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APSL : voix et mémoire de la jeunesse saint-louisienne


Notre logo, comme vous l’aurez sûrement remarqué, est un livre ouvert. Un livre qui représente l’esprit de la jeunesse, un esprit qui devrait s’ouvrir afin d’apprendre et d’assimiler de nouvelles notions. Cependant, de nos jours, avec la fulgurante expansion des écrans, les jeunes délaissent les livres, la lecture, l’essence même, la base de toute connaissance que l’on aimerait acquérir.
Disait-on « Si vous voulez cacher quelque chose à un noir, mettez-le dans un livre » … Voilà une phrase qui, normalement, devrait sembler raciste au premier abord qui pourtant, se rapproche plus qu’on ne le pense de la réalité , de notre réalité de jeunes, peu importe notre couleur de peau.
De nos jours, beaucoup de jeunes délaissent la lecture, abandonnant ainsi l’essence même de la connaissance et de la réflexion. Nous laissons notre esprit se détériorer, absorbé par certaines plateformes nocives, mais qui, à cause de leur popularité, continuent de nous attirer…
L’APSL de retour aux premières loges !
Quelle ne fut pas ma surprise en entendant l’un des élèves de la promotion finissante déclarer que, jusqu’à l’année précédente, il ignorait l’existence de l’APSL ! Et, qui plus est, il s’agissait d’un élève présent à l’institution depuis la première année. Comme la plupart d’entre vous l’auront déjà deviné, l’APSL, ou encore APS, n’est autre que l’Association Presse Saint-Louisienne. Nous sommes, tout d’abord, contrairement à ce que pourraient penser certains, dépendants de la direction de l’institution. Ce qui, pour autant, ne signifie pas que nous n’avons pas de hiérarchie. Nous sommes des élèves de l’école qui se sont dévoués à la pérennisation de ce journal, sous la supervision d’un coordonnateur : M. Garel Blaby.


Début
M. Garel est le fer de lance de l’APSL, présent depuis sa création, qui remonte à 2020, en pleine pandémie de COVID-19. Rien que cette évocation suffit à nous faire comprendre à quel point le travail a dû être difficile pour lui au cours de ces dernières années.
Dans cette optique, j’aimerais honorer nos prédécesseurs qui ont su, par leur intelligence et leur amour pour l’institution, aider, soutenir et assister M. Garel à travers les années et les difficultés. Un grand merci, messieurs.
Au fil des ans, l’APSL a dû, comme tout le monde, faire face aux difficultés de la vie et de notre quotidien en tant qu’Haïtiens : la pandémie de COVID-19, et bien sûr, l’insécurité qui sévit dans nos rues depuis maintenant trop longtemps. Mais ce n’est pas une raison pour nous d’abandonner.
Au cours de son existence, l’APSL a réalisé de nombreux travaux remarquables : nous avons couvert plusieurs événements, célébré nos disparus, mis en avant divers talents émergents de notre institution. Et surtout, nous avons mené des entrevues avec certains professeurs afin de retracer leur parcours à travers le monde de l’enseignement.
Nous sommes conscients de ne pas avoir été aussi réguliers que nous l’aurions dû. Nous nous engageons donc à publier, chaque quinzaine, des articles, des poésies, des entrevues et des réflexions, pas uniquement en rapport avec Saint-Louis, afin de toucher un public plus large.
Nous comptons en profiter pour redorer notre blason de Saint-Louisiens, qui a encaissé bien des coups à cause de nos erreurs à tous. Relevons la tête, Saint-Louisiens !
Registre Roshnald Mardochée, S4 Rouge
https://www.instagram.com/apsl_slg?igsh=MWN0ZmQ4bGo2ZDhmZg== (lien de la page Instagram)
Rencontre mémorable avec le Frère Supérieur Général à Saint-Louis de Gonzague


Un fils du pays, un frère de
retour chez lui
Originaire de la Vallée de Jacmel, le Frère Hervé Zamor a tracé ses premiers sillons ici, en Haïti, au cœur d’une société qui a façonné son esprit et nourri sa foi. C’est d’abord dans la communauté Haitienne qu’il a planté les premières graines de son engagement au service de la jeunesse, qu’il a appris à écouter, à servir, à aimer. Revenir sur ces terres n’était donc pas un simple déplacement : c’était un pèlerinage intérieur, un moment d’intense reconnaissance et d’humilité. Les couloirs, les voix, les visages… tout semblait lui rappeler la promesse de ses débuts, la ferveur
de ses premiers pas dans la mission
mennaisienne.
Un accueil fraternel et vibrant
Dès son arrivée, l’école vibrait d’une chaleur rare. Les élèves, pleins de fierté et d’admiration, lui ont offert un accueil empreint de respect et d’affection. Les chants, les sourires et les couleurs de la journée traduisaient cette joie collective d’ouvrir les portes de Saint-Louis à celui qui, bien au-delà des frontières, porte haut les valeurs de notre communauté éducative. Le Frère Zamor a répondu à cette affection par la simplicité d’un regard, la douceur d’un mot, la profondeur d’une écoute. Il s’est approché des élèves, leur a serré la main, leur a parlé comme un frère parle à ses cadets : avec tendresse et modestie.
Ce jour-là, un souffle d’émotion et de lumière a parcouru les murs de notre école : celui d’un passage spécial, d’un retour au berceau d’une vocation. La communauté toute entière: le directeur général le Frère Géniaud, professeurs, élèves, notamment le Frère Simon s’est réunie dans une même ferveur pour accueillir le Frère Supérieur Général, le Frère Hervé Zamor, venu en visite fraternelle sur le sol où tout a commencé pour lui.


Un message qui touche l’âme
Son message fut à la fois une leçon de vie et un appel à la transformation intérieure. Avec des mots simples, il a éveillé les consciences et nourri les cœurs : « Tout ce que vous faites, faites-le bien. » Cette phrase, d’apparence ordinaire, résonne comme un credo. Elle nous rappelle que l’excellence n’est pas une option, mais une manière d’aimer ; aimer ce que l’on fait, aimer ceux que l’on sert, aimer la vie que Dieu nous confie. Il a invité les jeunes à être des artisans de paix, à porter la joie là où la tristesse s’installe, à bâtir des ponts d’unité dans un monde souvent divisé.
Il a insisté sur la persévérance dans l’étude et dans le travail, rappelant que chaque effort, aussi discret soit-il, forge le caractère et prépare l’avenir. Mais surtout, il a parlé du courage de croire, de la force de l’espérance et de la beauté de la foi vivante : celle qui inspire à agir, à servir et à aimer sans mesure.
Une leçon d’humanité
Ce message, s’il s’adressait à la jeunesse
Saint-Louisienne, allait bien au-delà des
classes et des murs de l’école.
Il rejoignait l’humain en chacun de nous,
cette part de lumière qui cherche à
grandir, à donner un sens à l’effort, à
transformer chaque journée en offrande.
Le Frère Zamor a rappelé que
l’éducation n’est pas seulement une
transmission de savoirs, mais avant tout
une mission de vie : celle d’aider chaque
jeune à devenir un être de paix, de foi et
de service. Dans un monde qui valorise la vitesse et la performance, il nous a rappelé
l’importance de la profondeur, de la
constance et de la fidélité du cœur.


Une flamme ravivée
En quittant l’école, il a laissé derrière lui plus qu’un souvenir : une flamme. Une flamme d’espérance, de courage et d’engagement, que chaque élève porte désormais dans son cœur. Cette journée n’a pas seulement honoré Saint-Louis de Gonzague ; elle l’a renouvelée de l’intérieur. Elle a redonné sens à sa mission, force à notre communauté et éclat à notre foi. Car au-delà des discours et des cérémonies, ce jour demeurera comme une rencontre de cœurs, un moment où le passé, le présent et l’avenir se sont rejoints dans la même lumière : celle du don de soi, de la fraternité et de l’espérance.
La visite du Frère Supérieur Général fut plus qu’un événement institutionnel. Elle fut un temps de grâce, un appel à grandir en humanité. Elle nous rappelle que Saint-Louis de Gonzague n’est pas seulement une école, mais une famille vivante, un havre de foi et de fraternité, où se forment les artisans de paix, les bâtisseurs d’unité, les porteurs de lumière.
Jhosué R. Labousse NS4 Rouge
Photographie réalisée par: Alexandre Mike ( S4 Rouge )

Promotion Nobilis – un souvenir indélébile

Un Passage Marquant
Il y a des moments qui méritent d’être fixés à jamais sur la toile des souvenirs. Et sur cette dernière, mon coup de pinceau final tâchera à l’encre indélébile le nom de la promotion Nobilis. Pour cette ultime esquisse, je fais le choix d’immortaliser un moment figé : la cérémonie de graduation des seniors de la promotion 2024-2025, notre promotion.
Un Souvenir Indélébile
C’est l’occasion pour moi de peindre l’instant qui cristallise notre passage à l’âge adulte. Ce jour-là, entre fierté et mélancolie, nos pas ont résonné à la chapelle comme une promesse tenue. Dans cet article, jetons un regard à la fois lucide et ému sur ce rite que nous avons vécu ensemble.


