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Excellence académique : Louis-Jacques Carl Auguste, major du cycle secondaire

Accueillis sous les acclamations chaleureuses des fans des deux camps, les 22 acteurs accompagnés des arbitres foulent la pelouse. Ils se saluèrent et ensuite chacun prit sa place afin que le match puisse commencer.

Dès le coup d’envoi, on en vient à se demander si les joueurs jouent leur survie sur le terrain tant le jeu est direct et physique. Le seul but de la partie arrivera suite à une combinaison magnifique, sur l’aile droite, suivie d’un centre en retrait, que malheureusement pour l’équipe de Acacia, un défenseur tentera de dégager mais qui atterrit dans son propre camp. 1-0 en faveur de Saint-Louis. Tel sera donc le score final de la partie.

Derrière cette réussite se cache cependant une histoire humaine profonde. Comme il l’exprime lui-même, « le succès durable se bâtit lentement ». Son parcours n’a pas été linéaire : maladies, stress, perte de poids et moments de découragement ont jalonné son chemin. Mais loin d’abandonner, Louis-Jacques a fait le choix de beaucoup de courage et d’acceptation, convaincu que « tout ce qu’il y a de bon nécessite des sacrifices ».
Ce succès, que l’élève attribue avant tout à son école et à sa famille, est le fruit de longues années de combat, parfois ponctuées de déceptions. « Plus d’une fois, j’ai déçu tous ceux qui ont cru en moi », reconnaît-il avec lucidité. Mais dans ces moments difficiles sont aussi nés l’espoir et la force de continuer, car « il faut de la pluie pour qu’il y ait une bonne récolte »

Tout commence dès la 6 ème année, avec une moyenne de 6. Là où certains auraient vu un échec, Louis-Jacques y a vu un nouveau départ. Les années du troisième cycle ont permis de poser des bases solides, non seulement pour la réussite scolaire, mais aussi pour la vie. Apprendre à écouter, aimer les matières étudiées et comprendre que « la limite de l’esprit surpasse celle du corps » sont devenues des principes directeurs.
Progressivement, les résultats se sont améliorés. La moyenne, d’abord instable, oscillant entre les grands 7 et les grands 8, a fini par se stabiliser. C’est en 9ème année que Louis-Jacques a connu, pour la première fois, la consécration en devenant premier de sa promotion, annonçant ainsi l’excellence confirmée aujourd’hui au secondaire.

Conscient que le parcours académique n’est jamais exempt de difficultés, l’élève affirme avec humilité que d’éventuelles baisses de résultats ne remettront pas en cause son identité : « je reste le même produit de Saint-Louis de Gonzague », animé par la volonté constante de se relever et de progresser.

La communauté éducative adresse ses plus sincères félicitations à Louis-Jacques pour cette réussite exceptionnelle, symbole de travail, de persévérance et d’espoir. Son parcours constitue une source d’inspiration pour tous les élèves et rappelle que l’excellence se construit dans l’effort, la patience et la foi en soi.

APS

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Carême : un jeûne qui s’étend aussi à notre usage de la parole

Aujourd’hui, la visite du Frère Simon Alphonse a revêtu une dimension à la fois spirituelle et institutionnelle. Provincial de la Congrégation des Frères, il incarne l’autorité morale ainsi que la fidélité au charisme fondateur qui inspire et éclaire notre œuvre éducative. Sa présence a suscité un recueillement profond, tant chez les enseignants que chez les élèves, tous conscients de la portée symbolique et fraternelle de cette rencontre.

Le Provincial a rappelé avec force que la vocation intégrale de l’école est de former l’intelligence sans jamais négliger la conscience, laquelle doit être façonnée et affermie par les valeurs chrétiennes. Afin de promouvoir la fraternité, thème central de notre année scolaire, le Frère Simon a exhorté les élèves à cultiver des attitudes empreintes de respect, d’attention et de bienveillance. Une attention véritable, a-t-il souligné, naît d’un regard qui sait voir et d’une écoute qui sait accueillir : ouvrir les yeux sur ceux qui nous entourent pour apprendre à écouter avec le cœur.

La fraternité s’enracine dans cette quête sincère du bien de l’autre, au cœur même des détresses et des fragilités quotidiennes. Elle nous rappelle que Dieu demeure présent, en chacun de nous comme en notre prochain. Dès lors, si Dieu habite nos cœurs et ceux de nos frères, nous sommes appelés à nous abstenir de toute parole malveillante, de ces propos qui blessent, qui divisent et parfois détruisent.

Tel est l’effort de jeûne auquel nous convie le temps du Carême : un jeûne qui ne se limite pas à l’abstinence alimentaire, mais qui s’étend à nos attitudes, à nos pensées et à notre manière de parler. Merci, cher Frère, pour ce moment privilégié de communion, de discernement et de renouveau offert à toute la communauté éducative.

APS

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Match amical : Acacia Vs SLG

Accueillis sous les acclamations chaleureuses des fans des deux camps, les 22 acteurs accompagnés des arbitres foulent la pelouse. Ils se saluèrent et ensuite chacun prit sa place afin que le match puisse commencer.

Dès le coup d’envoi, on en vient à se demander si les joueurs jouent leur survie sur le terrain tant le jeu est direct et physique. Le seul but de la partie arrivera suite à une combinaison magnifique, sur l’aile droite, suivie d’un centre en retrait, que malheureusement pour l’équipe de Acacia, un défenseur tentera de dégager mais qui atterrit dans son propre camp. 1-0 en faveur de Saint-Louis. Tel sera donc le score final de la partie.

La bataille fut plus mentale et physique que technique, mais les deux équipes ont eu plusieurs occasions proches de modifier le score final: un pénalty manqué suite à un magnifique arrêt du gardien de Acacia, un centre millimétré qui amena une frappe plutôt molle mais requérant quand-même un sauvetage miraculeux de la défense de Acacia, un coup-franc qui frôla la barre transversale des jeunes saint-louisiens, une frappe qui nécessita un dégagement sur la ligne du capitaine de l’équipe de Elyor. Ce dernier, quoiqu’on n’ait pas discerné un trophée officiel, terminera objectivement homme du match, sa séreinité, sa classe, son expérience, son intelligence dans le jeu… ont ébloui la rencontre.

En dépit du fait que ce fut une rencontre pauvre en but, et pleine de déchêts techniques, en témoigne le pénalty manqué de l’équipe Saint-Louisienne, les fans, eux, ont su embellir le moment que ce soit par des chants ou par des acclamations à chaque action.

Guerrier – S4 Bleue
Registre – S4 Rouge

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Entre raison, foi et talent : une Fête des philosophes mémorable pour la promotion ELYOR

Issu du grec philos (« ami ») et sophia (« sagesse »), le mot philosophe est généralement compris comme signifiant « ami de la sagesse ». Le philosophe, dans sa quête de réponses rationnelles aux grandes questions philosophiques, se laisse guider par la sagesse, laquelle constitue la pierre angulaire de toute réflexion philosophique. Comme l’affirmait Socrate, la sagesse réside dans la conscience de son propre non-savoir, car seul celui qui reconnaît son ignorance possède l’humilité nécessaire à un nouveau départ.
Les élèves de la classe terminale, communément appelés philosophes, membres de la promotion ELYOR (2025-2026), se sont réunis le mercredi 28 janvier à l’occasion de la fête de saint Thomas d’Aquin, moine dominicain, l’un des plus grands philosophes et théologiens du Moyen Âge, et figure majeure de la scolastique — méthode de pensée visant à comprendre la foi par la raison — afin de célébrer la traditionnelle Fête des philosophes.

