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Match des décennies


Aux premières lueurs du mois de novembre, soit le 7, la Famille Saint-Louisienne a écrit une nouvelle page de sa légende, non pas sur les bancs de l’excellence académique, mais
sur la terre sacrée du terrain d’athlétisme. Semblable à un amphithéâtre romain où sous les yeux
des Frères et des piliers de la Fondation (Moise V. Joseph, Dr Didier Louis, Kelly Jean Pierre), le football était devenu
prétexte à une joute épique où la nostalgie et le rêve de gloire ont flirté avec le ridicule.
L’air était chargé d’odeurs de grillades et de bière Prestige, tandis que les sons afrobeat du DJ accompagnaient la Finale de la Fraternité Intergénérationnelle : Promo 90-99 (les « Génies du Millénaire Précédent ») contre Promo 2000-2010 (les
« Enfants de l’An 2000 »).
Acte I : Le choc des générations
La Promo 90-99, ces vénérables sages dont
l’échauffement consistait à chercher leurs clés de voiture,
entrait sur le terrain sous la houlette du stratège Claude
Ronald. Imaginez Pep Guardiola, mais avec une tactique adaptée aux joueurs dont les conditions physiques requièrent un petit sprint-sieste toutes les dix minutes.
Face à eux, la jeunesse arrogante (mais talentueuse) des 2000-2010.
L’ambiance était électrique. Les enfants des anciens jouaient au ballon sur la piste d’athlétisme, inconscients de la tension qui se jouait à quelques mètres. Même l’ambulancier,
digne d’un danseur étoile, jonglait du cuir. Prêt à soigner les corps, mais surtout à s’amuser.
Au centre de l’attention, le Frère Général Geniaud
Lauture, véritable monument de l’Institution et meilleur
attaquant de sa génération (selon les archives non vérifiées), était prêt à en découdre. Keke Belizaire regardait, sans doute se demandant s’il
aurait dû troquer son costume d’entrepreneur pour des crampons.


Acte II : Le Mythe de René Widson et la Tragédie du Frère
La première mi-temps fut un récital. Et ce spectacle avait un nom : René Widson. Le numéro 16 (Promo 2020), reconnu
à juste titre comme Homme du Match, a porté l’équipe des 90-99 sur son dos d’athlète. C’est lui qui a délivré la magie, inscrivant un but qui restera dans les annales.
Une percée solitaire où il a dribblé deux défenseurs avant de mystifier le gardien, envoyant les spectateurs dans une transe d’Afrobeat. 1-0 !
Pendant ce temps, le Frère Geniaud, en bon milieu relayeur aux « passes invisibles », tentait l’exploit. Les tentatives se
multipliaient, les occasions s’accumulaient. La finition ?
Elle était restée à la maison.
L’histoire retiendra ce coup franc : un tir du gauche, d’une beauté technique insolente, qui aurait pu changer le cours de l’histoire, mais qui manqua le cadre . Le Frère n’aura pas son but. La chance, cette farceuse, préfère visiblement les entrepreneurs aux Frères.
Acte III : La Réponse de l’Âge et le Dénouement Philosophique
Malgré l’âge et les hanches raides, la combativité des deux équipes était digne d’une finale de coupe intercontinentale. La Promo 2000-2010 n’allait pas se laisser humilier. Un but leur fut refusé pour hors-jeu, mais ils revinrent à la charge.
L’égalisation intervint en deuxième période,
signée par le numéro 7, Jean René. Un but de renard des surfaces. Une conclusion
opportuniste qui transperce les gants du gardien salvateur des 90. 1-1.
Le score final, ce fameux match nul, est le symbole parfait de cet affrontement : ni la sagesse ni la jeunesse n’ont pu prendre le dessus, car le destin avait décidé que la victoire était ailleurs.
Après le coup de sifflet final, l’image fut celle de l’embrassade. Les plaisanteries, les
blagues sur les kilos pris et les cheveux perdus, ont remplacé la ferveur.
En tant que jeune écolier de Saint-Louis de Gonzague, observer
ces retrouvailles voir le Secrétaire de la Fondation rire
avec le Frère Général, les entrepreneurs (comme Franco
Ricardi) taquiner les athlètes épuisés est plus qu’une leçon de football.
C’est un modèle de fraternité et de cohésion qui manque cruellement à notre pays. Cet événement bruyant, flamboyant et burlesque, rappelle
avec force que l’unité de la Famille Saint-Louisienne n’est
pas qu’un mot sur un diplôme. Elle est une pratique.
Si ces deux générations ont pu se livrer une guerre symbolique sur le terrain et la clore dans les rires et le
rhum, elles nous montrent que la fraternité n’est pas un
idéal perdu, mais une responsabilité certaines fois oubliée.
C’était ça, la vraie victoire.