Un Début Solennel
La cérémonie de graduation de la promotion Nobilis a débuté avec solennité : les finissants ont défilé, tête haute, vêtus de leur costume gris, cravate et chemise noire, guidés par l’émotion de ce jour tant attendu.
Une Célébration Participative et Spirituelle
C’est dans une atmosphère de recueillement, mais également très participative, que la célébration eucharistique s’est déroulée, marquant la dimension spirituelle de notre passage. Les finissants y ont pris une part active, soutenus par quelques élèves de S3, assumant pleinement leur rôle de serviteurs dans cette étape symbolique.

Accueil Chaleureux et Hymne National
Tout de suite après un petit goûter convivial, les familles et invités ont repris place dans la chapelle, où s’est tenue la cérémonie officielle. Le maître de cérémonie, M. Élie Garel, professeur respecté de l’institution, a ouvert les festivités par un mot d’accueil chaleureux. L’hymne national fut entonné avec fierté sous la direction de Valcin Christopher, qui a plongé l’assistance dans la solennité de l’événement.
Une Cérémonie Rythmée par la Musique et l’Art
La cérémonie s’est déroulée en plusieurs vagues, chacune composée de trois groupes de dix récipiendaires, entrecoupées de moments de détente et d’expression artistique, reflets du talent et de la sensibilité de notre promotion, autant de valeurs que chérit l’institution.


Discours Inspirants : Entre Émotion et Réflexion
Parmi les moments forts : le discours profond et touchant de M. Salomon Saturné, affectueusement appelé « Sasa« , professeur de français et de philosophie, dont les mots ont su à la fois émouvoir et inspirer.
Puis, place fut faite à la musique, avec des interprétations poignantes telles que « Mèsi Manman« , chantée par Delva Dave Andrew, Michel Ashley Guerlin et St-Fleur Oubenchie, ou encore « The Night », portée par les voix de Dorcély Lerby Joseph et Cétoute Stanley Chrislain.
Souvenirs partagés
Un autre temps fort a été le slam, écrit et déclamé par St-Louis Marcus, Saint-Louis Rick-Joëy et Glaisil Daveson Messi, dont les vers ont su capter l’essence de notre vécu et refléter notre présent, entre lutte, amitié et espoir.
Puis deux de nos camarades, Germeil Schneïder et Dorcély Lerby Joseph, ont pris la parole pour nous livrer un message sincère, ponctué de souvenirs partagés et d’un regard tourné vers l’avenir.


La Chanson « Nobilis » : Hymne à la Fraternité
Le moment fut aussi marqué par la prestation de la chanson officielle de la promotion, intitulée « Nobilis », interprétée par St-Surin Christopher Frantzcy, Michel Ashley Guerlin, Fénélus Pranann Guerschon J. Saddhaël et St-Fleur Oubenchie, un véritable hymne à notre fraternité.
Messages de la Marraine et du Parrain : Audace et Espoir
Le discours de la marraine de la promotion, Mme Christine Coupet Jacques, a été un appel vibrant à l’audace, à la responsabilité et à la fidélité envers nos valeurs. Quant au parrain, M. Jean-Philippe Brun, ancien de l’institution, il a prodigué des conseils et transmis un message d’espoir, nous invitant à rester debout et dignes, car des épreuves sont à venir.

Le Discours du Président de la Promotion
Le président de notre promotion, Joseph Michel Ariel, a ensuite livré un discours chargé d’émotion, retraçant notre parcours, nos défis, nos souvenirs… et notre avenir commun. Son message, empreint de gratitude et de fierté, restera gravé dans nos cœurs.
Le Rituel de Passation du Flambeau
Vint enfin le rituel de passation du flambeau, symbole de continuité, où un élève de S3 reçut des mains des finissants la promesse de garder vivantes les valeurs saint-louisiennes, promesse qu’il fit à son tour au nom de sa promotion.


Un Dernier Au Revoir : Hymne de l’Institution et Messages de Clôture
L’hymne de l’institution, chanté avec ferveur et guidé par Gaëtan Lafontan, un ancien de la promotion précédente, résonna dans la chapelle comme un dernier au revoir vibrant, écho de l’espoir.
Une Dernière Rencontre : Le Goûter d’Adieu
La journée s’est terminée par une collation partagée dans les différentes cafétérias du secondaire et du troisième cycle, où l’émotion était palpable. On a chanté, on s’est enlacé, on s’est promis de se revoir.
Ce fut un dernier souffle collectif, une ultime explosion d’émotions, avant que chacun ne prenne doucement mais sûrement le chemin de son avenir.


La Promotion Nobilis : Une Page Se Ferme, Mais le Livre Continue
La promotion Nobilis, par son nom, par ses voix, par ses silences aussi, a su marquer son passage à Saint-Louis de Gonzague avec noblesse, justesse et authenticité. Ce jour-là, nous avons tourné une page, mais sans pour autant refermer le livre. Ce jour-là, nous avons grandi et mûri.
St-Louis Marcus S4R.
Souvenirs en vidéos…
Gallerie d’images…
La malédiction du collier

Depuis tout petit j’ai toujours été attiré par l’occultisme. Ma chambre reflète parfaitement cette orientation pour ne pas dire obsession. Une collection de bougies de toutes les couleurs, des sels et des fers à cheval sensés éloigner les mauvais esprits, les livres de ma petite bibliothèque également faisaient référence au spiritisme. Ainsi par hasard en me promenant au marché de Pétion-Ville, mes yeux se portèrent sur un collier parsemé d’inscriptions bizarres bien en vue sur l’étalage d’une marchande aux yeux d’un vert de jais et aux allures de druidesse.

Depuis l’achat de ce collier je me sentais différent et l’avertissement de la vieille dame était devenu fragmentaire dans ma mémoire. Et pour revenir au collier, j’y étais addicté. Je le gardais autour de mon cou en tout temps ; au repas, en promenade et même à la salle de bain. Je ne pouvais plus m’en passer. Un jour quelque chose de singulier attira mon attention. De temps en temps, je ressentais des maux partout ; au dos, aux pieds, etc. C’était étrange car je suis de nature sportive et je ne m’imaginais pas dans ces conditions.

Changement tout aussi bizarre, suivant une fantaisie depuis ma puberté, j’avais placardé à la porte de ma chambre une sorte de règle en carton de 2 mètres, me permettant de prendre connaissance de ma taille à mon gré. Ce matin-là après ma toilette je me postai devant la “règle” et vit avec étonnement que j’avais perdu 7 centimètres! Oui, 7… comme si j’étais devenu voûté. Un frisson d’horreur me parcourut, je fus sorti de ma torpeur par la sonnerie de mon téléphone. Je décrochai et reconnus la voix d’un de mes amis m’invitant à une “Party”. Après lui avoir assuré ma venue, il me prévient que la fête se prolongerait jusqu’au soir… vendredi soir.

Qui dit fête tardive, dit libations. Mais comme je n’adhérais pas vraiment aux mœurs lascives de mes camarades lors de ces genres de soirées, je me mis au balcon, une bière à la main, en quête d’un vent frais. Telle ne fut ma surprise quand une jeune fille s’approcha de moi sans un bruit. Elle leva la tête, me regarda en plongeant ses yeux verts et me tint ce langage : “Tu ne m’as point écoutée, l’autre jour, c’est donc à toi d’assurer ma relève pour la malédiction du “Collier de Vendredi”. Elle disparut comme par enchantement, mon cerveau devint engourdi et tout devint noir.

