romain qui fit par un bond de 6m44, pencher la balance et donner la victoire \u00e0 Saint-Louis.<br \/>\nAinsi la superbe coupe offerte par le capitaine Lataillade et gagn\u00e9e par les Saint-Louisiens ne quitterait pas nos rives.<\/p>\n<p>LE VOLLEY-BALL<br \/>\nEN 1963, Le Comite Olympique Ha\u00eftien relan\u00e7ait le volley-ball. D\u00e8s les d\u00e9buts, il fit appel \u00e0 des Fr\u00e8res de Saint-Louis pour les adjoindre au comit\u00e9 d\u2019organisation, la F.H. V.B. et au corps d\u2019arbitrage.<br \/>\nLa m\u00eame ann\u00e9e, le \u2018\u2019Club Sportif Saint-Louis\u2019\u2019 alignait ses volleyeurs a\u00een\u00e9s devant ses filets. Cette \u00e9quipe, &#8211; avec Argant pour Capitaine- gagna d\u00e9finitivement la premi\u00e8re coupe \u2018\u2019Clovis Bonhomme\u2019\u2019.<\/p>\n<p>Les cadets, moins chanceux, ont pourtant remporte quatre fois sur sept l\u2019instable troph\u00e9e \u2018\u2019Dubonnet\u2019\u2019. Quant aux minimes, invaincus six ann\u00e9es cons\u00e9cutives, ils ont gagne coup sur coup les deux premi\u00e8res coupes \u2018\u2019Raoul Coicou\u2019\u2019. Apres un premier faux pas en demi-finale l\u2019an passe, ils gardent l\u2019espoir de se ressaisir.<\/p>\n<p>En plus de victoire ch\u00e8rement disput\u00e9es \u00e0 de tr\u00e8s forts adversaires, comme \u2018\u2019Mano\u2019\u2019 et son \u00e9quipe de pompiers, les volleyeurs de Saint-Louis ont pu savourer et appr\u00e9cient encore les joies les plus durables de belles amiti\u00e9s, n\u00e9es au hasard des rencontres. A cela s\u2019ajoute pour les a\u00een\u00e9s le souvenir ineffa\u00e7able de s\u00e9jour de r\u00eaves dans les capitales du Nord et du Sud, ou les \u2018\u2019teams\u2019\u2019 locaux les ont plusieurs fois invit\u00e9s.<\/p>\n<p>LA BIBLIOTHEQUE HAITIENNE<br \/>\nDe 1900 \u00e0 la guerre mondiale, les Fr\u00e8res de Saint-Louis s\u2019\u00e9taient int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 l\u2019histoire d\u2019Ha\u00efti. Mais, si les Fr\u00e8res Joseph-Hermann et Placide avaient pr\u00e9par\u00e9 des cours pour l\u2019enseignement de cette discipline dans le secondaire, ils n\u2019avaient point song\u00e9 \u00e0 collectionner les ouvrages sp\u00e9ciaux, se rapportant \u00e0 l\u2019histoire nationale, de la d\u00e9couverte \u00e0 la p\u00e9riode contemporaine.<br \/>\nEn 1913, le Fr\u00e8re Ernest-Louis se mit \u00e0 la recherche de livres ha\u00eftiens. Il en trouva gr\u00e2ce \u00e0 la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 de ses nombreux amis. Discr\u00e8tement, il constitua une petite biblioth\u00e8que qui ne cessa de s\u2019accro\u00eetre. Les fr\u00e8res Archange et Hippolyte furent vivement int\u00e9ress\u00e9s par cette \u0153uvre et mirent \u00e0 la disposition de Fr\u00e8re Ernest-Louis une salle sp\u00e9ciale pour grouper les volumes et les documents acquis.<br \/>\nAinsi encourag\u00e9, le biblioth\u00e9caire en vint \u00e0 se passionner pour les livres ha\u00eftiens. Il arriva aux collections pr\u00e9cieuses, aux ouvrages rares et co\u00fbteux. Le directeur principal payait \u2026Puis il procura au Fr\u00e8re Ernest des armoires m\u00e9talliques pour mettre la biblioth\u00e8que en s\u00fbret\u00e9. Et bient\u00f4t c\u2019\u00e9tait la construction d\u2019une balle carr\u00e9e aux portes et fen\u00eatres en fer.<br \/>\nA la veille de sa mort, le 11 octobre 1933, le Fr\u00e8re Ernest, avait d\u00e9j\u00e0 group\u00e9 dans ses armoires plus d\u2019un millier de volumes et documents. Quand il ne pouvait acqu\u00e9rir une revue, un texte important, il les empruntait et les copiait de sa main\u2026<br \/>\nC\u2019est en recherchant des documents sur les quais de Nantes que le Fr\u00e8re Ernest contrasta le mal qui devait l\u2019emporter encore en pleine force : il avait 49 ans.