Jean Baptiste Dary – NS3 Jaune
Crédit photographique
Mike Alexandre Fendy – NS4 Rouge
Visite du Frère Hervé Zamor à Saint-Louis de Gonzague


Ce jour restera gravé dans la mémoire de notre communauté éducative : le Frère Hervé Zamor, Supérieur général de la Congrégation des Frères de l’Instruction Chrétienne, nous a fait l’immense honneur de sa visite à Saint-Louis de Gonzague.
Cette rencontre revêt une signification toute particulière, car il s’agit d’un véritable retour à l’Alma Mater. En effet, le Frère Hervé Zamor, originaire de la Vallée, a fait ses premières armes ici même, en Haïti, où il a consacré les débuts de sa vie religieuse et éducative au service de la jeunesse.
Son message, d’une grande profondeur spirituelle, s’inscrit pleinement dans le thème de l’année scolaire : “Pèlerins sur le chemin de la fraternité.” Il nous a rappelé que les écoles fondées par Jean-Marie de la Mennais ont pour mission d’instruire, d’éduquer, d’évangéliser et de fraterniser.
Selon le Supérieur général, éduquer à la fraternité n’est pas une option : c’est une exigence fondamentale. Il nous a exhortés à former nos élèves à vivre véritablement comme des frères et sœurs, unis dans le respect, la solidarité et l’amour du prochain.


Le Frère Zamor a également insisté sur le fait que l’école est un lieu de “retraite”, non pas au sens d’isolement, mais comme un espace privilégié où se forment les consciences et où s’épanouit l’homme nouveau.
Avec une pédagogie à la fois simple et inspirante, il a développé chaque lettre du mot RETRAITE pour en révéler toute la richesse spirituelle et éducative :
R pour Respect, fondement de toute relation humaine authentique ;
E pour Espérance, moteur de tout engagement éducatif ;
T pour Témoignage, qui nous invite à vivre la fraternité au quotidien ;
R pour Rencontre, car l’éducation est d’abord une expérience humaine partagée ;
A pour Attention, signe de bienveillance et d’écoute ;
I pour Inclusion, rappel que chacun a sa place dans la grande famille éducative ;
T pour Temporalité, symbole de la patience et de la persévérance qu’exige toute mission éducative ;
E enfin pour Empathie, cette capacité à se mettre à la place de l’autre pour mieux le comprendre et l’accompagner.
À travers ces mots, le Frère Zamor nous a invités à réaffirmer notre vocation d’éducateurs et à prendre conscience de la grandeur de la mission qui nous est confiée.
La rencontre s’est conclue dans une atmosphère chaleureuse et empreinte de gratitude. L’école, à travers ses différents cycles, a tenu à offrir de petits présents symboliques au Supérieur général, en signe de reconnaissance et d’immense joie pour cette visite exceptionnelle.
Nos prières et nos pensées les plus fraternelles accompagnent le Frère Hervé Zamor dans la poursuite de sa mission, afin que, partout où il passe, il continue d’inspirer les cœurs et de bâtir des ponts de fraternité.
APS