J’ouvris les yeux. Des bruits confus parvinrent à mes oreilles. Je portais un large chapeau de latanier pour me protéger du soleil. Je pris conscience de l’endroit où je me trouvais. J’étais à Pétion ville, le corps douloureux sous le poids d’une étrange vieillesse et essayant de vendre un collier parsemé d’inscriptions bizarres.
Métellus Marc Daniel II
Un modèle et Un pilier à l’école
Dans le grand récital de la vie, l’Institution Saint-Louis de Gonzague a vu passer bien des mélodies humaines. Certaines, éphémères comme des notes volées au vent , d’autres marquantes comme un accord parfait. Et parmi toutes ces présences, certaines résonnent encore comme un thème principal. Il en fait partie.

Professeur dévoué, soutien fidèle, il est ce chef d’orchestre discret qui sans jamais chercher à occuper le devant de la scène, donne le tempo juste à ceux qu’il guide. Il est à la fois le métronome de la rigueur et la partition de la bienveillance.
Un mentor, sans conteste. Il nous rappelle sans cesse l’essentiel, nous invitant à accorder nos actions aux bonnes valeurs, à jouer la gamme de l’effort, et à viser la note juste, même lorsque la mélodie semble difficile à suivre.
Il arrive parfois que nous jouions faux, que nous le décevions malgré tout. Et cela lui cause une peine sincère. Mais toujours, avec patience, il nous aide à réaccorder notre instrument, à retrouver le bon rythme, à affiner nos gestes et nos pensées. Ses conseils sont comme des gammes à répéter encore et encore, jusqu’à ce qu’elles deviennent des évidences
Il nous apprend à poser nos pas avec justesse, à transformer nos hésitations en arpèges solides. Il est cette basse continue, discrète mais essentielle, qui soutient nos envolées.
Sans jamais chercher l’admiration, il la suscite. Sans réclamer le respect, il l’impose naturellement par son humanité, sa constance, ses sacrifices, et la passion avec laquelle il transmet. Il est une voix qui inspire, une note claire et stable dans le tumulte
Né un 8 mai, la vie l’a poussé vers l’école. Plus de dix ans à l’institution Saint-Louis de Gonzague, et trente ans au service des jeunes haïtiens, qu’il forme avec rigueur, dans l’espoir d’ajouter sa pierre à l’édifice.
DVS, Professeur de sciences sociales et de citoyenneté.
Nous tenions à le féliciter pour ce qu’il incarne et les services rendus à l’école.
Merci, Monsieur César, d’être cette présence inspirante.
Merci de nous accompagner avec tant de justesse et de droiture.
Joseph Ilderson
Une journée aux grandes sensations à l’Institution Saint-Louis de Gonzague
16 Mai en Fête
Une journée au couleur vives, ce vendredi 16 mai 2025, l’Institution Saint-Louis de Gonzague a vibré au rythme d’une journée culturelle et récréative exceptionnelle, organisée à l’occasion de la fête du drapeau et de la journée des enseignants. Ces quelques heures festives ont étées marqué par nombreuses activités que ce soit sportives, jeux ludiques, concours de génie et moments de détente. L’ambiance chaudoyante a conquis toutes les classes, du primaire au secondaire. Élèves, enseignants et membres de la direction se sont réunis dans un esprit de célébration et de camaraderie, donnant vie à une journée conviviale marquée par la joie, l’engagement, le partage et surtout la bonne humeur.
La fête au primaire : un tourbillon de couleurs et de joie


Au niveau du primaire, la journée a été particulièrement animée, et même la cour reflétait l’esprit festif de l’événement. Des drapeaux multicolores étaient accrochés aux arbres, et les élèves portaient fièrement des maillots rouges et des jeans bleus, à l’image de notre bicolore national. Certains parents, présents comme accompagnateurs volontaires, se sont également joints à la fête.

De nombreuses activités ludiques ont été organisées pour les enfants, auxquelles les enseignants et même le Frère Directeur ont pris part avec enthousiasme. Parmi ces jeux, on peut citer la course en sac, la course à l’aveugle, sans oublier des représentations théâtrales et bien d’autres animations préparées spécialement pour marquer cette journée exceptionnelle.

Cette célébration, organisée un peu en avance pour commémorer dignement la fête du drapeau, a su raviver la joie, la gaieté et la bonne humeur chez tous les participants. Pour ma part, les instants que j’ai passés au primaire m’ont profondément émerveillé.
Saint Louis Marcus
Des activités animées au troisième cycle malgré une faible affluence.

Au troisième cycle, il y avait peu d’élèves. Les matériaux étaient bien présents, mais ils n’ont pas pu être pleinement exploités faute de participants.Cela n’a pourtant pas empêché les élèves présents de profiter pleinement de leur journée. Ils ont su organiser eux-mêmes plusieurs jeux, dans une ambiance détendue et joyeuse. Parmi toutes les activités proposées, c’est la chaise musicale qui a attiré le plus de monde et suscité le plus d’animation.Peu nombreux mais motivés, les élèves ont su prouver que parfois, il suffit d’un petit groupe et d’un bon esprit pour passer un excellent moment.
Joseph Kerlens Elden
Une organisation festive et bien pensée

La journée culturelle en l’honneur du drapeau et des enseignants a été célébrée avec brio à l’Institution Saint-Louis de Gonzague. Pour le troisième cycle, les festivités ont commencé par le traditionnel rassemblement et une prière. Frère Rocky avait tout prévu : un DJ avec un système sonore de qualité a assuré une ambiance des plus festives.Les élèves ont participé à divers jeux tels que la chaise musicale, la course en sac, la course à l’œuf… Les gagnants ont été récompensés par des jouets, des livres et même de petites voitures. Des jeux de société étaient également proposés dans des clubs payants, et une parade des élèves du primaire a enrichi la matinée.
Sur le plan sportif, les tournois interclasses de basket-ball et de football ont suscité un grand engouement. La finale très attendue de football des 9e années s’est conclue par une victoire éclatante.Une journée bien remplie, riche en joie, en musique et en esprit de camaraderie.
Joseph Ilderson
Le secondaire en liesse : sport, détente et camaraderie


La journée a débuté comme un matin ordinaire. Dans la cour, les groupes d’amis discutaient comme à l’accoutumée. À 7 h 30, la sonnerie a retenti, mais cette fois, les élèves ne sont pas allés en classe. Après la prière et la montée du drapeau, place à la détente : c’était une journée récréative.

La première grande animation fut la finale du concours de génie, suivie de nombreux matchs de volley-ball, de basket-ball et de football. Les activités sportives se sont enchaînées dans une ambiance à la fois compétitive et festive, renforçant les liens entre élèves.
Das Christopher
Le concours de génie : un duel intellectuel mémorable

Le concours de génie a été l’un des moments les plus marquants de la journée au secondaire. Bien que son lancement ait été retardé en raison d’un manque de participants, il a finalement débuté vers 9 h 35.
La grande finale a opposé la S4A à la S3B. Malgré une avance initiale de la S3B, la S4A a su inverser la tendance grâce à sa détermination. Parmi les figures marquantes de cette finale, on retiendra Dabady, expert en football, et Georges, véritable prodige de la chimie. Même hors de l’équipe gagnante, Joseph Ilderson s’est illustré comme l’un des meilleurs joueurs, confirmant son talent et sa rigueur

La présence de nombreux enseignants, ainsi que des Frères Geniaud et Jerry, a donné un cachet solennel à l’événement. L’organisation exemplaire de la S4 a permis à cette activité de se dérouler dans les meilleures conditions. Une compétition intense, riche en émotions et porteuse de l’excellence académique chère à notre établissement.

Ce fut une journée mémorable qui, sans doute, restera gravée dans les esprits comme un rare moment de cohésion, de rires et de fierté collective. À travers les différentes activités, les élèves ont su démontré leur créativité, leur esprit d’équipe et leur enthousiasme, tandis que les éducateurs et les Frères ont encadrer l’événement avec brio. À Saint-Louis de Gonzague, au-delà de l’excellence académique, ce sont aussi ces instants de vie partagée qui forgent l’âme de l’institution.
Saint Louis Marcus
Les grandes victoires sportives : entre passion et esprit d’équipe.

Après la finale du concours de génie, une série de rencontres sportives a animé le reste de la journée au secondaire. La SLG Académie s’est imposée 2-0 face à l’équipe Volley 2000 lors du match de volley-ball.