La journée a débuté par une messe célébrée à la chapelle de l’institution, en l’honneur de saint Thomas d’Aquin, mais également de tous les philosophes. Durant la cérémonie, le prêtre a mis en lumière le symbolisme de cette fête et a souligné les devoirs ainsi que les aspirations propres à tout apprenti philosophe, en particulier les élèves finissants. Il a également rappelé que la philosophie, bien qu’ancrée dans la raison, ne s’oppose nullement au christianisme. Pour reprendre ses propos :
« La raison ne s’oppose pas à la foi, elle la complète. »

Plus tard dans la matinée, la promotion ELYOR a eu le privilège d’accueillir deux personnalités de marque. Dans un premier temps, les élèves de terminale ont assisté à une conférence animée par M. Wilson Paulémon, philosophe, autour du thème : « La philosophie et notre ère ». Cette intervention, particulièrement enrichissante, a permis à l’orateur d’analyser le sujet avec rigueur et clarté. Il a expliqué que la philosophie demeure une activité essentielle, la raison constituant, selon lui, l’atout fondamental qui distingue l’homme de l’animal. Un être humain dépourvu de raison mènerait ainsi une existence purement animale. Il a également souligné que la modernisation n’affecte pas la philosophie, puisque celle-ci ne perd jamais son essence : la modernité s’attaque à ce qui devient obsolète, or des questions philosophiques telles que « Qu’est-ce que l’être ? » ou « Qui suis-je ? » ne peuvent jamais se démoder.

Dans un second temps, M. Jerry Tardieu, lors de sa visite à l’institution, a adressé à la promotion ELYOR un discours inspirant et porteur d’un message fort, retraçant son parcours personnel et professionnel. Ancien élève de Saint-Louis de Gonzague, il était particulièrement bien placé pour rappeler aux philosophes les valeurs qu’incarne un Saint-Louisien : la solidarité, l’intégrité, l’engagement et le sens du patriotisme. Selon ses mots :
« Le Saint-Louisien est un homme complet, une étoile qui ne s’éteint pas. »
De manière plus générale, il a évoqué l’incertitude et la crainte que peut ressentir un élève de terminale lorsqu’il ne sait pas encore vers quel domaine s’orienter, un phénomène qu’il a qualifié de naturel. Son intervention fut d’autant plus marquante qu’il s’est exprimé tout au long de son discours comme un grand frère s’adressant à ses cadets.

Dans l’après-midi, le comité de la promotion a organisé une partie artistique, suivie d’un dîner réunissant élèves finissants, parents et professeurs. Cette séquence a été marquée par des prestations musicales variées ainsi qu’un défilé très apprécié du public. Celui-ci a pu savourer des succès internationaux tels que :
Someone Like You (Adele), interprétée par Bellevue Gabriel (S4R) ;
Creep, interprétée par Clavéus et Desrosiers (S4R) ;
un karaoké de Slimane, interprété par Célénice (S4R) ;
Belle (Notre-Dame de Paris), interprétée par Jean-François (S4R), Célénice et Guerrier (S4J).
Le public a également eu droit à des classiques haïtiens, notamment :
M vle parenn (Wanito), interprétée par Jean-François et Alexandre (S4R) ;
Istwa dwòl (Belo), interprétée par Pyram (S4J) ;
Potel ban mwen (Medjy), interprétée par Guerrier.
Le défilé, moment très attendu de la journée, a offert un spectacle remarquable. À travers leur style, leur démarche, leur audace et leur charisme, les mannequins ont su conquérir le public. Le podium a été dominé par :
Bellevue Gabriel (S4R)
Exinord Nawensley (S4R)
Denis Webbs (S4B)
Pour clore cette journée mémorable, le comité a créé la surprise en invitant un DJ, grâce auquel élèves, parents, professeurs et membres de la direction ont partagé un moment de convivialité, de joie et d’euphorie collective.

Stevenson Ceraqui – S4 Rouge

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Vers une nouvelle culture de l’apprentissage avec l’IA

La direction de l’institution Saint-Louis de Gonzague a récemment organisé une formation réunissant des professeurs de différents cycles autour de la maîtrise d’une plateforme éducative, Moodle-eduslg, et de l’intégration de l’intelligence artificielle dans les pratiques pédagogiques. Cette initiative a permis aux enseignants de renforcer leurs compétences numériques, d’échanger sur leurs expériences respectives et de découvrir de nouveaux outils favorisant un enseignement plus interactif et mieux adapté aux besoins des élèves. La diversité des cycles représentés a ainsi enrichi les échanges et renforcé la cohérence pédagogique au sein de l’institution.

Dans le contexte actuel, marqué par l’évolution rapide des technologies et des méthodes d’apprentissage, une telle formation s’avère indispensable. La plateforme éducative permet un meilleur suivi des élèves, facilite la communication et optimise la gestion des contenus pédagogiques. Par ailleurs, l’intelligence artificielle générative ouvre la voie à des approches innovantes : elle constitue notamment un soutien précieux pour les enseignants dans la préparation des ressources pédagogiques et permet de varier les approches en générant des exercices adaptés au niveau de chaque élève, favorisant ainsi une meilleure compréhension. À titre d’exemple, on peut citer des outils tels que Copilot, Gemini ou ChatGPT. En se formant à ces technologies, les enseignants s’assurent de rester en phase avec les exigences du monde éducatif contemporain et de mieux préparer les élèves aux défis de demain.

Cette démarche témoigne de la clairvoyance et de l’engagement de la direction, qui anticipe les enjeux de l’éducation d’aujourd’hui et de demain. En investissant dans la formation continue de son personnel enseignant, l’établissement affirme sa volonté d’offrir un enseignement de qualité, ancré dans son époque et résolument tourné vers l’avenir. Les professeurs tiennent à remercier chaleureusement la direction ainsi que M. Lizier et Isaac, les deux formateurs, pour leur disponibilité, leur dynamisme et leur attention constante aux besoins de l’ensemble des participants.

Elie Garel

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L’ONI en action

L’Office National de l’Identification (ONI) a pour mission de garantir à chaque citoyen haïtien une identité légale, unique, fiable et sécurisée. À travers cette mission, l’institution œuvre à la protection du droit à l’identité, considéré comme un fondement essentiel de l’exercice des droits civiques, sociaux et politiques.
Depuis sa création, l’ONI s’est fixé pour objectif la mise en place d’un système national d’identification moderne et biométrique, capable d’identifier l’ensemble de la population haïtienne sans discrimination. L’institution est chargée de la délivrance de la Carte d’Identification Nationale (CIN), de la constitution et de la mise à jour permanente du registre national d’identification. Elle contribue également à la transparence électorale, à la planification nationale ainsi qu’au renforcement de la sécurité juridique et administrative de l’État.

L’Office National de l’Identification est un organisme autonome à caractère administratif, placé sous la tutelle du Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique. Il a été créé par le décret du 1er juin 2005 relatif à la Carte d’Identification Nationale. Son fonctionnement repose sur une organisation structurée autour d’une direction générale, appuyée par des directions techniques, des services administratifs, ainsi que des bureaux départementaux et communaux répartis sur l’ensemble du territoire national. Cette organisation favorise la décentralisation des services et facilite l’accès de la population aux prestations d’identification.

Dans l’exercice de ses fonctions, l’ONI assure notamment l’enregistrement des citoyens haïtiens, la collecte des données biométriques, la délivrance et le renouvellement de la Carte d’Identification Nationale, la gestion du registre national d’identification, l’appui aux processus électoraux et la collaboration avec les autres institutions de l’État.
Cependant, l’ONI évolue dans un contexte marqué par plusieurs défis. Le principal enjeu demeure la garantie d’une identification universelle et sécurisée, dans un environnement caractérisé par l’insécurité, le manque de ressources financières et techniques, ainsi que la méfiance d’une partie de la population. L’accès aux zones reculées et instables, la protection des données personnelles et la continuité des services sur l’ensemble du territoire national constituent également des défis majeurs.

Dans une démarche de proximité avec la population, l’Office National de l’Identification a organisé une activité à l’Institution Saint-Louis de Gonzague le vendredi 23 janvier. Cette intervention a permis aux agents de recueillir les documents nécessaires à la délivrance de la Carte d’Identification Nationale pour les élèves ayant atteint la majorité, ainsi qu’au renouvellement des cartes perdues ou arrivées à expiration.
L’accueil au sein de l’établissement a été chaleureux et coopératif. Les responsables scolaires, notamment le frère directeur et les DVS, ont grandement facilité le bon déroulement des activités. De leur côté, les élèves ont manifesté un vif intérêt pour le processus d’identification et ont pris conscience de l’importance de disposer d’une identité légale.