Se souvenir de notre histoire, c’est apprendre à vivre ensemble autrement


Le 18 novembre 1803 demeure l’une des dates les plus éclatantes de l’histoire universelle. Ce jour-là, à Vertières, près du Cap-Haïtien, les soldats de l’armée indigène firent capituler les troupes françaises commandées par Rochambeau. Cette bataille décisive ouvrit la voie à l’Indépendance et permit, le 1er janvier 1804, la naissance de la première République noire au monde : la République d’Haïti.
Les dignes descendants de ces héros portent encore avec fierté l’héritage de cet exploit incomparable, qui nous libéra du poids écrasant de la servitude. Cette année marque le 222ᵉ anniversaire de cette victoire, dont la portée universelle demeure trop souvent sous-estimée, alors même qu’elle a bouleversé pour toujours le destin des peuples opprimés.
Aujourd’hui, notre pays traverse des heures sombres. Plus que jamais, cette date doit nous pousser à repenser les fondements de notre nation et à redonner sens à notre histoire. Ce qui nous manque, ce qui nous échappe parfois, c’est la fraternité — cette force intime et profonde qui jadis nous unissait et nous rendait invincibles.
Mais la nature, telle un moustique tenace qui revient malgré toutes les tentatives pour l’écarter, nous rappelle qu’il existe toujours une occasion de nous surpasser. Cette fois, c’est à travers le sport, à travers le rêve vibrant d’une qualification pour la Coupe du monde 2026. En ce 18 novembre 2025, une victoire d’Haïti face au Nicaragua nous offrirait la possibilité de réécrire, une nouvelle fois, notre propre légende.
Les Haïtiens doivent se souvenir de qui nous sommes : les héritiers d’une victoire inespérée, les enfants d’un peuple qui n’a jamais reculé devant l’impossible. Lorsque nous sommes unis, lorsque nos voix et nos forces se rassemblent, aucune montagne n’est trop haute, aucun rêve trop audacieux. Le passé ne meurt jamais il est toujours là en train d’attendre sous la surface de notre aujourd’hui.
Grenadye alasoo !
Elie Garel
Photographie réalisée par : Jacques Olivier S4 Bleue

APSL : voix et mémoire de la jeunesse saint-louisienne


Notre logo, comme vous l’aurez sûrement remarqué, est un livre ouvert. Un livre qui représente l’esprit de la jeunesse, un esprit qui devrait s’ouvrir afin d’apprendre et d’assimiler de nouvelles notions. Cependant, de nos jours, avec la fulgurante expansion des écrans, les jeunes délaissent les livres, la lecture, l’essence même, la base de toute connaissance que l’on aimerait acquérir.
Disait-on « Si vous voulez cacher quelque chose à un noir, mettez-le dans un livre » … Voilà une phrase qui, normalement, devrait sembler raciste au premier abord qui pourtant, se rapproche plus qu’on ne le pense de la réalité , de notre réalité de jeunes, peu importe notre couleur de peau.
De nos jours, beaucoup de jeunes délaissent la lecture, abandonnant ainsi l’essence même de la connaissance et de la réflexion. Nous laissons notre esprit se détériorer, absorbé par certaines plateformes nocives, mais qui, à cause de leur popularité, continuent de nous attirer…
L’APSL de retour aux premières loges !
Quelle ne fut pas ma surprise en entendant l’un des élèves de la promotion finissante déclarer que, jusqu’à l’année précédente, il ignorait l’existence de l’APSL ! Et, qui plus est, il s’agissait d’un élève présent à l’institution depuis la première année. Comme la plupart d’entre vous l’auront déjà deviné, l’APSL, ou encore APS, n’est autre que l’Association Presse Saint-Louisienne. Nous sommes, tout d’abord, contrairement à ce que pourraient penser certains, dépendants de la direction de l’institution. Ce qui, pour autant, ne signifie pas que nous n’avons pas de hiérarchie. Nous sommes des élèves de l’école qui se sont dévoués à la pérennisation de ce journal, sous la supervision d’un coordonnateur : M. Garel Blaby.