Les équipes de S3 ont remporté les championnats de basket-ball et de futsal. La journée s’est terminée en beauté avec la traditionnelle rencontre de football des finissants, un moment fort attendu par toute la communauté.
Ce jour-là, l’institution a retrouvé un souffle de joie, de convivialité et de fraternité, rappelant l’esprit même de Saint-Louis.
Delmas Yvener
À l’honneur des enseignants

Durant la semaine marquant la fête des professeurs, l’école a été débordée d’activités. Cependant la direction a quand même tenu à souligner cet événement à la cafétéria du secondaire ce lundi 19 mai.

Le corps professoral, les membres de l’administration, le personnel, tout le monde était présent. Il faut dire que la direction désirait par dessus tout faire comprendre à chaque maillon de la communauté saint-Louisienne qu’il est d’une importance capitale pour la bonne marche de l’institution. Dans une ambiance fraternelle, chacun a reçu un cadeau à son nom et le gâteau n’a pas été oublié non plus.

Le Fr Geniaud dans un discours de circonstance a rappelé que : chaque enseignant a le souci de former la tête mais aussi le cœur et qu’être enseignant est une vocation avant même d’être une profession. Il a surtout rappelé qu’un enseignant est un mentor silencieux qui façonne l’avenir des apprenants en les inspirant et en leur apprenant à viser haut et grand. Un grand merci aux professeurs pour tant de dévouement et d’abnégation !
L’écriture, arme silencieuse et pont d’espoir.

Écrire pour ne pas se taire
Je rappelle assez souvent aux différents rédacteurs en herbe de l’APS que l’écriture est une arme silencieuse, un outil puissant qui nous aide à combattre l’inadmissible. Elle nous permet aussi de préserver ce qu’il nous reste d’émerveillement potable et c’est alors que tous les cris piétinés germent en révolte.
Celui ou celle qui accouche ses sentiments sur du papier est un artiste obstiné, s’accrochant avec ténacité, traquant l’aube tout en remontant le fil du temps, pièce par pièce. Écrire octroie la parole aux révoltés comme aux résignés, assurant ainsi l’équilibre naturel que le Grand Architecte avait instauré depuis des temps immémoriaux.

Une lettre, Un champion
Parfois, mes mots effleurent des oreilles attentives, touchent des âmes qui s’abreuvent de mes conseils, que j’ose espérer judicieux.
Aujourd’hui, l’Association de Presse Saint-Louisienne est plus que fière de l’un de ses rédacteurs : Metellus Marc Daniel.
En effet, il a remporté le premier prix national du concours épistolaire organisé par l’Office National de la Poste. Sa lettre, pleine d’émotion et adressée à la mer, a profondément ému le jury. Elle représentera désormais notre pays au concours international.
Ce jeudi 22 mai, une délégation de la Poste s’est rendue à l’école pour féliciter notre lauréat et lui remettre officiellement son prix.
Félicitations encore à notre champion !

Un jeune prodige
Gagner ce concours, bien que national pour l’instant, suscita chez moi de la satisfaction ainsi que de la surprise, car remporter une victoire de cette envergure fut une première dans ma vie. En soi, ce fut un défi à surmonter et une nouvelle source d’apprentissage. Mes mots sont faibles pour exprimer ma gratitude à tous ceux qui ont cru en moi. Je suis très confiant pour la suite tout en espérant que ma victoire soit une source de motivation pour ceux qui ne se lancent pas de peur de ne pas être lus ou compris
Metellus Max Daniel

La parole au-delà des frontières
Pour conclure, je dirais qu’il nous faut plus que jamais prendre soin de ce pont qu’est l’écriture. Car elle est la seule lisière capable de relier les mondes, par-delà nos divergences.
Au paysan qui cherche son chemin dans la brume du matin, à celui qui entend le cri perçant des bombes à Gaza, à celui encore pris dans l’étau des balles en Haïti, nos plumes sont leurs voix.
Ensemble, armés d’espoir et d’amour, nous nous aventurons au-delà des frontières de l’humain.
Elie Garel
Annonce de décès d’un parent d’élève
L’ISLG annonce avec douleur le décès de M. Lourdy FRANCOIS, père de Berry FRANÇOIS, élève de S1 Mauve, survenu après une longue maladie en date du 7 mars 2025.
L’ISLG présente ses sincères condoléances à Madame Mirlande Siméus FRANÇOIS et ses enfants, aux camarades de Berry, aux proches de la famille et à toutes les personnes touchées par ce départ.
Les funérailles du défunt seront chantées à l’église Notre Dame du Mont Carmel de Bizoton 51, le samedi 15 mars 2025.
Que Dieu accorde à M. FRANÇOIS le repos éternel.
La Direction
Giselle Scipion
Giselle Scipion

Ma grand-mère, Giselle Scipion, est la personne que j’aime le plus au monde. Cette octogénaire m’a élevé comme son propre fils et m’a transmis un grand nombre de ses valeurs grâce à sa bienveillance, son intelligence et son charisme. La vieillesse semblait incapable de l’affecter, car elle gardait, en partie, la fière allure qui fit sa beauté jadis.

Giselle, haute comme trois pommes paraissait bien grassouillette. Même quand son dos rond était bossu, son apparence de grande dame ne disparait pas. Son visage ovale portait une sublime, mais courte, chevelure grisâtre, aussi lisse que soigneuse, qui cachait ses grandes oreilles aplaties. Sous les cheveux de Giselle, un large front ridé présentait des plis qui se heurtaient aux fins sourcils de son visage. Entre ses derniers se plongeait un nez épaté sur lequel se dessinait un grain de beauté noir contraste avec la clarté orangée de sa peau. Ses yeux vifs et plissés se situaient de part et d’autre de son nez. Deux minces lèvres rosacées surmontaient son petit menton.

En dépit de son allure calme, Giselle se révèle très active. En effet les trente quatre années passées dans le domaine de l’éducation ont forgé son caractère strict mais plein de compassion. Elle agit sévèrement mais par amour. Elle est laborieuse et déteste la paresse et le gaspillage de potentiel.

La vie d’enseignante de Giselle l’a dotée de nombreuses habitudes. Elle se lève tôt le matin pour commencer sa journée par la prière. Puis elle rédige des poèmes liés aux romans qu’elle lit chaque soir avant le coucher. Mais je me rappelle surtout des vacances passées à ses côtés. Elle m’aidait à combler mes lacunes scolaires et me formait mentalement par les histoires passionnantes. Assis au jardin, elle me donnait des mets savoureux à déguster et me faisait rire, me divertissait à travers ses blagues et proverbes qu’elle m’enseignait.

Ce sont là quelques unes des nombreuses raisons pour lesquelles j’aime tant ma grand-mère. À mes yeux, Giselle n’est pas qu’un membre de ma famille, mais elle incarne une mère, un exemple, une tutrice et une guide morale. Sans sa personnalité et son caractère sévère, tout se qu’il y a de bon chez moi, n’aurait jamais existé.
Louis Jacques Carl Auguste NS1 Bleue
Épiphanie

Que signifie exactement ce mot ?
Le mot « Épiphanie » vient du grec epipháneia, qui signifie « manifestation » ou « apparition » : c’est Dieu qui se laisse voir par tout le monde. Madame Meus la voit comme un signe qui témoigne de la présence de Dieu parmi nous. Elle affirme que : « Cette période me prouve que je suis fils de Dieu au même titre que les Juifs et que Jésus Christ est venu pour moi aussi. »
L’Épiphanie est une fête chrétienne traditionnellement célébrée chaque année dans l’Église, durant le temps de Noël le 6 janvier. Dans certains pays oú cette date n’est pas fériée on célèbre alors l’épiphanie le dimanche après la fête de la Sainte Famille généralement, le premier dimanche du mois de janvier. Tout ceci c’est dans l’objectif de permettre aux fidèles de se rendre à la messe. L’Épiphanie est alors fixée << au dimanche inclus dans la période du 2 au 8 janvier >> Elle marque la fin des célébrations de Noël et commémore la visite des rois mages (Melchior, Gaspard et Balthazar) à l’enfant Jésus, symbolisant la manifestation de Jésus parmi nous. En ce jour trois rois mages venus d’Orient suivirent une Étoile qui les mena à l’enfant Jésus.