Joseph Ilderson – S4 Rouge

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Quand l’orthographe devient un défi : un concours au service de l’excellence

Dans le cadre de ses activités pédagogiques et parascolaires, l’institution a récemment organisé un concours d’orthographe destiné aux élèves du secondaire. Cet événement a rassemblé des élèves de différents niveaux autour d’un même objectif : mettre à l’épreuve leurs compétences en langue française dans une ambiance à la fois sérieuse et conviviale.
Le concours s’est déroulé à la bibliothèque, dans une atmosphère stimulante favorisant la concentration, la rigueur et le goût de l’effort intellectuel. On déplore cependant un manque d’intérêt de la part des élèves, car de nombreux inscrits ne se sont pas présentés le jour de l’épreuve.
L’Association de presse saint-louisienne tient à rappeler que ce type de concours joue un rôle essentiel dans la formation des élèves. L’orthographe est une compétence fondamentale qui influence la qualité de l’expression écrite et la réussite scolaire dans toutes les disciplines. En participant à un concours d’orthographe, les élèves renforcent leur maîtrise de la langue, développent leur sens de l’observation et apprennent à accorder davantage d’attention aux détails. De plus, ces activités valorisent l’excellence académique et permettent de redonner à la langue française la place qu’elle mérite dans le parcours scolaire.

Les élèves ont tout intérêt à participer à ce genre de concours, car il s’agit d’une expérience enrichissante tant sur le plan scolaire que personnel. Au-delà de la compétition, c’est l’occasion de gagner en confiance, de se dépasser et de découvrir le plaisir d’apprendre autrement. Les concours d’orthographe favorisent également l’esprit d’initiative et le goût du défi, tout en créant des souvenirs positifs liés à l’apprentissage. En encourageant ce type d’événement, l’établissement contribue à former des élèves plus motivés, plus autonomes et mieux préparés pour leur avenir académique et professionnel.
À ce propos, une mention spéciale est accordée à Paul Werley, élève en NS3 Rouge, qui s’est présenté durant les quatre jours du concours et a pris part à toutes les dictées. Une manière pour lui de s’autoévaluer, là où d’autres ont choisi la fuite. Nous encourageons la direction de l’école à honorer son sens de l’engagement.

APS

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La semaine des fondateurs

Chaque année, autour du 26 novembre, les établissements mennaisiens consacrent une semaine entière à l’hommage des Frères de l’Instruction Chrétienne (F.I.C.), leurs fondateurs et figures de proue. Cette tradition s’inscrit dans la mémoire de l’Institution Saint-Louis de Gonzague et rappelle l’héritage éducatif qui la porte depuis plus de deux siècles.

Le mercredi 3 décembre, une messe spéciale a été célébrée à la chapelle. L’accent y a été mis sur les valeurs transmises par les fondateurs : rigueur, service, solidarité, et attachement profond à la formation humaine et chrétienne. Des repères qui, selon les responsables de l’établissement, « accompagnent les élèves bien au-delà de leur parcours scolaire ».

Deux prêtres bretons à l’origine de l’œuvre mennaisienne

La congrégation des F.I.C. a été fondée en 1819 par deux prêtres bretons : Jean-Marie de la Mennais et Gabriel Deshayes, unissant leurs forces dans un contexte d’urgence éducative après la Révolution française.

Jean-Marie de la Mennais (1780-1860), vicaire général de Saint-Brieuc, est reconnu comme l’architecte principal de la congrégation. Organisateur rigoureux, il s’était fixé pour mission de redonner à la jeunesse une éducation chrétienne structurée.

Son associé, Gabriel Deshayes (1767-1841), vicaire général de Vannes, a joué un rôle déterminant dans la restauration de l’enseignement religieux et dans la prise en charge éducative des enfants défavorisés, notamment des enfants sourds. Son engagement l’a également conduit à occuper des postes de direction au sein d’autres congrégations, comme les Montfortains.

Une congrégation née pour instruire une jeunesse délaissée

La création des F.I.C. répondait à un besoin urgent : reconstruire un système éducatif détruit après 1789. Les fondateurs voulaient former des maîtres compétents et capables de dispenser un enseignement de base. Par exemple la lecture, l’ écriture, le calcul.

Un apport majeur en Haïti depuis 1864

Présents en Haïti depuis plus de 160 ans, les Frères ont laissé une empreinte durable dans le paysage éducatif national. Leur contribution est multiple :

création et gestion d’écoles majeures, dont plusieurs institutions réputées ;

rédaction de manuels scolaires, notamment des ouvrages d’histoire d’Haïti ;

formation de centaines de Frères haïtiens, assurant la continuité locale de la mission.

Selon les archives mennaisiennes, plus de 650 Frères haïtiens ont été formés ou ont servi dans la congrégation depuis leur arrivée.

Un héritage toujours vivant

Aujourd’hui encore, les écoles mennaisiennes demeurent des références en matière d’éducation chrétienne et de discipline académique. Pour les élèves et anciens, cette semaine d’hommage est l’occasion de rappeler la profondeur d’un héritage qui a façonné des générations entières et continue d’inspirer la vie scolaire.

Hyppolite Samuel Shama

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Le tournoi de football durant la semaine des fondateurs

La semaine des fondateurs a une nouvelle fois lancé ses traditionnels tournois inter-promotion et le spectacle n’a pas tardé. D’entrée de jeu, la S4 B a croisé les novices de la S1 dans un duel accroché, conclu sur un score nul et vierge. Un résultat que l’on doit en grande partie à Adrien, intraitable sur sa ligne, auteur d’arrêts décisifs qui ont tenu son équipe en vie du début à la fin.

Pendant ce temps, l’équipe A, emmenée par son capitaine Die Ray Erthens, n’a fait qu’une bouchée de l’autre formation de S1. Une victoire écrasante, presque insolente : 14 à 1. Un festival offensif où les Seniors se sont fait plaisir et ont profité de l’occasion pour gonfler leurs statistiques. La S1 est tout de même parvenue à sauver le peu qu’il lui restait d’honneur en toute fin de rencontre.

Le second tour promettait encore plus de piquant. Les deux équipes de la promotion finissante allaient enfin se mesurer l’une à l’autre, un choc très attendu dans les couloirs .
De leur côté, la S3 et la S2 se retrouvaient pour un affrontement annoncé comme équilibré, presque symbolique : deux équipes “à armes égales”, comme certains aiment à le dire. Ne me demandez pas pourquoi. L’ histoire retiendra simplement que ce duel n’avait rien d’ordinaire.

Les Seniors se mobilisèrent et entrèrent sur le terrain dans une atmosphère empreinte de fraternité. C’ était un moment destiné à leur rappeler que cette rencontre représentait leur dernière danse.

La S4B (PSG), pour une raison que l’on ignore, procéda à un remaniement de son effectif, choix qui allait par la suite lui être fatal. Même en plein match, les décisions de l’entraîneur laissèrent davantage perplexes qu’assurées.

La S4A fit une véritable démonstration de force et maîtrisa parfaitement son sujet. Enfin le match se solda sur un score de 6 buts à 2 en faveur de la S4 A ( Real).

De l’autre côté, les joueurs de la S3 et de la S2 ne parvinrent pas à se départager, ce qui les mena à une séance de tirs au but. Le suspense flottait dans l’air. Un joueur de la S2 manqua son penalty, et finalement, Louis Rolph transforma le sien avec sang-froid, envoyant son équipe en finale.

Lors de la finale, dès les premières minutes, l’équipe de la S3 prit les devants. Cependant, le Real ne baissa pas les bras et revint à la charge grâce à Richard, auteur d’une frappe lointaine parfaitement placée sous la barre transversale. Portés par leur élan, ils ne cessèrent d’appuyer sur l’accélérateur. Charles Fallory doubla la mise après un débordement de Mervens sur l’aile gauche suivi d’une passe en retrait idéalement dosée.

Tandis que, d’un côté, les élèves de la promotion finissante ne prenaient même plus la peine de célébrer. L’ habitude, sans doute. De l’autre, les S3 gesticulaient encore, croyant à une possible remontée.

Témoignant de leur volonté de bien faire, Laguerre Gabriel conclut une action parfaitement orchestrée en profitant d’un rebond pour sceller le score. Quelques minutes plus tard, l’arbitre siffla la fin du match. Et voilà. Un nouveau sacre pour l’équipe de la S4A, surnommée Real Madrid.