Début
M. Garel est le fer de lance de l’APSL, présent depuis sa création, qui remonte à 2020, en pleine pandémie de COVID-19. Rien que cette évocation suffit à nous faire comprendre à quel point le travail a dû être difficile pour lui au cours de ces dernières années.
Dans cette optique, j’aimerais honorer nos prédécesseurs qui ont su, par leur intelligence et leur amour pour l’institution, aider, soutenir et assister M. Garel à travers les années et les difficultés. Un grand merci, messieurs.
Au fil des ans, l’APSL a dû, comme tout le monde, faire face aux difficultés de la vie et de notre quotidien en tant qu’Haïtiens : la pandémie de COVID-19, et bien sûr, l’insécurité qui sévit dans nos rues depuis maintenant trop longtemps. Mais ce n’est pas une raison pour nous d’abandonner.
Au cours de son existence, l’APSL a réalisé de nombreux travaux remarquables : nous avons couvert plusieurs événements, célébré nos disparus, mis en avant divers talents émergents de notre institution. Et surtout, nous avons mené des entrevues avec certains professeurs afin de retracer leur parcours à travers le monde de l’enseignement.
Nous sommes conscients de ne pas avoir été aussi réguliers que nous l’aurions dû. Nous nous engageons donc à publier, chaque quinzaine, des articles, des poésies, des entrevues et des réflexions, pas uniquement en rapport avec Saint-Louis, afin de toucher un public plus large.
Nous comptons en profiter pour redorer notre blason de Saint-Louisiens, qui a encaissé bien des coups à cause de nos erreurs à tous. Relevons la tête, Saint-Louisiens !
Registre Roshnald Mardochée, S4 Rouge
https://www.instagram.com/apsl_slg?igsh=MWN0ZmQ4bGo2ZDhmZg== (lien de la page Instagram)
DEBUT EN FANFARE

Prévue initialement pour septembre, la rentrée des classes avait été repoussée à octobre, semant le doute chez plus d’un. Pourtant, bien avant cette reprise officielle, les athlètes de l’Académie avaient déjà renoué avec les entraînements, conscients des défis à venir dans le calendrier sportif et déterminés à repousser leurs limites. Comme à chaque édition, l’Académie a enregistré un nombre important de nouvelles inscriptions. Les 26 et 27 septembre, l’épisode Back To School 2.0 s’est imposé comme un véritable rendez-vous pour la jeunesse
sportive haïtienne, avide de renouveau et d’espoir.
Durant ces deux journées, le sport était à l’honneur. Des équipes masculines et féminines, issues de différentes catégories et venues de plusieurs régions, se sont affrontées dans une ambiance à la fois compétitive et fraternelle. L’événement a également été marqué par une cérémonie de distinction, rendant hommage à plusieurs figures emblématiques du sport haïtien. Mais, comme souvent sous nos tropiques, la météo s’est invitée à la fête. La pluie, imprévisible et tenace, a perturbé le déroulement de la compétition. Le staff a retroussé ses manches pour faire face à l’assaut, mais la contre-attaque des averses a rapidement envahi la cour, ralentissant le rythme et forçant le report de certaines disciplines. Les phases finales ont donc été reprogrammées pour le samedi 4 octobre, huit jours plus tard.
Interrogés, quelques athlètes ont partagé leurs impressions sur l’événement : « Pour moi, ce genre d’activité démontre la soif de la jeunesse de s’exprimer. » « Le sport doit être et peut être un levier du changement auquel aspirent les Haïtiens. » « Même sur la scène internationale, c’est cela qui permet de parler d’Haïti positivement, comme récemment avec Dumornay, nominée au Ballon d’Or. »