Les offrandes des rois mages
En entrant dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère ; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents : de l’or, de l’encens et de la myrrhe. (Mt 2, 1-12) Mais chacun de ces présents ont une signification. L’or c’est en raison de sa royauté : Christ roi du monde. L’encens symbolise sa divinité : Jésus fils de Dieu, La myrrhe pour son humanité, anticipant le fait qu’il allait mourir sur la croix. Dieu se fait homme.

La galette des rois!
Bien que l’Épiphanie soit avant tout une fête religieuse chrétienne, célébrant la manifestation de Jésus-Christ comme Sauveur universel elle contient cependant, certaines traditions qui trouvent leurs origines dans des fêtes païennes. L’épiphanie n’est pas seulement une fête chrétienne, elle est aussi célébrée par des païens. En France et dans d’autres pays francophones, on célèbre cette fête en partageant une galette des Rois, un gâteau dans lequel est cachée une fève. Celui qui trouve la fève dans sa part de gâteau devient le roi ou la reine de la journée. Dans d’autres pays occidentaux, la fête des rois est le jour où l’on partage les cadeaux et non la Noël.
Conseils pour mieux vivre l’Épiphanie
La meilleure façon pour tout vrai chrétien de célébrer l’épiphanie c’est de reconnaître en Jésus son roi et de l’adorer en se prosternant devant lui comme avaient fait les Mages, tout en lui offrant le cadeau le plus précieux que nous ayons . Réfléchissez à ce que vous pouvez offrir à Dieu et aux autres : votre temps, vos talents, votre amour, votre coeur, ou des actes de générosité envers ceux qui en ont besoin … Accueillez les autres. En faisant de notre cœur un trône où , Jésus notre roi puisse régner et en l’adorant au jour le jour. Faites preuve d’ouverture et d’accueil envers tous. Prenez un moment pour méditer sur la signification de l’étoile des Mages. Elle symbolise la lumière divine qui éclaire les ténèbres. Priez pour recevoir cette lumière dans vos moments d’incertitude ou de doute. Comme les Mages ont suivi l’étoile, laissez-vous guider par votre foi et vos valeurs.
Les apports de cette fête
Elle nous rappelle qu’en Jésus, nous sommes tous égaux, tous frères, indépendamment de notre couleur de peau, notre richesse, notre niveau de connaissances….
L’épiphanie nous fait comprendre que les autres nations ont part également au salut apporté par le Christ
D’un autre côté, les Mages ont regagné leur pays en empruntant un autre chemin, cette fête nous invite à nous examiner pour voir si nous sommes sur la bonne voie dans notre marche vers le Christ et de changer de route le cas échéant. Elle nous aide ainsi à réfléchir à notre propre cheminement de foi.
Ils nous poussent à la sagesse car les mages ont été assez sages pour discerner entre la voix d’Hérode qui voulait qu’ils reviennent lui préciser l’endroit exact où ils auraient trouvé Jésus mais plutôt à Dieu qui leur a demandé d’emprunter un autre chemin pour rentrer chez eux.
Courte prière aux rois Mages
« O saints Rois Mages qui vous ont vécu continuellement jusqu’à ce que l’étoile de Jacob, vous permettra de voir se lever pour nous le jour de la vérité et de la béatitude du Christ. Saint Gaspard, Saint Melchior et Saint Balthazar priez pour nous ! » Bien des chants sont à notre disponibilité pour cette fête : « Adeste fidèles » – Notre Sauveur est né, alléluia, alléluia, – Debout resplendi car voici ta lumière et sur toi la gloire du Seigneur…. – Chercheur de Dieu de Louis le Guichet – Béni soit Celui qui vient sauver le monde , Jésus l’Agneau de Dieu, le Roi de l’univers.Gloire honneur et puissance à l’Agneau vainqueur, pour les siècles, des siècles Amen! Pour ne citer que ça.
En cette occasion le pape a livré une homélie dans laquelle il nous invite à être une lumière pour notre prochain « Il est malheureux qu’une personne ne soit pas une lumière pour les autres.» Il nous laisse deux interrogations: sommes-nous lumineux dans l’espérance ? Sommes-nous capables de donner de l’espérance aux autres avec la lumière de notre foi ?
JOSEPH Ilderson NS3 Rouge
La rentrée des classes à l’Institution Saint-Louis de Gonzague

L’aventure se poursuit!
Durant plus d’un demi-mois de congé, les Saint-Louisiens ont savouré chacun à leur manière la fête de fin d’année et profité de la période de transition pour se ressourcer avec leur famille et leurs proches. Après ce long moment, nous nous sommes retrouvés à l’Institution pour poursuivre l’année académique.
Le 6 janvier, la grande cour de notre école a repris vie, animée par les éclats de rire, les salutations chaleureuses et les retrouvailles entre camarades. Élèves et professeurs, tous semblaient prêts à tourner la page des vacances pour entamer cette deuxième étape avec motivation.

Un discours inspirant
La matinée a débuté avec le rassemblement général comme d’habitude, notre frère principal Géniaud LAUTURE a prononcé un discours inspirant, nous rappelant l’importance de nos responsabilités et des valeurs qui unissent notre communauté scolaire. Il a également souligné les objectifs de la nouvelle étape, invitant chacun à donner le meilleur de lui-même.
Les salles de classe, rénovées durant les vacances, ont accueilli des élèves curieux de découvrir leurs nouveaux programmes. Les enseignants, toujours aussi investis, ont commencé à poser les bases des prochaines évaluations tout en motivant leurs élèves avec des projets captivants.

Une série d’activités parascolaires
Ce début d’année scolaire ne se limite pas aux études. L’Institution Saint-Louis de Gonzague prévoit une série d’activités parascolaires pour renforcer la cohésion et permettre à chacun de s’épanouir. Clubs, sports et événements culturels seront à l’honneur, offrant un équilibre essentiel entre apprentissage et détente.

NOBILIS
Cette rentrée marque aussi une étape cruciale pour les élèves en classe terminale, qui entament leur dernier sprint vers les examens nationaux. Les professeurs les soutiennent avec des séances intensives et des conseils précieux pour réussir cette étape décisive.
Ainsi, cette nouvelle phase à l’Institution Saint-Louis de Gonzague est empreinte d’ambitions, d’efforts et d’un esprit collectif. Que cette année scolaire soit couronnée de succès pour tous les Saint-Louisiens !
MILIEN Jepsage, S4 Bleu
Sport à Saint Louis
Le sport
Le sport, une activité physique qui a de nombreux bienfaits pour notre corps, est l’un des meilleurs épanouissements qu’un jeune puisse avoir. Dans un milieu scolaire, il est très important. À notre institution, ce n’est pas ce qui manque : à la moindre occasion, les ballons de tout genre font leur apparition. Et sur le campus, il y a surtout la pratique du football, du basketball, du volleyball, de l’athlétisme et enfin du tennis.
SLG Académie

L’Académie régit tout ce qui a trait à la formalité dans le cadre du sport. Elle encadre les élèves de l’institution et hors de cette dernière pour développer leurs talents sportifs et leur discipline personnelle. Elle promeut la santé physique, le travail en équipe, et des valeurs comme le respect et l’effort. C’est aussi un tremplin pour identifier les talents et préparer une éventuelle carrière sportive.

Il y a un ordre qui, absent auparavant, s’amplifie de plus en plus au fil des années. Que ce soit en football, avec les coachs Allan, Bruny (ancien capitaine de la sélection nationale), Daniel, Jean Gardy, Ezequiel… responsables des différentes catégories allant de U9 à U23, ou en basketball avec le coach Kency, le fameux Pedro, très reconnu, entraîne les jeunes du volleyball avec l’aide des entraîneurs Charlenzsky, Pierrilus et Siècle. Parnel s’occupe de l’athlétisme, et le Coach Jean-Pierre est professeur de tennis.