Ce genre de tournoi, malgré sa courte durée, permet toujours de révéler de nouveaux talents. Il nous rappelle avec force qui nous sommes, d’où nous venons et ce que représente, dans toute sa grandeur, l’identité saint-louisienne.

Delmas Jeffley Yvener, S4 verte

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Le marché de Noël

Entre musique, rires et traditions, le marché de Noël organisé par la SLG Académie a su offrir bien plus qu’un simple événement festif. Mais un véritable moment de partage et de cohésion.
Sous un soleil d’hiver, le marché de Noël ouvrit officiellement ses portes, provoquant une vague d’excitation chez les plus petits et ravivant l’enthousiasme des plus grands. Dès les premières minutes, l’ambiance était donnée. Entre manèges, château gonflable et animations diverses, le staff des finissants avait manifestement du pain sur la planche.

Portés par un rythme musical effréné, oscillant entre Konpa et Zobéki, petits et grands se laissaient entraîner dans une danse collective, révélant des talents parfois insoupçonnés. Impossible de ne pas reconnaître qu’ici, le rythme était dans la peau.
À cette effervescence s’ajoutait un décor soigné, dépassant largement les attentes. La disposition harmonieuse des tables, le sapin majestueux et les ornements minutieusement choisis conféraient au lieu un charme indéniable.

Côté saveurs, le marché tenait toutes ses promesses. Entre la délicieuse kremas, les sandwichs du feu de Dieu et un barbecue fort apprécié. Les visiteurs trouvaient largement de quoi satisfaire leurs papilles. L’exposition de portraits de personnalités connues, notamment celui du cher « Ti Djo », ainsi que la présence de plats traditionnels comme le diri ak lalo, rappelaient l’importance de la culture et de l’identité au cœur de cet événement. Rien ne manquait. Tout y était, jusqu’à l’élégance remarquée des invités, que l’on ne retrouve nulle part ailleurs qu’au marché.
Les enfants, au centre de la fête, n’avaient aucune raison de se plaindre. Entre château gonflable, manèges et jeux de ballon, tout était minutieusement orchestré par les élèves de NS4, qui animaient la journée à travers des activités telles que la chaise musicale.

Les jeunes, quant à eux, se divisaient en deux groupes : ceux qui restaient en cercle, discutant de tout et de rien au son des chants de Noël, et ceux qui paradaient autour des roses, cherchant à cueillir la plus belle entre câlins et attentions discrètes.

Le moment le plus attendu fut sans conteste l’arrivée du Père Noël, venu tout droit du pôle Nord. Porté par l’ambiance chaleureuse et la joie collective, il suscita l’émerveillement des plus petits, dont les yeux brillaient d’une lumière difficile à décrire. Hélas, pris par les nombreuses obligations de la période, il dut rapidement repartir honorer d’autres engagements.

La fête s’acheva sur une note d’harmonie, les jeunes partageant quelques passes avec les cadets, symbole d’une cohésion rare au sein de la jeunesse. Lorsque le marché ferma enfin ses portes, il laissa derrière lui un doux mélange de joie et de légère nostalgie. Une merveilleuse manière de clore une année difficile, en rappelant que, parfois, la plus grande richesse réside dans le partage.

Jean Baptiste Dary

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Élections du comité des élèves : un exercice démocratique exemplaire

Le vendredi 19 décembre 2025 restera gravé dans les mémoires comme une journée d’engagement, de responsabilité et d’espoir pour toute la communauté scolaire. Ce jour-là, notre établissement a vécu un moment fort de citoyenneté : les élections du comité des élèves. Dès le matin, la cour de l’école s’est animée d’une énergie particulière, témoignant de l’importance que chacun accordait à ce rendez-vous démocratique.

À la bibliothèque de l’Institution Saint-Louis de Gonzague, sous le regard attentif de Monsieur César, du Frère Ony et des membres de l’administration du KEP, les candidats ont présenté leurs programmes avec sérieux et conviction. Discipline, respect mutuel, amélioration du cadre scolaire, organisation d’activités culturelles et sportives… autant de thèmes qui ont suscité l’intérêt des électeurs. Les débats se sont déroulés dans un climat de respect et de maturité, prouvant que la jeunesse sait défendre ses idées avec sens des responsabilités.

Élection des conseillers
Pour le poste de conseiller, six candidats étaient en lice :

  • Ralph Fény BAPTISTE – 16 voix
  • Elijahs BASTIEN – 6 voix
  • Karyl Alcide JEAN-PIERRE – 3 voix
  • Chevardnadze EDOUARD – 5 voix
  • Xavier-Michel CLAVEUS – 46 voix
  • Kevin Christian VILTON – 50 voix

Deux conseillers ont été élus. Kevin Christian VILTON s’est distingué par un discours sincère et engagé : « La cohésion ne doit pas rester un mot, mais devenir une réalité concrète. » Refusant les promesses irréalistes, il a promis de représenter chaque élève avec transparence et de défendre les projets des finissants afin de faire de cette dernière année « la meilleure possible ».

Xavier-Michel CLAVEUS, quant à lui, a marqué par sa proximité avec ses camarades et sa participation constante à la vie de la promotion : « Claveus toujou nan tout bagay… depi m ka bay yo l, fò m ba yo l. » Il a souligné que le rôle d’un conseiller dépasse la simple opinion : il s’agit d’analyser les situations avec justesse, d’écouter sans juger et de transmettre fidèlement les avis de tous. Son message final était porteur d’espoir : « Le meilleur reste à venir. »

Élection du trésorier
Pour le poste de trésorier, trois candidats se sont présentés :

  • Luckindjy SENOR – 7 voix
  • Kervens AUGUSMA – 5 voix
  • Berlinsky Daniel CHARLOT – 53 voix

Berlinsky Daniel CHARLOT a marqué ses camarades par un discours empreint de gratitude et de maturité. Il a rappelé que « ces années passées à apprendre et grandir dans notre école sont un privilège qu’il faut savoir apprécier ». Engagé à défendre les valeurs de l’établissement et à partager ses compétences, il a affirmé vouloir collaborer avec le comité pour organiser des activités qui rendront la promotion 2025-2026 plus vivante, mémorable et unie.

Pour le poste de secrétaire
2 candidats se sont concurrencés, pour ce dernier:
Jeffley Yvener DELMAS – 53 voix
Alessandro AUGUSTE – 9 voix

Jeffley Yvener DELMAS a effectivement été élu secrétaire de la promotion finissante. Il n’a pas manqué d’apporter des precisions sous ses intentions: « je ne promets pas tout, mais je promets de bien faire »; prônant l’union promotionnelle: « je crois en une promotion qui avance ensemble et qui n’oublie personne sur le bord du chemin ». Un message fort qui n’a pas laissé le public indifférent.

Pour le scrutin des porte-paroles
3 candidats se sont faits face:
Ragastein GUERRIER – 42 voix
Gaël Steevenson CERAQUI – 18 voix
Joby TOUSSAINT – 4 voix

Ragastein GUERRIER, mettant en avant son charisme et sa franchise a été élu porte-parole de la promotion après s’être démarqué de ses adversaires par son discours assez remarquable où il s’est présenté comme étant un homme qui incarne et incite le respect tout en faisant part de ses intentions: « l’homme qui se tient devant vous est un homme qui se respecte … et je vous promets qu’avec moi comme porte parole, vos idées, envies seront présentées et défendues avec honnêteté et sincérité ». De quoi à ce que les attentes soient nombreuses à son encontre…

Pour la vice présidence

2 candidats se sont opposés:
CADET Chrisly – 60 voix
LUNDY Naej-Xam – 9 voix

CADET Keynes Chrisly a été élu vice président en nous sortant un discours de taille se basant sur les valeurs qu’il compte defendre: « je crois aux valeurs qui rassemblent: respect, solidarité, courage Mais ces valeurs, je ne veux pas les prononcer, je veux les incarner. » Il a également fait part de ses volontés: « Parce qu’au fond, la différence entre ceux qui parlent et ceux qui agissent, c’est la volonté. Et cette volonté, je la porte avec force, avec foi, avec feu. » Vivacité, enthousiasme, et engouement étaient à l’affiche dans son discours. Notamment, il a conclu avec ses intentions: « Je suis Chrisly Keynes Cadet celui dont son comportement est son Premier message. je veux être ce vice-président qui ne promet pas de tout faire, mais de faire tout son possible. Je veux être cette énergie qui rassemble, cette main qui agit, et ce cœur qui croit. »

Élection du président
Deux candidats s’affrontaient pour le poste de président :

  • Marvens Fabiano DEGRAPHE – 12 voix
  • Ray Erthens DIE – 59 voix

Ray Erthens DIE a été élu président de la promotion Elyor. Dans son discours, il a exprimé sa gratitude et son engagement envers tous ses camarades : « Ce moment marque plus qu’un discours : c’est le reflet d’un parcours partagé, de souvenirs tissés ensemble. »
Soulignant que le leadership consiste à écouter, rassembler et agir avec intégrité, il a promis de faire de cette dernière année une expérience inoubliable, où « l’unité primera sur les divisions » et où « l’excellence sera une fierté partagée, et non une pression ». Il a également rendu hommage à ses adversaires, rappelant que sa victoire est « un engagement envers tout le monde », et non contre quelqu’un.