Le sport, qu’il soit individuel ou collectif, est une activité physique ou intellectuelle visant à développer les capacités physiques et mentales de l’être humain. Il favorise l’esprit de compétition, la discipline, le respect et la solidarité. Mais il ne se limite pas aux jeux ou aux compétitions. Le sport est aussi un moyen d’expression, de bien-être et de cohésion sociale. La journée s’est finalement conclue par la remise des médailles aux champions. Ce qui a surtout retenu l’attention, c’est la gratitude des joueurs : bon nombre d’entraîneurs ont été portés en triomphe, en signe de reconnaissance et d’admiration.
En définitive, Back To School 2.0 n’a pas seulement marqué la reprise des activités sportives ; il a ravivé la flamme d’une jeunesse qui croit encore en ses rêves, malgré les obstacles. Une jeunesse qui court, non seulement derrière un ballon, mais aussi vers un avenir meilleur.
Delmas Yvener Jeffley, S4 verte

Rencontre mémorable avec le Frère Supérieur Général à Saint-Louis de Gonzague


Un fils du pays, un frère de
retour chez lui
Originaire de la Vallée de Jacmel, le Frère Hervé Zamor a tracé ses premiers sillons ici, en Haïti, au cœur d’une société qui a façonné son esprit et nourri sa foi. C’est d’abord dans la communauté Haitienne qu’il a planté les premières graines de son engagement au service de la jeunesse, qu’il a appris à écouter, à servir, à aimer. Revenir sur ces terres n’était donc pas un simple déplacement : c’était un pèlerinage intérieur, un moment d’intense reconnaissance et d’humilité. Les couloirs, les voix, les visages… tout semblait lui rappeler la promesse de ses débuts, la ferveur
de ses premiers pas dans la mission
mennaisienne.
Un accueil fraternel et vibrant
Dès son arrivée, l’école vibrait d’une chaleur rare. Les élèves, pleins de fierté et d’admiration, lui ont offert un accueil empreint de respect et d’affection. Les chants, les sourires et les couleurs de la journée traduisaient cette joie collective d’ouvrir les portes de Saint-Louis à celui qui, bien au-delà des frontières, porte haut les valeurs de notre communauté éducative. Le Frère Zamor a répondu à cette affection par la simplicité d’un regard, la douceur d’un mot, la profondeur d’une écoute. Il s’est approché des élèves, leur a serré la main, leur a parlé comme un frère parle à ses cadets : avec tendresse et modestie.
Ce jour-là, un souffle d’émotion et de lumière a parcouru les murs de notre école : celui d’un passage spécial, d’un retour au berceau d’une vocation. La communauté toute entière: le directeur général le Frère Géniaud, professeurs, élèves, notamment le Frère Simon s’est réunie dans une même ferveur pour accueillir le Frère Supérieur Général, le Frère Hervé Zamor, venu en visite fraternelle sur le sol où tout a commencé pour lui.


Un message qui touche l’âme
Son message fut à la fois une leçon de vie et un appel à la transformation intérieure. Avec des mots simples, il a éveillé les consciences et nourri les cœurs : « Tout ce que vous faites, faites-le bien. » Cette phrase, d’apparence ordinaire, résonne comme un credo. Elle nous rappelle que l’excellence n’est pas une option, mais une manière d’aimer ; aimer ce que l’on fait, aimer ceux que l’on sert, aimer la vie que Dieu nous confie. Il a invité les jeunes à être des artisans de paix, à porter la joie là où la tristesse s’installe, à bâtir des ponts d’unité dans un monde souvent divisé.
Il a insisté sur la persévérance dans l’étude et dans le travail, rappelant que chaque effort, aussi discret soit-il, forge le caractère et prépare l’avenir. Mais surtout, il a parlé du courage de croire, de la force de l’espérance et de la beauté de la foi vivante : celle qui inspire à agir, à servir et à aimer sans mesure.
Une leçon d’humanité
Ce message, s’il s’adressait à la jeunesse
Saint-Louisienne, allait bien au-delà des
classes et des murs de l’école.
Il rejoignait l’humain en chacun de nous,
cette part de lumière qui cherche à
grandir, à donner un sens à l’effort, à
transformer chaque journée en offrande.
Le Frère Zamor a rappelé que
l’éducation n’est pas seulement une
transmission de savoirs, mais avant tout
une mission de vie : celle d’aider chaque
jeune à devenir un être de paix, de foi et
de service. Dans un monde qui valorise la vitesse et la performance, il nous a rappelé
l’importance de la profondeur, de la
constance et de la fidélité du cœur.