La sélection de l’école!!!
Cela n’empêche pas l’école d’avoir sa propre sélection dans les différents sports cités précédemment. Il faut noter que l’Académie et la sélection de l’établissement sont deux organismes distincts. La différence réside dans le fait qu’au sein de l’Académie, il y a des joueurs non étudiants de l’institution, ce qui est impossible pour la sélection. Majoritairement, ce sont les mêmes enseignants.
Ces dernières semaines étant assez troublantes, le sport n’a pas eu le même impact qu’auparavant, un fait qui n’a pas échappé à deux élèves de l’école. Dans leurs récits, ils témoignent de l’impact de la crise sur le sport sur le campus :
Depuis le début de l’année scolaire, on a pu constater une affluence de jeunes vers les différentes disciplines et les multiples catégories. Les activités sportives ont connu un regain de vie dans nos murs.
Mais la dernière crise sécuritaire a freiné l’élan sportif en plein essor. Le doute planait sur l’organisation de diverses compétitions. Par exemple, le tournoi de football “Soccer For a Cause” du GSCC fut reporté à une date ultérieure. Quelques athlètes m’ont confié s’être sentis plus bas que terre, car ils s’étaient déjà préparés physiquement et moralement. En tant que fervents supporters, nous étions tout aussi déçus qu’eux. Le spectacle nous manquait.
Avec la réouverture, une timide reprise des entraînements est visible, mais l’espoir demeure intact. Nous attendons avec impatience le jour où nos poulains pourront enfin briller sous le maillot rouge et vert, renouant avec leur passion et ravivant l’enthousiasme collectif qui nous rassemble tous. »
DELMAS Yvener, S3 Verte
Suspension des activités
Les activités sportives ont été suspendues pour janvier suite à la crise sécuritaire d’octobre dernier. Un grand nombre d’excellents athlètes ont quitté le pays durant l’été dernier, et le sport qui est pratiqué sur la cour n’est plus que l’ombre de ce qu’il était auparavant. De plus, il n’y a pas beaucoup d’élèves qui pratiquent le sport dans l’établissement, ce qu’on constate avec l’Académie de Saint-Louis, qui renferme beaucoup plus de joueurs extérieurs que ceux de l’école.
JOSEPH Guy-Sébastien, S4 Verte

Terrain de Futsal, le Bernabéu de la SLG
D’après Joseph, il y a un manque d’enthousiasme chez les jeunes de l’institution pour les activités sportives, un fait observé par la présence accrue de joueurs extérieurs par rapport aux élèves.
Sinon, jetons un coup d’œil aux activités sportives en dehors de la sélection et de l’Académie. On appelle le terrain de futsal le Bernabéu de la SLG, là où anciens et nouveaux trouvent un point commun : le football. Rares sont ceux qui peuvent déclarer n’avoir jamais joué sur ce terrain. Le son de la cloche devenait comme un coup de sifflet dans l’oreille de chaque amoureux du ballon rond. Entrer dans cette atmosphère, c’était tout oublier.

Les interclasses
On ne va pas omettre les championnats parascolaires, les interclasses, les inter-promotions, où Joseph nous fait revivre certains souvenirs par l’éloge de la S1 Mauve, une classe dont il faisait partie :
« Nombreux sont ceux qui se rappellent de la saison splendide de la S1 Mauve en 2020-2021, étant la seule équipe de S1 ayant accédé aux demi-finales, mais elle s’était inclinée au terme d’un match magnifique face à une S4 Rouge dominante. Autrefois, les rencontres interclasses, quel que soit le sport, étaient comparables à des rencontres internationales, et chaque élève se voyait dans l’obligation de soutenir ses camarades dans les gradins à chaque match, une habitude qui se fait de plus en plus rare à l’institution. »

Matchs amicaux
Malgré les turbulences du pays, l’Académie fait un effort considérable pour maintenir le sport vivant. Elle organise des matchs amicaux tous les vendredis, permettant aux élèves et aux joueurs extérieurs de continuer à pratiquer leur passion et de garder espoir. Ces initiatives régulières insufflent un nouveau dynamisme. L’espoir d’un retour à une pratique sportive pleine et entière reste palpable, et l’Académie y joue un rôle crucial.
GLAISIL Daveson Messi S4R
UN TALENT EN DEVENIR..
Saint Louis de Gonzague et ses talents
Saint Louis de Gonzague a toujours été un bastion de talents exceptionnels. Je pense à Sylvio Cator en athlétisme, Jacques Roumain en littérature… pour ne citer que ceux-là.
Au fil des années, leur héritage se perpétue et de nouvelles figures émergent.

Un jeune prodige
Récemment, champion du concours de la fondation Digicel, Mike Alexandre s’est avéré être le coup de cœur de tout un chacun. Né le 23 janvier 2007 à Port-au-Prince, il est un jeune portraitiste talentueux qui s’impose comme une étoile montante dans le domaine de l’art.
Ayant suivi ses études primaires et secondaires au prestigieux établissement, il nous a révélé que le dessin avait toujours été une passion douce et instinctive pour lui. Cependant, à partir de l’âge de 14 ans, il a commencé à s’y consacrer sérieusement. Entre crayons et esquisses, il a forgé un univers où chaque trait raconte une histoire. Son style, empreint de précision et d’émotion, reflète un mélange unique de technique et de sensibilité.

« Dessiner est une manière d’entrer dans un monde à soi, un refuge où l’imagination devient le guide. »
Aussi, nous dit-il, dessiner a été son lieu de refuge, lui permettant de s’éloigner de ses tourments. Il cite ainsi la célèbre phrase de Jean
Giraud (Moebius): « Dessiner est une manière d’entrer dans un monde à soi, un refuge où l’imagination devient le guide. »
En temps normal, il passe environ cinq heures par jour à dessiner. Cependant, par manque de temps dû à ses études, il ne consacre désormais qu’une heure d’activité.
Il attend impatiemment les vacances pour s’y consacrer pleinement.

Aventure et Projets
Questionné à propos d’éventuels projets, il nous répondit comme suit :
Des projets ? J’en ai plein. Mais malheureusement le temps me fait défaut et je me vois dans l’incapacité de réaliser bien des choses. L’année prochaine devrait être meilleure que celle-ci car en tant que jeune dessinateur, j’ai beaucoup à apprendre et il y a tout autant de choses que j’aimerais essayer.

Quelques conseils
Selon lui, si un jeune souhaite devenir dessinateur, la première chose a faire est de se munir d’un crayon et d’une feuille blanche, puis de se mettre a la pratique. Il avoue qu’il y a de fortes chances que les premiers dessins soient complètement rates et ne ressemblent à rien. Il explique avoir traversé cette étape. Comme boussole, il recommande de croire en soi, de ne pas abandonner, de continuer et de persévérer. Car le plus dur, qui est de commencer, étant déjà fait, il ne reste qu’a aller de l’avent pour progresser.

Triomphe, gratitude et inspiration : Un message à ses soutiens
Il prit le temps de s’adresser à ceux qui l’avaient soutenu : Je me sens vraiment honore et reconnaissant. C’était une expérience incroyable, et je rends grâce pour cette victoire. Les encouragements et le soutien de tout le monde m’ont profondément touché. Ils m’ont porté en triomphe, mais je sais que cette réussite est le fruit de beaucoup de travail et de détermination. Cela me motive à continuer sur cette voie avec humilité et gratitude. Cette victoire n’est pas seulement la mienne: elle appartient aussi à tous ceux qui ont cru en moi. Ce parcours exceptionnel nous rappelle que le talent, combiné à la passion et au travail acharné, peut ouvrir des portes vers des sommets insoupçonnés. Que cette victoire inspire d’autres artistes en herbe à croire en leurs rêves et à exprimer leur créativité sans limites.
DELMAS Yvener J. (S3 verte) et SEMIRA Júan (S3 rouge)
MARCUS FIORY LOUIS
MARCUS FIORY LOUIS

Marcus Fiory Louis: Un modèle de foie et de motivation
Il est parti bien trop tôt. Le voilà déjà visitant l’autre monde.

Biographie
Né le 6 mai 2003 à Port-au-Prince, Haïti, Marcus Fiory Louis a marqué son entourage par son caractère exemplaire et son courage face aux épreuves de la vie. Fils de Marc Florent Louis et Martine Louis, il était l’aîné d’une fratrie de quatre enfants, composée de ses sœurs Flore Jane et Pamella, ainsi que de son frère Marc Florens. Son départ prématuré, survenu le 12 novembre 2024, laisse un vide immense dans le cœur de sa famille, de ses amis et de la communauté de l’Institution Saint-Louis de Gonzague.