<br \/>\nLes journaux de la capitale soulign\u00e8rent \u00e0 l\u2019envi les m\u00e9rites du disparu. Le Matin \u00e9crivit : \u2018\u2019Sa disparition constitue une perte, non seulement pour Saint-Louis de Gonzague, mais pour notre pays qu\u2019il consid\u00e9rait comme sa seconde patrie\u2026 le d\u00e9funt \u00e9tait tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9 dans les milieux universitaires. Il s\u2019int\u00e9ressait particuli\u00e8rement aux ouvrages d\u2019auteurs ha\u00eftiens, dont il pr\u00e9parait une nomenclature de l\u2019ind\u00e9pendance aux temps actuels\u2019\u2019.<br \/>\nSes successeurs \u00e0 la biblioth\u00e8que, les Fr\u00e8res Chrysostome, Yves-Joseph, Constant et Lucien-Joseph ont continu\u00e9 son \u0153uvre avec d\u00e9vouement.<br \/>\nDepuis 1966, un nouveau local, plus spacieux, donnant sur la Rue du Centre, abrite la biblioth\u00e8que ha\u00eftienne des Fr\u00e8res. De nombreux lecteurs, tant \u00e9trangers qu\u2019ha\u00eftiens, viennent la consulter ou y pr\u00e9parer une th\u00e8se sur la litt\u00e9rature ha\u00eftienne.<\/p>\n<p>LE VIEUX SAINT LOUIS FAIT PEAU NEUVE<\/p>\n<p>L\u2019Institution Saint-Louis de Gonzague avait son millier d\u2019\u00e9l\u00e8ves vers 1935. L\u2019espace vital lui manquait pour le d\u00e9passer. D\u00e8s lors, elle fut oblig\u00e9e de refuser des centaines de demandes d\u2019entr\u00e9e, particuli\u00e8rement pour la Douzi\u00e8me et la sixi\u00e8me.<br \/>\nLes Fr\u00e8res song\u00e8rent d\u2019abord \u00e0 prolonger le b\u00e2timent de la Rue du Centre, en face de l\u2019\u00e9cole Elie Dubois. Le projet fut abandonn\u00e9. On parla \u00e9galement de transf\u00e9rer le secondaire au Juv\u00e9nat de Bourdon. Solution qui n\u2019aboutit point. Enfin, puisqu\u2019il fallait \u00e0 tout prix s\u2019agrandir, l\u2019on d\u00e9cida de b\u00e2tir ailleurs, en dehors de la ville.<\/p>\n<p>Le Fr\u00e8re Constant, Directeur Principal et le Fr\u00e8re Anatole, Procureur, firent en 1962 l\u2019acquisition d\u2019un vaste terrain d\u2019une dizaine de carreaux (13 hectares) dans la r\u00e9gion de Delmas. Un terrain vague, couvert de bayahondes. Le Fr\u00e8re Anatole se chargea lui-m\u00eame d\u2019un premier nettoyage de la propri\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est qu\u2019en 1968, apr\u00e8s bien des h\u00e9sitations, que les Fr\u00e8res se d\u00e9termin\u00e8rent \u00e0 b\u00e2tir \u00e0 Delmas l\u2019ensemble des b\u00e2timents du secondaire. L\u2019ing\u00e9nieur Roude fut charg\u00e9 de dresser les plans de construction du campus.<\/p>\n<p>Cependant la mise \u00e0 ex\u00e9cution des beaux plans de l\u2019architecte prit encore du retard, puisque ce n\u2019est qu\u2019en d\u00e9cembre 71 que les travaux commenc\u00e8rent effectivement, apr\u00e8s qu\u2019on eut d\u00e9barrass\u00e9 le terrain des bayahondes qui le couvraient.<br \/>\nAu d\u00e9but de 12, Delmas est un vaste chantier. Ici, l\u2019on \u00e9l\u00e8ve une baraque ; l\u00e0, des peintres recouvrent les 227 poutres m\u00e9talliques, destin\u00e9es aux fondations, d\u2019une peinture sp\u00e9ciale ; plus loin, on construit \u00e0 m\u00eame le sol un r\u00e9servoir d\u2019eau, tandis que la CAMEP le branche sur le r\u00e9seau de distribution d\u2019eau du secteur.<br \/>\nL\u2019Electricit\u00e9 arrive \u00e0 son tour, puis l\u2019on installe le t\u00e9l\u00e9phone. On pose la cl\u00f4ture en treillis m\u00e9tallique sur un muret de pierre, tandis que les travaux de fouille se poursuivent pour les fondations des services communs et de la cuisine.