Ces élections ont été plus qu’un simple scrutin : elles ont incarné les valeurs de démocratie, de respect et de responsabilité que notre école s’efforce de transmettre. Chaque discours, chaque vote et chaque sourire témoignaient de l’engagement de notre jeunesse à construire une promotion unie, dynamique et tournée vers l’avenir.

L’impartialité des scrutins aurait été absente sans le travail immaculé, la discipline, la motivation et le sérieux des membres du CEP. Tous autant qu’ils sont ont fait un excellent travail.

Composé de 8 membres:
Thelemaque Sandel
Jean Gilles Clunaud Stéphane
Lubin marc Richard Lentini
Bellevue Gabriel
Celenice Sebastien
Joseph Ilderson Christian
Darbonne Jamesley Kenny
Romain Jerlensky Junior

Le CEP a grandement réussi sa mission. Ces élections, fruits de liberté, de respect et d’honnêteté furent l’une des plus emblématiques de l’époque.

Saint-Vil Karl S4 Rouge
Ragastein Guerrier S4 Jaune

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Novembre Triomphal : Haïti Brille sur la Scène Sportive Internationale

Le mois de novembre a vu briller le bicolore bleu et rouge sur la scène internationale grâce à nos athlètes : en patinage avec Gesny Pierre-Louis, en boxe avec Thad Jean et au football avec la sélection nationale masculine menée par Duckens Nazon.

Un patineur haïtien, Gesny Pierre-Louis, doué, talentueux et très déterminé, a réussi à hisser notre magnifique bicolore au classement des qualifications pour la Coupe du Monde de patinage à Singapour, après avoir été sacré champion du concours Inline Freestyle Ecuador.

Il a redonné du prestige à notre identité et mis en lumière les talents cachés de nombreux jeunes du pays. L’événement s’est tenu à Puyo, les 22 et 23 novembre, organisé par la FEP (Federación Ecuatoriana de Patinaje), et a constitué une étape clé dans la préparation de ce jeune sportif.

Originaire de Cité Soleil, Gesny Pierre-Louis a dû quitter Haïti à l’âge de vingt ans pour le Chili, après le décès de son père. Malgré les obstacles et les barrières rencontrés, il a poursuivi sa passion : le patinage. De cette passion est né un champion, un perfectionniste.

Dans une interview accordée à Juno 7, il a rappelé que c’est grâce au soutien financier de deux oncles résidant en France qu’il a pu entamer son voyage vers le Chili. Toutefois, il risque de ne pas participer au Mondial du patinage à Singapour, en raison d’un manque de soutien logistique et administratif.

Gesny a quitté son pays avec des rêves plein la tête. Certains se sont déjà réalisés avec succès. Au Chili, il s’est distingué dans plusieurs compétitions grâce à son talent impressionnant en patinage freestyle.

Sa victoire en Équateur est venue confirmer une fois de plus son ascension, nourrissant l’espoir de voir Haïti figurer parmi les meilleurs au classement mondial.

Poursuivons avec Thad Jean, un athlète d’arts martiaux mixtes, né le 16 juillet 1998 aux États-Unis de parents haïtiens. En 2023, il a fait ses débuts dans le circuit PFL via la Challenger Series. Il a signé son contrat en catégorie welterweight après une victoire convaincante.

Le 1er août 2025, Thad Jean a remporté le tournoi mondial 2025 de la PFL (welterweight) en battant Logan Storley en finale, par décision unanime. Il est devenu champion invaincu, quittant le statut d’espoir pour celui de référence montante du MMA.

Bien qu’ayant vu le jour aux États-Unis, il a conservé un attachement fort à ses racines haïtiennes. Il a fièrement porté le bicolore après son sacre, devenant un modèle d’inspiration au sein de la diaspora. Grâce à ce titre, il s’est imposé comme l’un des espoirs majeurs du MMA mondial dans sa catégorie.

Il s’est imposé face à des adversaires expérimentés, témoignant d’un mental solide et d’une détermination remarquable. Jeune (27 ans) et prometteur, il pourrait devenir dans les prochaines années une figure majeure de la scène internationale du MMA.

Et pour clore ce chapitre : la qualification pour le Mondial 2026, cinquante-et-un ans après la dernière participation !

Un 18 novembre, date symbolique et gravée dans notre subconscient collectif comme un appel à la victoire, le rêve s’est concrétisé. Le parcours avait commencé prudemment, avec un match nul sans but, soporifique, où les deux équipes s’étaient montrées réticentes à jouer.

Le 9 septembre 2025, lors d’un match spectaculaire conclu sur un nul 3-3, Haïti a fait preuve de caractère pour revenir face à une solide équipe du Costa Rica. Menés par deux buts, les Grenadiers sont parvenus à égaliser, puis à prendre l’avantage avant d’être rejoints. Au match suivant, contre la sélection nicaraguayenne, les joueurs ont livré une prestation exceptionnelle, notamment Duckens Nazon, buteur, et qui a terminé meilleur réalisateur de toute la phase qualificative.

Le 13 octobre 2025, Haïti s’est incliné largement face au Honduras. Ce revers a ravivé le doute et la crainte de voir se répéter les échecs du passé. Le 13 novembre 2025, Haïti a remporté une victoire cruciale grâce à un but de Frantzdy Pierrot juste avant la mi-temps. Ce succès a placé la sélection dans une position favorable.

Enfin, lors du dernier match, Haïti a pris l’avantage dès la première période et a pris la tête du groupe. Mais il fallait encore attendre le résultat de l’autre match, entre le Nicaragua et le Honduras… Le coup de sifflet final des deux rencontres a marqué la fin du suspense : Haïti est qualifiée !

Ce fut l’euphorie. Des tirs ont retenti, mais pour une fois, ils ne signifiaient pas la peur. Ils célébraient la victoire. Dans les zones plus calmes, l’ambiance est devenue festive, presque carnavalesque.

Bien que tous les matchs n’aient pas été joués sur notre sol, le peuple haïtien a suivi chaque étape, du premier au dernier match, avec ferveur et espoir.

Ce jour-là, ce fut la consécration d’un désir ardent. Celui d’un peuple entier. Ces exploits individuels et collectifs contribuent à renforcer l’image sportive d’Haïti à l’international, malgré les difficultés que traverse le pays. Ils rappellent l’importance du soutien aux talents nationaux et de l’investissement dans le sport comme vecteur de progrès et d’inspiration pour la jeunesse.

Santiny Desruisseau Pierre (S1 Bleue) et Édouard (S4 Bleue)

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Coriolan Ardouin, le chantre des âmes tourmentées

Le 11 décembre 1812 naissait, à Port-au-Prince, un poète romantique dont la sensibilité tendre, mélancolique et délicate allait marquer durablement la littérature haïtienne : Coriolan Ardouin.
Souvent présenté comme un « poète maudit », il porte dans chacun de ses vers la trace d’un destin tragique. Une légende raconte qu’un papillon noir se serait posé sur son berceau le jour même de sa naissance — présage funeste pour celui que certains appelleront plus tard le « Lamartine haïtien ».