Ses études classiques
Marcus a commencé son parcours académique à l’Académie Chrétienne d’Haïti, où il a effectué son primaire. Il a ensuite rejoint l’Institution Saint-Louis de Gonzague pour le troisième cycle et le secondaire. En juillet 2022, il a fièrement bouclé son cursus scolaire avec la promotion SPIRALIS. Reconnu pour sa gentillesse, son respect envers autrui et sa détermination, Marcus nourrissait une ambition : devenir médecin. Malgré un diagnostic de cancer des reins qui l’a affaibli physiquement, il n’a jamais abandonné ce rêve. Même alité et incapable de marcher, il continuait de chercher des universités pour débuter des études en médecine, soutenu par sa foi inébranlable et son optimisme contagieux.

Une passion pour le sport et la vie saine
Marcus était également un athlète passionné, et nombreux de ses camarades peuvent en témoigner. Amoureux du football et du fitness, il voyait dans le sport un moyen de cultiver la discipline et de surmonter les obstacles. Ce dévouement pour le bien-être physique a touché de nombreuses vies, comme en témoigne l’un de ses camarades: Pou mwen, misye te yon gwo sipò, yon gran frè nan yon sans. Se li ki te motive m komanse fe spò. Li te strik nan prosesis la, men li te konn fe blag pou leve moral mwen. Gras ak li, mwen te aprann enpotans disiplin nan lavi. Li pa t selman yon zanmi, li te yon ekzanp pou swiv. Son rôle de mentor allait bien au-delà des conseils sportifs : Marcus inculquait à ses amis des valeurs comme la patience, la résilience et l’importance de mener une vie équilibrée. Un autre camarade a même affirmé que le voir seulement suffisait à te motiver.

Un courage à lui seul
Face à une maladie qui aurait pu éteindre son sourire, Marcus a choisi de rester fort et de porter un message d’espoir. Ses proches se souviennent de lui comme d’un jeune homme toujours de bonne humeur, malgré la douleur. Il croyait fermement en un avenir meilleur, inspirant par sa foi et sa détermination. Sa grande sœur le décrit même comme un modèle de foi pour tous ceux qui l’ont côtoyé.
Marcus Fiory Louis n’a peut-être eu que 21 ans sur cette terre, mais son impact restera gravé dans la mémoire de tous ceux qui l’ont fréquenté. Les qualificatifs utilisés pour essayer de le décrire viennent tous des lèvres de ceux qu’il a côtoyés. Il nous rappelle que, même dans l’adversité, il est possible de vivre avec dignité, foi et un profond amour pour la vie.
Repose en paix, Marcus. Tu resteras pour toujours une source d’inspiration et n’oublie pas que tu vis toujours en tous ceux qui ont eu la chance de croiser ton chemin.
SAINT LOUIS Marcus – S4 Rouge
Wilhem Hector : Premier Haïtien Lauréat de la Prestigieuse Bourse Rhodes

Wilhem Hector, un exemple d’excellence et d’engagement
Wilhem Hector, originaire de Port-au-Prince, est entré dans l’histoire en devenant le premier citoyen haïtien à recevoir la prestigieuse bourse Rhodes, l’une des plus anciennes et respectées bourses d’études postuniversitaires au monde. Étudiant en dernière année de génie mécanique au Massachusetts Institute of Technology (MIT), il incarne un modèle exceptionnel de rigueur académique, d’innovation et d’engagement communautaire.

Un parcours académique exemplaire
Wilhem Hector a débuté son parcours scolaire à l’école Saint-Joseph de Pétion-Ville avant de poursuivre ses études secondaires à l’Institution Saint-Louis de Gonzague. Il s’est ensuite démarqué au collège UWC Red Cross Nordic en Norvège, où il a décroché un baccalauréat international. Passionné par l’innovation et les sciences, il a également participé à des programmes estivaux dans des institutions prestigieuses telles que Brown University et Northwestern University, où il est devenu ambassadeur du programme LaunchX en 2020.

Son parcours académique s’est ensuite enrichi au MIT, une institution mondialement reconnue pour son excellence en sciences et en ingénierie. Wilhem s’est spécialisé en génie mécanique, avec un intérêt marqué pour les énergies renouvelables. Ses recherches dans le laboratoire Howland du MIT sur l’énergie éolienne et son travail au sein de la Renewable Energy Clinic témoignent de sa volonté de transformer les systèmes énergétiques pour les rendre plus durables.

Une vision ambitieuse pour Haïti
Wilhem Hector ne se contente pas de briller dans ses études : il porte une vision claire pour l’avenir de son pays. Grâce à la bourse Rhodes, il poursuivra ses études à l’Université d’Oxford dès 2025, où il entamera un double master en systèmes énergétiques et en éducation, avec une spécialisation en changement social et numérique. Son objectif est de révolutionner le secteur énergétique haïtien en favorisant l’utilisation des énergies renouvelables tout en modernisant le système éducatif national.

Un leader engagé dans sa communauté
En tant que fondateur de la Hector Foundation, Wilhem a collecté plus de 80 000 dollars pour financer des projets éducatifs en Haïti, notamment la création de Project Manus, le premier espace de fabrication en ingénierie ouvert à tous dans le pays. Ce projet vise à offrir aux jeunes Haïtiens des opportunités d’apprentissage pratique et à stimuler leur créativité.
Son engagement communautaire a été reconnu par plusieurs distinctions, telles que le Davis Peace Prize et le PKG Award for Public Service, témoignant de son impact social tangible.

Un étudiant aux multiples facettes
En parallèle de ses recherches et projets, Wilhem a joué un rôle actif dans la vie étudiante du MIT. Coprésident du Student Events Board et du Comité du bal des diplômés de la promotion 2025, il a également œuvré au sein d’organisations telles que Chocolate City et l’African Students Association, reflétant son engagement à bâtir des communautés inclusives et dynamiques.

Un modèle pour Haïti et le monde
Avec cette bourse Rhodes, Wilhem Hector devient une source d’inspiration pour la jeunesse haïtienne et au-delà. Il prouve qu’avec la détermination, une vision claire et des opportunités, il est possible de surmonter les défis les plus complexes. Son parcours exceptionnel met en lumière le potentiel des jeunes leaders des pays en développement et leur rôle dans la transformation du monde.
Alors qu’il s’apprête à débuter une nouvelle étape de son parcours à Oxford, Wilhem Hector incarne l’espoir et la promesse d’un avenir meilleur pour Haïti. Son histoire est un appel à rêver grand et à agir avec impact.
Germeil Schneider, NS4 Rouge
Un Message Inspirant du Provincial pour l’Année Jubilaire : La Culture du PPMC comme Style de Vie