Une flamme ravivée
En quittant l’école, il a laissé derrière lui plus qu’un souvenir : une flamme. Une flamme d’espérance, de courage et d’engagement, que chaque élève porte désormais dans son cœur. Cette journée n’a pas seulement honoré Saint-Louis de Gonzague ; elle l’a renouvelée de l’intérieur. Elle a redonné sens à sa mission, force à notre communauté et éclat à notre foi. Car au-delà des discours et des cérémonies, ce jour demeurera comme une rencontre de cœurs, un moment où le passé, le présent et l’avenir se sont rejoints dans la même lumière : celle du don de soi, de la fraternité et de l’espérance.
La visite du Frère Supérieur Général fut plus qu’un événement institutionnel. Elle fut un temps de grâce, un appel à grandir en humanité. Elle nous rappelle que Saint-Louis de Gonzague n’est pas seulement une école, mais une famille vivante, un havre de foi et de fraternité, où se forment les artisans de paix, les bâtisseurs d’unité, les porteurs de lumière.
Jhosué R. Labousse NS4 Rouge
Photographie réalisée par: Alexandre Mike ( S4 Rouge )

Pèlerins sur le chemin de la fraternité

Marcher ensemble vers l’essentiel
Dans ce combat qu’est l’existence, chacun de nous avance tel un pèlerin, porteur d’espoirs, de blessures et de rêves. La fraternité, ce cercle important qui rassemble les êtres humains, ne se décrète pas : elle se construit pas à pas, dans l’humilité et la sincérité. C’est un chemin exigeant, parfois semé d’inconvénients et d’incertitudes mais riche en rencontres et en enseignements.
Le pardon, premier pas vers la fraternité
Pour progresser sur cette voie, il faut apprendre à marcher avec l’autre, à son rythme, dans le respect de ses différences.
Le premier pas vers la fraternité est souvent le pardon. Dans nos relations humaines, les malentendus, les erreurs et les conflits sont inévitables. Cependant, c’est en choisissant de pardonner que nous brisons les chaînes du ressentiment.


L’écoute, une présence qui unit
Il existe encore une attitude très forte c’est l’écoute, laquelle consiste en une présence à l’autre, sans jugement ni précipitation. Écouter véritablement, c’est accepter de faire taire sa propre voix un instant pour accueillir celle de l’autre. Dans un monde où chacun cherche à être entendu, savoir écouter devient un acte de fraternité. Cela ouvre la porte à la compréhension, à la reconnaissance mutuelle, et à la cohabitation pacifique, même avec ceux qui ne pensent pas comme nous.
Il serait superflu de réécrire ici tout ce nous avons partagé sur le thème retenu pour cette année scolaire mais la seule certitude c’est que chaque membre de la grande famille mennaisienne se servira de celui-ci comme un flambeau au milieu des obstacles que la vie lui réserve.


Un souhait de rentrée sous le signe de la fraternité
L’Association de Presse Saint-Louisienne interpellée elle aussi par ce thème profite de ce premier jour de classe afin de souhaiter une excellente rentrée scolaire et une bonne année académique à tous les professeurs, élèves et parents! En cette nouvelle année placée sous le signe de la fraternité, cultivons ensemble le respect, l’écoute et la solidarité. Chaque jour est une occasion de tendre la main, d’aider un camarade, de soutenir un collègue ou de dialoguer avec bienveillance.
Construire ensemble une école de solidarité et d’unité
L’école est un lieu où les différences deviennent des richesses, et où l’unité se construit dans la diversité. Que cette rentrée soit l’occasion de renforcer les liens entre tous les membres de la communauté éducative. En travaillant main dans la main, nous pourrons bâtir un climat serein, propice à l’apprentissage et à l’épanouissement de chacun. Soyons unis dans nos efforts et généreux dans nos relations.