La vie d’Ardouin fut en effet traversée par une succession implacable de deuils. Il perdit tour à tour un frère, ses parents, puis une sœur très aimée. Adulte, il vit mourir son premier enfant au berceau, avant que la mort ne lui enlève, quelques mois plus tard, sa jeune épouse, Amélia Sterlin. Décrit comme fragile, sujet à des troubles nerveux et atteint d’une santé précaire — il était poitrinaire — Ardouin semble avoir vécu sous l’ombre constante de la souffrance.

S’il est souvent associé au mouvement littéraire de l’École de 1836, c’est surtout en raison de la proximité qu’il entretenait avec ceux qui en furent les figures majeures : ses frères et les frères Nau. Pourtant, malgré sa courte existence, sa voix reste singulière. Elle a inspiré de nombreux poètes haïtiens et demeure un modèle de ce que la poésie peut offrir comme regard sur la condition humaine : la douleur, la fragilité, mais aussi la dignité, la mémoire et une aspiration profonde vers l’ailleurs intérieur.

Son unique recueil, Reliques d’un poète haïtien, fut publié à titre posthume en 1837 par son ami Émile Nau. Mince volume, certes, mais œuvre majeure dans l’émergence de la poésie haïtienne. Ardouin y manie l’alexandrin et la rime régulière, et puise tantôt dans l’héritage gréco-latin, tantôt dans son imaginaire haïtien. Un dialogue fécond entre influences européennes et sensibilité locale.

Sa poésie témoigne d’une intensité rare. Dans La brise au tombeau d’Emma, par exemple, le jeune homme parvient à faire entendre, avec une sincérité bouleversante, le mélange d’amour, de deuil et de nostalgie qui le hante :
« Emma, lorsque tous deux assis dans une yole
Nous voguions sur les mers, mon front sur ton épaule
Et le tien sur mon cœur, oh ! c’étaient de beaux jours !
Tu me disais, voyant courir les blanches lames,
Tandis que s’élevaient et retombaient les rames :
“Écoutons soupirer la brise des amours.”
Depuis, nous avons vu s’écouler bien des choses,
Le soir a détaché du rosier bien des roses ;
Et cette brise, Emma, si douce sur les flots,
Je l’entends aujourd’hui, pleurante et solitaire…
Ah ! si l’on peut encore ouïr dessous la terre,
Écoutez soupirer la brise des tombeaux. »

Ardouin n’avait que 23 ans lorsqu’il « retourna au Créateur ». Mais son œuvre, brève et intensément habitée, rappelle qu’un destin douloureux peut devenir, une fois transfiguré par l’art, une force expressive inégalée — une voix pour l’intime, pour la mémoire, et peut-être même pour l’espérance au cœur de la souffrance. Pour ce mois de décembre l’APS vous propose ce profil d’un illustre écrivain haïtien. Certaines de ses œuvres sont disponibles à la bibliothèque du secondaire et les profs de littérature seront plus qu’enchantés si vous manifestez le désir de connaître un peu plus ce personnage.

Delmas Jeffley Yvener, S4 Verte

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Deux élèves de notre école parmi les cinq lauréats nationaux UWC

Chaque année, une sélection nationale a lieu afin d’identifier les jeunes les plus brillants et engagés capables de représenter le pays dans un programme éducatif de renommée mondiale : le UWC (United World Colleges).
Cette année, parmi des centaines de candidats, seuls cinq ont été retenus. Ce qui fait l’immense fierté de notre école, c’est que deux de ces lauréats viennent de chez nous : Sémira Juan Chrysler Fernando et Lamothe Matthis, tous deux anciens élèves de la S3 Rouge.

Qu’est-ce que le programme United World Colleges (UWC) ?

UWC est présent dans de nombreux pays. Son objectif est d’utiliser l’éducation pour rapprocher les peuples, les cultures et les nations. Ses écoles offrent le programme du Baccalauréat International (IB), un diplôme reconnu et apprécié par les universités les plus prestigieuses au monde. UWC propose également l’une des bourses les plus réputées au monde, attribuée sur la base du mérite et des besoins financiers.

Le début de l’aventure

Tout a commencé par une annonce faite à l’école par l’ancien comité de S4. Matthis y a immédiatement vu une opportunité en or, tandis que Sémira a longuement hésité.
« Au début, je n’étais pas vraiment d’accord avec l’idée de partir loin de ma famille et de mes amis », a-t-il confié.
Qu’est-ce qui l’a fait changer d’avis ? Le fait de savoir que des élèves qu’il admirait beaucoup, comme Hector Wilhem et Gil Joseph, étaient eux aussi passés par ce programme.

Un processus de sélection exigeant

Le processus fut rigoureux. Matthis raconte l’avoir vécu de manière « très chill », allant parfois jusqu’à oublier qu’il était en compétition. Pour Sémira, en revanche, ce fut un véritable ascenseur émotionnel.
« À chaque nouvelle étape, il y avait un mélange de joie et de tristesse », partage-t-il : la joie d’être qualifié et la peine de voir tant d’amis éliminés. Il refuse d’ailleurs de les qualifier de perdants, préférant croire que « leur victoire est déjà programmée pour quelque chose d’encore plus grand ».

Une nouvelle vie à l’étranger

Aujourd’hui, ils étudient chacun sur leur campus respectif :
Lamothe à UWC Red Cross Nordic, en Norvège
Sémira à UWC ISAK, au Japon
Leur plus grand défi jusqu’à présent ? Le froid, avec des températures pouvant descendre en dessous de 0 °C en hiver, mais aussi le choc culturel.
« Des choses qui étaient mal vues en Haïti sont très courantes ici, et les interactions sociales sont très différentes des nôtres », ont-ils confié.


Leurs conseils pour les futurs candidats
Pour Lamothe, la clé est l’ouverture :
« Soyez ouverts, ayez de la passion et acceptez les changements. »
Sémira, lui, insiste sur l’authenticité :
« Soyez honnêtes et authentiques dans votre application. »


L’ensemble de l’établissement leur souhaite le meilleur dans cette incroyable aventure.

Bazelais Andy S4 Rouge

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L’enceinte des écritures

À l’étage supérieur des bâtiments du Secondaire se niche une bibliothèque, sanctuaire discret où se rassemblent les amoureux des mots. Elle n’est qu’une parmi d’autres dans notre institution, et pourtant elle porte en elle ce souffle singulier qui la rend unique.
Dès que l’on franchit le seuil, une subtile fragrance de papier et d’encre flotte dans l’air, comme si les livres eux-mêmes saluaient le visiteur venu chercher refuge. Les aide-bibliothécaires, attentifs et bienveillants, veillent à accompagner chacun dans ce dialogue silencieux avec les œuvres.

Par une seconde porte, l’espace s’ouvre sur une autre salle, un véritable monde parallèle. Les étagères, hautes et majestueuses, semblent vouloir effleurer le plafond, alourdies de trésors muets. Des Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas au Gouverneur de la Rosée de Jacques Roumain, en passant par les manuels de mathématiques, chaque volume rayonne d’une chaleur propre, porteuse de savoir, de rêve ou de découverte.
Ici, les élèves apprennent que la lecture n’est pas seulement un exercice scolaire : elle est une rencontre intime avec l’histoire, l’imaginaire et la pensée humaine. Elle devient un outil de liberté intérieure, une source de compréhension du monde, une force douce qui façonne la curiosité et l’esprit critique.

Évoquant implicitement la mission des bibliothèques — ces gardiennes patientes de nos compagnons les plus fidèles — je reprends les mots de Gustave Flaubert : « Le livre est un ami qui ne trompe jamais. »
Alors lisons. Lisons non pas seulement pour accomplir une tâche ou remplir un devoir, mais pour ouvrir des portes, pour nourrir l’esprit et pour grandir. Que la lecture devienne pour chaque élève un refuge, un espace où le passé converse avec le présent, et où chaque ouvrage s’ouvre comme une fenêtre sur l’infini.