Ce matin, Fr. Simon Alphonse, notre Provincial, a honoré notre établissement de sa visite. Son passage, riche en enseignements et en partages, a marqué les différents cycles : primaire, 3e cycle et secondaire. Les professeurs, élèves et directeurs ont réservé à Fr. Simon un accueil chaleureux, témoignant de l’esprit d’unité et de fraternité qui anime notre communauté.
Message du Provincial à la communauté éducative de SLG
Cher F. Directeur de SLG, chers membres du corps professoral et du personnel de soutien, chers élèves, bonjour !
À l’aube de cette nouvelle année, je suis heureux d’être avec vous et de profiter de ce moment pour vous présenter à tous et à chacun, mes vœux les meilleurs.
Vœux de santé avant tout, santé physique bien sûr mais aussi santé spirituelle et mentale, car vous en avez bien besoin comme éducateurs pour donner le meilleur de vous-mêmes dans ce noble métier que vous exercez en vue de l’épanouissement et de la croissance de ceux qui vous sont confiés, vous en avez grand besoin aussi comme apprenants pour une présence active, effective et efficace aux cours, pour un travail de qualité au quotidien où ordre, méthode et rigueur sont au rendez-vous et donc pour avoir de bons résultats.
Vœux de paix, paix extérieure mais surtout paix intérieure car l’horizon est parfois sombre et les situations souvent angoissantes voire stressantes. La paix intérieure (mais aussi extérieure) donne force et courage pour traverser les temps difficiles, pour surmonter les obstacles. Engageons-nous comme éducateurs, comme apprenants à cultiver cette paix, à la rechercher sans cesse dans nos paroles, nos actions et nos choix de vie, en prenant le Prince de la paix pour modèle, Jésus.
Vœux de sainteté aussi pour que vous puissiez nous aider à devenir ce que notre Fondateur JMLM appelait de tous ses vœux pour nous autres, Frères de l’Instruction Chrétienne : « être saints en formant des saints ». Être saints, c’est notre vocation commune comme baptisés. N’ayons donc pas peur de devenir ce que nous sommes, en vivant le double commandement de l’amour, amour de Dieu et amour du prochain, en prenant là encore le Saint des saints pour modèle, le Christ, qui nous a aimés jusqu’à la mort et la mort sur la croix, qui nous partage l’Esprit-Saint l’unissant au Père qui nous sanctifie pour que nous puissions témoigner de sa présence vivante, aimante et bienveillante partout où nous sommes. C’est la mission de tout chrétien, notre mission à tous, de progresser sans cesse dans l’amour, un amour qui nous fait ressembler à celui qui a aimé jusqu’à donner sa vie.
Je peux enfin souhaiter pour les uns et les autres que l’école SLG, dont vous êtes tous responsables à des titres divers, que vous soyez éducateurs ou apprenants, devienne pour tous un lieu de croissance humaine, spirituelle et intellectuelle, un lieu d’espérance renouvelée où chacun parvient à s’épanouir et à progresser dans toutes les dimensions de son être selon les vœux du Frère Athénodore, fondateur de notre mission en Haïti, lors de l’arrivée des Frères dans le pays, il y a 160 ans: « Nous voulons, avant tout, que nos élèves soient des chrétiens solides, craignant et aimant Dieu, fidèles à ses préceptes, … dans les relations de la vie… affables envers leurs égaux, obligeants à l’égard de tous, nous voulons enfin qu’ardemment dévoués à leur patrie… ils deviennent des citoyens généreux, disposés, s’il le fallait, à verser leur sang pour elle… »
Comme vous le savez certainement déjà, et je compte sur la Direction pour vous le rappeler de temps en temps, nous sommes entrés depuis le 29 décembre dernier dans une année spéciale appelée année jubilaire, du mot jubilé, qui a pour thème « Pèlerins de l’espérance ». Cette année est dite aussi année sainte, décrétée par le Pape François selon une ancienne tradition de l’Eglise s’inspirant du livre du Lévitique 25,8-13. Nous la célébrons tous les vingt-cinq (25) ans. Vous n’avez pas connu le Jubilé de l’An 2000 décrété par le Pape Jean-Paul II qui avait introduit l’Eglise dans le troisième millénaire de son histoire. Vous avez toutefois déjà vécu une année jubilaire mais dite extraordinaire en 2016 sur le thème de la miséricorde décrétée par le Pape François.
Cette année jubilaire 2025, dont le thème est : « Pèlerins de l’espérance », devient pour nous autres, dans le contexte socio-politique de notre pays, un temps favorable à la manière de ce que dit Saint Paul aux Corinthiens : « Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut. » (2 Co 6,2). C’est vraiment le moment favorable pour « espérer contre toute espérance » (Rm 4,18), car l’espérance ne cède pas devant les difficultés. C’est le moment favorable pour nous situer tous comme de véritables pèlerins et témoins de l’espérance en ces temps difficiles. (Chant, cf. audio)
Qu’est-ce que nous pouvons offrir comme signes d’espérance à notre niveau comme éducateurs FIC de SLG, comme apprenants de SLG pour être de véritables pèlerins et témoins de l’espérance au sein de cette communauté éducative que nous formons ici à SLG? Je pourrais décliner ces signes en quatre mots faciles à retenir que je nomme la culture du PPMC :
Le premier signe d’espérance et le plus important, c’est la culture de la paix (pour le premier P du PPMC) ou encore la culture de la non-violence là où nous sommes, surtout ici à l’école; cultivons cette paix dans nos paroles, (attention à ce que nous disons, apprenons à tenir notre langue, à mettre un frein à notre langue dans l’adversité, apprenons à tourner notre sept fois dans la bouche avant d’ouvrir celle-ci); cultivons cette paix dans nos actions (apprenons à ouvrir les mains au lieu de les fermer et lorsque nous avons de bonnes raisons de nous mettre en colère, apprenons à respirer le temps d’un « Notre Père» pour libérer les énergies négatives et nous remplit d’énergies positives) ; cultivons aussi cette paix dans nos choix de vie…
Le second signe d’espérance que nous pouvons offrir les uns aux autres, c’est la culture du pardon (pour le 2emc P du PPMC). Le pardon, c’est l’autre nom de la réconciliation. Je vous renvoie à ces mots de Jésus sur le pardon en Mt: « Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi… » (Mt 6,14) ; à la prière du « Notre Père » qui précède ces paroles en Mt et que je vous invite à prier souvent à l’école/ en famille en cette année de pèlerinage sur le chemin de la prière, la seule prière vocale que Jésus a enseignée à ses disciples après leur avoir demandé en Mt de ne pas rabâcher comme font les paiens. Vers la fin du « Notre Père », pensons bien à ce que nous disons « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ».
Le troisième signe d’espérance que nous pouvons offrir les uns aux autres, c’est la culture de la miséricorde (pour le M du PPMC). La miséricorde c’est « l’autre nom de l’amour de Dieu» (Bernard Sesbouë). C’est la compassion pour toutes les formes de souffrances; c’est la patience bienveillante devant la lenteur de la conversion ; c’est le pardon généreux envers qui se reprend ; c’est le cour qui s’ouvre devant la misère du prochain. À la suite de Jésus, soyons des instruments de cette miséricorde par la pratique des œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles que j’invite les profs de catéchèses à vous enseigner pour que cette année jubilaire soit véritablement une année de grâce pour chacun (cf. ouvres de miséricorde au nombre de 14 au total/7+7), spirituelles (consoler les affliges, pardonner les offenses, inviter les pécheurs à la conversion, etc.) et corporelles (donner à manger aux affamés, assister les malades, visiter les prisonniers, etc.).
Le quatrième et dernier signe d’espérance que nous pouvons offrir les uns aux autres – c’est notre Père Fondateur JMLM qui me l’a inspiré et que je m’efforce de vivre d’une manière particulière dans la mission qui m’est confiée il y a déjà six mois – c’est la culture de la confiance en la Providence (pour la lettre C du PPMC), une confiance qui est synonyme d’abandon au Seigneur. Je vous partage ces pensées de notre Père Fondateur qui recommandait souvent cette confiance aux premiers Frères: « Je vous exhorte à prendre courage et à vous confier en Dieu ; il ne vous abandonnera pas, soyez-en sûrs; quelque chose qui arrive, ne vous troublez point, ne vous désolez point, et portez votre croix avec amour. » / « Dans tous les événements, si fâcheux qu’ils puissent être, ne vous troublez jamais. Faisons de notre mieux et puis demeurons en paix dans les mains de Dieu ». Une invitation à toujours nous en remettre à Dieu dans la prière silencieuse, dans toutes les circonstances de la vie, heureuses ou malheureuses. Nous l’entendrons alors nous dire au cœur des tempêtes de notre vie ou de notre histoire nationale comme aux disciples au milieu de la mer agitée : « Confiance, je suis là, n’ayez pas peur ! » Soyons des artisans de cette culture du PPMC, en faisant de la Paix, du Pardon, de la Miséricorde et de la Confiance en Dieu, notre style de vie pour être des Pèlerins de l’espérance tout au long de cette année jubilaire !
Soyons des artisans de cette culture du PPMC, en faisant de la Paix, du Pardon, de la Miséricorde et de la Confiance en Dieu, notre style de vie pour être des Pèlerins de l’espérance tout au long de cette année jubilaire !
Merci de transmettre mes vœux de sainte et heureuse Année 2025 à vos parents! Que cette Année Sainte placée sous le signe de l’espérance, à la faveur du Jubilé, soit pour eux l’occasion de ranimer cette espérance et d’en témoigner autour d’eux.
Dans notre prière de ce matin, nous pouvons offrir quelques intentions au Seigneur par les mains de NDPS :
- Pour nos parents que font tant de sacrifices pour que nous ayons une éducation de qualité
- Pour nos professeurs qui se dévouent jour après jour pour nous aider à grandir en sagesse et en intelligence Pour nos camarades qui sont pour nous de vrais compagnons de route, of. ceux qui veulent être Frères.
- Et pour tous les enfants du pays qui n’ont pas la chance d’aller à l’école comme nous…
- Pour tous nos dirigeants afin qu’ils aient le souci des plus pauvres, des laissés-pour-compte de notre société.
- Merci de prier aussi pour moi .









