<br \/>\nEn avril, l\u2019entreprise Vorbe et Fils commence a enfoncer les pieux de fondation des quatre b\u00e2timents : administration, laboratoires, classes et salles sp\u00e9cialis\u00e9es. Op\u00e9ration qui prend six semaines. Et bient\u00f4t les constructions sortent de terre et montent vers le ciel.<br \/>\nAu d\u00e9but d\u2019ao\u00fbt, les communs termin\u00e9s servent provisoirement de d\u00e9p\u00f4ts ; le b\u00e2timent de l\u2019administration est en voie d\u2019ach\u00e8vement ; celui des classes \u00e0 la dalle de couverture de l\u2019\u00e9tage ; les sols sont compl\u00e8tement cimentes \u00e0 la cafeteria.<\/p>\n<p>Pendant ce temps, on \u00e9tablit des canalisations pour l\u2019eau, l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 et le t\u00e9l\u00e9phone et l&rsquo;on construit des r\u00e9servoirs d\u2019une capacit\u00e9 de 300.000 litres d\u2019eau. Un grade, mis gracieusement \u00e0 certains jours \u00e0 la disposition du chantier apr\u00e8s les Travaux Publics, aplani l\u2019emplacement de la route centrale du campus.<br \/>\nOn construit et l\u2019on plante : le bougainvillier et l\u2019hibiscus le long des cl\u00f4tures, des arbres divers \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la propri\u00e9t\u00e9, soit en bosquets, soit par rang\u00e9es : acajous, ch\u00eanes, robiniers, etc. Des pelouses se dessinent \u00e7\u00e0 et l\u00e0\u2026<br \/>\nLors de la construction de la maison principale de Saint-Louis de Gonzague sur la Rue du Centre, le Fr\u00e8re Hermias, Directeur des Fr\u00e8res d\u2019Ha\u00efti, confia la surveillance des travaux au Fr\u00e8re Arnon, puis \u00e0 la mort tragique de celui-ci, au Fr\u00e8re Joseph-Hermann. Comme pour rester fid\u00e8le \u00e0 une bien vieille tradition, le Fr\u00e8re Michel Corrignan, Visiteur, choisit pour jouer le m\u00eame r\u00f4le \u00e0 Delmas le Fr\u00e8re Armand qui avait pr\u00e9c\u00e9demment surveille la restauration de la chapelle de Saint-Louis.<br \/>\nL\u2019ing\u00e9nieur Roude et lui men\u00e8rent les travaux assez rondement pour qu\u2019\u00e0 la rentr\u00e9e d\u2019octobre 73 se trouv\u00e2t r\u00e9alis\u00e9e, selon leurs pr\u00e9visions, la premi\u00e8re tranche du plan d\u2019ensemble : ach\u00e8vement du b\u00e2timent du second cycle, dont l\u2019\u00e9tage servira de r\u00e9sidence provisoire aux Fr\u00e8res ; des pavillons de la direction, de la cafeteria, du personnel, dont une partie sert de r\u00e9sidence provisoire aux religieuses ; ouverture du boulevard central (13 m\u00e8tres de large) ; am\u00e9nagements de terrains de sport, en attendant l\u2019instauration du stage pr\u00e9vu.<br \/>\nSi le b\u00e2timent des salles sp\u00e9cialises n\u2019a pas pu \u00eatre utilis\u00e9 \u00e0 la rentr\u00e9e des classes d\u2019humanit\u00e9s \u00e0 Delmas, on le trouva cependant debout dans son immense caisse d\u2019\u00e9chafaudages.<br \/>\nAjoutons qu\u2019aux grandes vacances 73, la vieille Institution s\u2019est de son cot\u00e9 efforc\u00e9e de r\u00e9parer des ans l\u2019irr\u00e9parable outrage, en restaurant les bureaux de la direction ainsi que le premier \u00e9tage du b\u00e2timent de la Rue du Centre.