Delmas Yvener Jeffley, S4 verte

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Neuvaine à Notre-Dame de l’Immaculée Conception : un temps fort pour la communauté chrétienne

Ce 29 novembre 2025 marque l’ouverture de la neuvaine à Notre-Dame de l’Immaculée Conception, un rendez-vous spirituel qui dépasse le simple cadre du calendrier liturgique. Pour de nombreux membres de la communauté chrétienne de l’établissement, cette période représente un moment privilégié de recueillement et de proximité avec Marie.
Une tradition enracinée dans l’identité de l’école
Placée sous le patronage de Notre-Dame de la Présentation, notre institution puise depuis toujours inspiration et direction dans cette figure mariale. Ce titre, qui évoque la jeune Marie présentée au Temple et confiée à Dieu, accompagne l’histoire de l’école depuis sa fondation.
Il incarne la douceur, la confiance et l’ouverture à la grâce qui nourrissent sa mission éducative.

Sur le campus, un autre lieu symbolique occupe une place particulière : la grotte dédiée à l’Immaculée Conception. Plus qu’un simple monument, elle est perçue par beaucoup comme un espace de refuge et de confidences, où élèves et membres du personnel déposent leurs joies, leurs craintes et leurs intentions personnelles.
Deux figures complémentaires d’une même Mère
La Présentation et l’Immaculée Conception ne renvoient pas à deux figures distinctes, mais à deux dimensions de la même Marie.
La première rappelle son offrande totale à Dieu ; la seconde, sa pureté originelle, qui lui a permis de porter Celui qui est lumière pour le monde.
Une neuvaine au rythme de la communauté
L’ouverture de la neuvaine invite chacun à un cheminement spirituel progressif : neuf jours pour se rendre disponible, pour approfondir sa relation à Marie et pour raviver le sens de sa présence dans la vie scolaire.
Les formes d’expression sont variées : prières communautaires, temps de silence à la chapelle ou arrêts spontanés devant la grotte. Chacun est libre d’emprunter la voie qui lui correspond, l’essentiel demeurant la sincérité de la démarche.

Vers la fête du 8 décembre
Ces neuf jours de prière mèneront à la célébration de la fête de l’Immaculée Conception, le 8 décembre. D’ici là, chaque geste — un passage devant la grotte, un regard vers la statue, une prière discrète — est appelé à devenir une lumière supplémentaire au sein de l’école.
Que Marie, sous les titres de Notre-Dame de la Présentation et de l’Immaculée Conception, continue d’accompagner la communauté, de la protéger et d’éclairer son chemin.

Labousse Rashley S4 Rouge

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L’Irénologie, la science de la paix en quête d’un monde meilleur

Dans un monde marqué par les conflits, les tensions géopolitiques et les fractures sociales, une science émerge discrètement mais avec une importance croissante : l’irénologie. Encore méconnue du grand public, cette discipline mérite pourtant toute notre attention.

Qu’est-ce que l’irénologie ?
Le terme « irénologie » vient du mot grec eirènè, qui signifie paix, et du suffixe -logie, désignant l’étude. L’irénologie est donc la science qui étudie la paix, ses mécanismes, ses conditions d’apparition et de maintien, ainsi que les moyens de prévention des conflits. Contrairement à d’autres disciplines qui abordent la paix de façon indirecte (comme les relations internationales, la sociologie ou la philosophie), l’irénologie en fait son objet central.

Origines et penseurs majeurs

L’irénologie trouve ses racines au sortir des deux guerres mondiales, lorsque la communauté scientifique et intellectuelle a commencé à réfléchir sérieusement aux moyens d’éviter de nouvelles tragédies. Des penseurs comme Johan Galtung, sociologue norvégien, sont considérés comme les fondateurs modernes de cette discipline. Galtung est notamment à l’origine de la distinction entre paix négative (absence de violence directe) et paix positive (présence de justice sociale et d’harmonie structurelle).

D’autres figures importantes incluent Gene Sharp, théoricien de la résistance non violente, ou encore des institutions comme l’Institut international de recherche sur la paix à Stockholm (SIPRI), qui ont contribué à donner à l’irénologie une légitimité académique.

Pourquoi l’irénologie ?
La création de cette science répond à une nécessité historique : comprendre les racines des conflits et proposer des alternatives durables à la violence. L’irénologie est née d’un constat : la guerre ne peut plus être une solution normale dans un monde interconnecté et fragile. Les enjeux comme le terrorisme, les conflits ethniques, les tensions climatiques ou les inégalités économiques appellent des réponses profondes et pacifiques. Ainsi, l’irénologie cherche non seulement à analyser les conflits, mais aussi à agir : par la médiation, l’éducation à la paix, la construction de politiques publiques inclusives, ou encore la promotion des droits humains.

À l’heure où les cris de la guerre résonnent encore trop souvent, l’irénologie apparaît comme une lumière dans l’obscurité. Science jeune, mais porteuse d’espoir, elle nous rappelle que la paix n’est pas un rêve naïf, mais un chantier rationnel et collectif, digne des efforts les plus rigoureux de la science.

Pyram Borneaud S4 Jaune

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La communauté saint-louisienne accueille son nouvel aumônier

La communauté saint-louisienne accueille son nouvel aumônier
Depuis quelques semaines, le Père Paul a été chaleureusement accueilli au sein de l’établissement. Il poursuit désormais la mission amorcée par son prédécesseur et devient, comme le veut la tradition, notre guide spirituel pour l’année.
Ce lundi 3 novembre 2025, lors du rassemblement matinal, le Frère Directeur Géniaud Lauture a officiellement présenté à toute la communauté saint-louisienne le nouvel aumônier de l’institution. Le Père Paul succède ainsi au Père Jean Bertin et entend poursuivre le travail de celui-ci : l’accompagnement spirituel des frères, des professeurs, des élèves et de tous les membres de la communauté éducative.

Qui est l’homme ?
Né à Mombin-Crochu, dans le Nord-Est, le 18 mai 1981 — date qui coïncide avec la fête du drapeau haïtien — le Père Paul-Fils Bbelotte (S.J.) est le quatrième enfant d’une famille profondément attachée à la foi catholique. Il débute sa scolarité à l’école Notre-Dame de Mombin-Crochu, où il effectue ses études primaires, avant de poursuivre au Lycée National Philippe Guerrier du Cap-Haïtien.
Fortement influencé par le climat spirituel de sa famille — participation aux messes dominicales, prières en foyer… — il choisit de s’engager dans la vie religieuse en entrant au noviciat de la Compagnie de Jésus.
Au service de la communauté religieuse
Une fois son noviciat achevé, il part poursuivre ses études en République dominicaine. Il intègre l’INTEC (Instituto Tecnológico de Santo Domingo), où il réalise un cycle de philosophie de 2006 à 2010. Aux alentours de ses 29 ans, il entame sa période de régence et met ses compétences au service des Jésuites auprès des migrants et de l’organisation “Solidarite Frontalye”, de 2010 à 2012. Cette mission apostolique l’amène à travailler directement sous la responsabilité du supérieur des Jésuites.
Peu après, il s’envole pour le Québec afin d’y suivre une formation théologique de 2012 à 2016, étape déterminante dans son cheminement vers la prêtrise.
Marqué du sacrement de l’Ordre
L’année suivante marque un tournant majeur dans sa vie religieuse. Le 5 août 2017, Paul reçoit l’ordination sacerdotale à la Chapelle Notre-Dame de la Présentation, sur le campus de l’Institution Saint-Louis de Gonzague. Il devient alors officiellement le Père Paul, ou encore Père Polo, franchissant un nouveau palier dans sa vocation.
Interrogé un jour sur ce qui l’a poussé à devenir prêtre, il répond en toute simplicité :
« J’ai été tout simplement attiré par le Seigneur. Je participais régulièrement à la messe et je venais d’une famille profondément catholique. Ce qui m’a le plus motivé, c’était mon désir de me mettre au service de tous, surtout des enfants. »

La mission reprend de plus belle
Depuis son ordination, il occupe divers postes au sein de la Compagnie de Jésus. De 2017 à 2020, il est assistant du maître des novices, chargé de veiller à leur formation humaine, spirituelle et communautaire dans un cadre exigeant et structuré.
Puis, de 2020 à 2025, il devient Directeur du réseau “Foi et Joie Haïti”, qui regroupe plus d’une quinzaine d’écoles. Il y place l’éducation au cœur même de sa mission, convaincu qu’elle constitue la clé du développement humain et social.
Toujours très impliqué dans la vie de la Compagnie, il occupe également le poste de secrétaire de la Fédération des Jésuites d’Haïti.
Depuis le lundi 3 novembre 2025, il a officiellement pris ses fonctions d’aumônier de l’Institution Saint-Louis de Gonzague. Il invite d’ores et déjà chacun — élèves, professeurs, employés et membres de la Direction — à venir le rencontrer lorsqu’un accompagnement spirituel ou humain devient nécessaire.