Promotion Nobilis – un souvenir indélébile

Un Passage Marquant
Il y a des moments qui méritent d’être fixés à jamais sur la toile des souvenirs. Et sur cette dernière, mon coup de pinceau final tâchera à l’encre indélébile le nom de la promotion Nobilis. Pour cette ultime esquisse, je fais le choix d’immortaliser un moment figé : la cérémonie de graduation des seniors de la promotion 2024-2025, notre promotion.
Un Souvenir Indélébile
C’est l’occasion pour moi de peindre l’instant qui cristallise notre passage à l’âge adulte. Ce jour-là, entre fierté et mélancolie, nos pas ont résonné à la chapelle comme une promesse tenue. Dans cet article, jetons un regard à la fois lucide et ému sur ce rite que nous avons vécu ensemble.


Un Début Solennel
La cérémonie de graduation de la promotion Nobilis a débuté avec solennité : les finissants ont défilé, tête haute, vêtus de leur costume gris, cravate et chemise noire, guidés par l’émotion de ce jour tant attendu.
Une Célébration Participative et Spirituelle
C’est dans une atmosphère de recueillement, mais également très participative, que la célébration eucharistique s’est déroulée, marquant la dimension spirituelle de notre passage. Les finissants y ont pris une part active, soutenus par quelques élèves de S3, assumant pleinement leur rôle de serviteurs dans cette étape symbolique.

Accueil Chaleureux et Hymne National
Tout de suite après un petit goûter convivial, les familles et invités ont repris place dans la chapelle, où s’est tenue la cérémonie officielle. Le maître de cérémonie, M. Élie Garel, professeur respecté de l’institution, a ouvert les festivités par un mot d’accueil chaleureux. L’hymne national fut entonné avec fierté sous la direction de Valcin Christopher, qui a plongé l’assistance dans la solennité de l’événement.
Une Cérémonie Rythmée par la Musique et l’Art
La cérémonie s’est déroulée en plusieurs vagues, chacune composée de trois groupes de dix récipiendaires, entrecoupées de moments de détente et d’expression artistique, reflets du talent et de la sensibilité de notre promotion, autant de valeurs que chérit l’institution.


Discours Inspirants : Entre Émotion et Réflexion
Parmi les moments forts : le discours profond et touchant de M. Salomon Saturné, affectueusement appelé « Sasa« , professeur de français et de philosophie, dont les mots ont su à la fois émouvoir et inspirer.
Puis, place fut faite à la musique, avec des interprétations poignantes telles que « Mèsi Manman« , chantée par Delva Dave Andrew, Michel Ashley Guerlin et St-Fleur Oubenchie, ou encore « The Night », portée par les voix de Dorcély Lerby Joseph et Cétoute Stanley Chrislain.
Souvenirs partagés
Un autre temps fort a été le slam, écrit et déclamé par St-Louis Marcus, Saint-Louis Rick-Joëy et Glaisil Daveson Messi, dont les vers ont su capter l’essence de notre vécu et refléter notre présent, entre lutte, amitié et espoir.
Puis deux de nos camarades, Germeil Schneïder et Dorcély Lerby Joseph, ont pris la parole pour nous livrer un message sincère, ponctué de souvenirs partagés et d’un regard tourné vers l’avenir.