<\/p>\n<p>Si l\u2019Institution Saint-Louis de Gonzague de Delmas est devenue une r\u00e9alit\u00e9 et laisse d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9voir ce que sera l\u2019ensemble du projet dans quelques ann\u00e9es, lorsqu\u2019\u00e0 leur tour les classes de grammaire de la Rue du Centre viendront y prendre place, les Fr\u00e8res savent bien qu\u2019ils ne pouvaient seuls faire sortir de terre ce que leur architecte avait dessine sur le papier. S\u2019ils ont os\u00e9 la cr\u00e9ation de leur campus, c\u2019est qu\u2019ils misaient sur le capital de confiance de leurs Anciens et des Parents d\u2019\u00e9l\u00e8ves ainsi que sur l\u2019appui de l\u2019Etat ha\u00eftien.<\/p>\n<p>Le 15 mars 1971, en effet, par une lettre circulaire, les Fr\u00e8res alertaient les anciens El\u00e8ves, les Parents et les amis de l\u2019\u0153uvre des Fr\u00e8res de l\u2019Instruction Chr\u00e9tienne, en donnant les raisons de leur initiative : apporter satisfaction \u00e0 une plus large client\u00e8le scolaire\u2026Pour les financement des travaux, un emprunt \u00e9tait en m\u00eame temps lanc\u00e9, au taux annuel de 6%.<\/p>\n<p>L\u2019Op\u00e9ration-confiance commen\u00e7ait donc. Le projet \u00e0 un investissement dans le pays : c\u2019\u00e9tait un placement s\u00fbr, \u00e0 un taux appr\u00e9ciable. Tout en \u00e9tant appel\u00e9 \u00e0 rendre de grands services aux familles, il donnait \u00e9galement un bel \u00e9lan \u00e0 la construction du Nouveau Port-au-Prince.<br \/>\nOn le comprit et les souscriptions se multipli\u00e8rent, gr\u00e2ce \u00e0 la t\u00e9nacit\u00e9 du Fr\u00e8re Anatole-Joseph, procureur.<br \/>\nSon Excellence Monsieur Jean-Claude Duvalier, pr\u00e9sident \u00e0 vie de la R\u00e9publique et Ancien El\u00e8ve de Saint-Louis de Gonzague, y alla d\u2019une importante contribution personnelle. Son Excellence, au surplus, accordait la franchise douani\u00e8re pour tous les mat\u00e9riaux import\u00e9s en vue des constructions.<br \/>\nMonsieur Edner Brutus, Secr\u00e9taire d\u2019Etat de l\u2019Education Nationale et Ancien El\u00e8ve de l\u2019Institution, appuya le projet de tout son cr\u00e9dit, par diverses recommandations pr\u00e8s d\u2019organismes \u00e9trangers.<\/p>\n<p>Ainsi le mouvement de sympathie envers l\u2019Oeuvre s\u2019accentua et le financement se trouva assur\u00e9 gr\u00e2ce aux pr\u00eats consentis. L\u2019Op\u00e9ration-confiance s\u2019av\u00e9rait un succ\u00e8s.<br \/>\nLes Fr\u00e8res de l\u2019Instruction Chr\u00e9tienne sont heureux de t\u00e9moigner leur reconnaissance aux bienfaiteurs du Saint-Louis de Delmas, ainsi qu\u2019\u00e0 tous les amis de l\u2019\u0153uvre, qui par leur aide financi\u00e8re ou autre, ont permis la r\u00e9alisation de la premi\u00e8re tranche du projet que l\u2019on peut voir sur le plan ci-inclus.<\/p>\n<div class=\"pld-like-dislike-wrap pld-template-1\">\r\n    <div class=\"pld-like-wrap  pld-common-wrap\">\r\n    <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"pld-like-trigger pld-like-dislike-trigger  \" title=\"J&#039;aime\" data-post-id=\"253\" data-trigger-type=\"like\" data-restriction=\"cookie\" data-already-liked=\"0\">\r\n                        <i class=\"fas fa-thumbs-up\"><\/i>\r\n                <\/a>\r\n    <span class=\"pld-like-count-wrap pld-count-wrap\">0    <\/span>\r\n<\/div><div class=\"pld-dislike-wrap  pld-common-wrap\">\r\n    <a href=\"javascript:void(0)\" class=\"pld-dislike-trigger pld-like-dislike-trigger  \" title=\"Je n&#039;aime pas\" data-post-id=\"253\" data-trigger-type=\"dislike\" data-restriction=\"cookie\" data-already-liked=\"0\">\r\n                        <i class=\"fas fa-thumbs-down\"><\/i>\r\n                <\/a>\r\n    <span class=\"pld-dislike-count-wrap pld-count-wrap\">0<\/span>\r\n<\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>COMMENT EST NEE L\u2019INSTITUTION SAINT-LOUIS DE GONZAGUE? 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