Un message pour la jeunesse

Fils de l’ordre établi, amoureux de l’excellence et admirateur de la réussite, le Père Paul adresse à la communauté saint-louisienne un message fort, particulièrement destiné aux jeunes :
« Devenez de vrais citoyens. »
Un appel vibrant au patriotisme, à la justice et à la responsabilité.
En retour, la communauté saint-louisienne lui souhaite la plus cordiale bienvenue et le remercie déjà pour son engagement et le chemin qu’il choisit de parcourir avec nous.

J. Christopher LAGUERRE, NS1-JAUNE
Jocepin MAURICE, NS4-ROUGE

Photographie réalisée par Lundy Naej-Xam S4 R

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Match des décennies

Aux premières lueurs du mois de novembre, soit le 7, la Famille Saint-Louisienne a écrit une nouvelle page de sa légende, non pas sur les bancs de l’excellence académique, mais
sur la terre sacrée du terrain d’athlétisme. Semblable à un amphithéâtre romain où sous les yeux
des Frères et des piliers de la Fondation (Moise V. Joseph, Dr Didier Louis, Kelly Jean Pierre), le football était devenu
prétexte à une joute épique où la nostalgie et le rêve de gloire ont flirté avec le ridicule.

L’air était chargé d’odeurs de grillades et de bière Prestige, tandis que les sons afrobeat du DJ accompagnaient la Finale de la Fraternité Intergénérationnelle : Promo 90-99 (les « Génies du Millénaire Précédent ») contre Promo 2000-2010 (les
« Enfants de l’An 2000 »).

Acte I : Le choc des générations

La Promo 90-99, ces vénérables sages dont
l’échauffement consistait à chercher leurs clés de voiture,
entrait sur le terrain sous la houlette du stratège Claude
Ronald. Imaginez Pep Guardiola, mais avec une tactique adaptée aux joueurs dont les conditions physiques requièrent un petit sprint-sieste toutes les dix minutes.

Face à eux, la jeunesse arrogante (mais talentueuse) des 2000-2010.

L’ambiance était électrique. Les enfants des anciens jouaient au ballon sur la piste d’athlétisme, inconscients de la tension qui se jouait à quelques mètres. Même l’ambulancier,
digne d’un danseur étoile, jonglait du cuir. Prêt à soigner les corps, mais surtout à s’amuser.

Au centre de l’attention, le Frère Général Geniaud
Lauture, véritable monument de l’Institution et meilleur
attaquant de sa génération (selon les archives non vérifiées), était prêt à en découdre. Keke Belizaire regardait, sans doute se demandant s’il
aurait dû troquer son costume d’entrepreneur pour des crampons.

Acte II : Le Mythe de René Widson et la Tragédie du Frère

La première mi-temps fut un récital. Et ce spectacle avait un nom : René Widson. Le numéro 16 (Promo 2020), reconnu
à juste titre comme Homme du Match, a porté l’équipe des 90-99 sur son dos d’athlète. C’est lui qui a délivré la magie, inscrivant un but qui restera dans les annales.

Une percée solitaire où il a dribblé deux défenseurs avant de mystifier le gardien, envoyant les spectateurs dans une transe d’Afrobeat. 1-0 !

Pendant ce temps, le Frère Geniaud, en bon milieu relayeur aux « passes invisibles », tentait l’exploit. Les tentatives se
multipliaient, les occasions s’accumulaient. La finition ?
Elle était restée à la maison.

L’histoire retiendra ce coup franc : un tir du gauche, d’une beauté technique insolente, qui aurait pu changer le cours de l’histoire, mais qui manqua le cadre . Le Frère n’aura pas son but. La chance, cette farceuse, préfère visiblement les entrepreneurs aux Frères.

Acte III : La Réponse de l’Âge et le Dénouement Philosophique

Malgré l’âge et les hanches raides, la combativité des deux équipes était digne d’une finale de coupe intercontinentale. La Promo 2000-2010 n’allait pas se laisser humilier. Un but leur fut refusé pour hors-jeu, mais ils revinrent à la charge.

L’égalisation intervint en deuxième période,
signée par le numéro 7, Jean René. Un but de renard des surfaces. Une conclusion
opportuniste qui transperce les gants du gardien salvateur des 90. 1-1.

Le score final, ce fameux match nul, est le symbole parfait de cet affrontement : ni la sagesse ni la jeunesse n’ont pu prendre le dessus, car le destin avait décidé que la victoire était ailleurs.

Après le coup de sifflet final, l’image fut celle de l’embrassade. Les plaisanteries, les
blagues sur les kilos pris et les cheveux perdus, ont remplacé la ferveur.

En tant que jeune écolier de Saint-Louis de Gonzague, observer
ces retrouvailles voir le Secrétaire de la Fondation rire
avec le Frère Général, les entrepreneurs (comme Franco
Ricardi) taquiner les athlètes épuisés est plus qu’une leçon de football.

C’est un modèle de fraternité et de cohésion qui manque cruellement à notre pays. Cet événement bruyant, flamboyant et burlesque, rappelle
avec force que l’unité de la Famille Saint-Louisienne n’est
pas qu’un mot sur un diplôme. Elle est une pratique.

Si ces deux générations ont pu se livrer une guerre symbolique sur le terrain et la clore dans les rires et le
rhum, elles nous montrent que la fraternité n’est pas un
idéal perdu, mais une responsabilité certaines fois oubliée.

C’était ça, la vraie victoire.

Jean Baptiste Dary – NS3 Jaune

Crédit photographique
Mike
Alexandre Fendy – NS4 Rouge

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Se souvenir de notre histoire, c’est apprendre à vivre ensemble autrement

Le 18 novembre 1803 demeure l’une des dates les plus éclatantes de l’histoire universelle. Ce jour-là, à Vertières, près du Cap-Haïtien, les soldats de l’armée indigène firent capituler les troupes françaises commandées par Rochambeau. Cette bataille décisive ouvrit la voie à l’Indépendance et permit, le 1er janvier 1804, la naissance de la première République noire au monde : la République d’Haïti.
Les dignes descendants de ces héros portent encore avec fierté l’héritage de cet exploit incomparable, qui nous libéra du poids écrasant de la servitude. Cette année marque le 222ᵉ anniversaire de cette victoire, dont la portée universelle demeure trop souvent sous-estimée, alors même qu’elle a bouleversé pour toujours le destin des peuples opprimés.
Aujourd’hui, notre pays traverse des heures sombres. Plus que jamais, cette date doit nous pousser à repenser les fondements de notre nation et à redonner sens à notre histoire. Ce qui nous manque, ce qui nous échappe parfois, c’est la fraternité — cette force intime et profonde qui jadis nous unissait et nous rendait invincibles.

Mais la nature, telle un moustique tenace qui revient malgré toutes les tentatives pour l’écarter, nous rappelle qu’il existe toujours une occasion de nous surpasser. Cette fois, c’est à travers le sport, à travers le rêve vibrant d’une qualification pour la Coupe du monde 2026. En ce 18 novembre 2025, une victoire d’Haïti face au Nicaragua nous offrirait la possibilité de réécrire, une nouvelle fois, notre propre légende.
Les Haïtiens doivent se souvenir de qui nous sommes : les héritiers d’une victoire inespérée, les enfants d’un peuple qui n’a jamais reculé devant l’impossible. Lorsque nous sommes unis, lorsque nos voix et nos forces se rassemblent, aucune montagne n’est trop haute, aucun rêve trop audacieux. Le passé ne meurt jamais il est toujours là en train d’attendre sous la surface de notre aujourd’hui.

Grenadye alasoo !

Elie Garel

Photographie réalisée par : Jacques Olivier S4 Bleue

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