La Chanson « Nobilis » : Hymne à la Fraternité
Le moment fut aussi marqué par la prestation de la chanson officielle de la promotion, intitulée « Nobilis », interprétée par St-Surin Christopher Frantzcy, Michel Ashley Guerlin, Fénélus Pranann Guerschon J. Saddhaël et St-Fleur Oubenchie, un véritable hymne à notre fraternité.
Messages de la Marraine et du Parrain : Audace et Espoir
Le discours de la marraine de la promotion, Mme Christine Coupet Jacques, a été un appel vibrant à l’audace, à la responsabilité et à la fidélité envers nos valeurs. Quant au parrain, M. Jean-Philippe Brun, ancien de l’institution, il a prodigué des conseils et transmis un message d’espoir, nous invitant à rester debout et dignes, car des épreuves sont à venir.

Le Discours du Président de la Promotion
Le président de notre promotion, Joseph Michel Ariel, a ensuite livré un discours chargé d’émotion, retraçant notre parcours, nos défis, nos souvenirs… et notre avenir commun. Son message, empreint de gratitude et de fierté, restera gravé dans nos cœurs.
Le Rituel de Passation du Flambeau
Vint enfin le rituel de passation du flambeau, symbole de continuité, où un élève de S3 reçut des mains des finissants la promesse de garder vivantes les valeurs saint-louisiennes, promesse qu’il fit à son tour au nom de sa promotion.


Un Dernier Au Revoir : Hymne de l’Institution et Messages de Clôture
L’hymne de l’institution, chanté avec ferveur et guidé par Gaëtan Lafontan, un ancien de la promotion précédente, résonna dans la chapelle comme un dernier au revoir vibrant, écho de l’espoir.
Une Dernière Rencontre : Le Goûter d’Adieu
La journée s’est terminée par une collation partagée dans les différentes cafétérias du secondaire et du troisième cycle, où l’émotion était palpable. On a chanté, on s’est enlacé, on s’est promis de se revoir.
Ce fut un dernier souffle collectif, une ultime explosion d’émotions, avant que chacun ne prenne doucement mais sûrement le chemin de son avenir.


La Promotion Nobilis : Une Page Se Ferme, Mais le Livre Continue
La promotion Nobilis, par son nom, par ses voix, par ses silences aussi, a su marquer son passage à Saint-Louis de Gonzague avec noblesse, justesse et authenticité. Ce jour-là, nous avons tourné une page, mais sans pour autant refermer le livre. Ce jour-là, nous avons grandi et mûri.
St-Louis Marcus S4R.
Souvenirs en vidéos…
Gallerie d’images…
La malédiction du collier

Depuis tout petit j’ai toujours été attiré par l’occultisme. Ma chambre reflète parfaitement cette orientation pour ne pas dire obsession. Une collection de bougies de toutes les couleurs, des sels et des fers à cheval sensés éloigner les mauvais esprits, les livres de ma petite bibliothèque également faisaient référence au spiritisme. Ainsi par hasard en me promenant au marché de Pétion-Ville, mes yeux se portèrent sur un collier parsemé d’inscriptions bizarres bien en vue sur l’étalage d’une marchande aux yeux d’un vert de jais et aux allures de druidesse.

Depuis l’achat de ce collier je me sentais différent et l’avertissement de la vieille dame était devenu fragmentaire dans ma mémoire. Et pour revenir au collier, j’y étais addicté. Je le gardais autour de mon cou en tout temps ; au repas, en promenade et même à la salle de bain. Je ne pouvais plus m’en passer. Un jour quelque chose de singulier attira mon attention. De temps en temps, je ressentais des maux partout ; au dos, aux pieds, etc. C’était étrange car je suis de nature sportive et je ne m’imaginais pas dans ces conditions.

Changement tout aussi bizarre, suivant une fantaisie depuis ma puberté, j’avais placardé à la porte de ma chambre une sorte de règle en carton de 2 mètres, me permettant de prendre connaissance de ma taille à mon gré. Ce matin-là après ma toilette je me postai devant la “règle” et vit avec étonnement que j’avais perdu 7 centimètres! Oui, 7… comme si j’étais devenu voûté. Un frisson d’horreur me parcourut, je fus sorti de ma torpeur par la sonnerie de mon téléphone. Je décrochai et reconnus la voix d’un de mes amis m’invitant à une “Party”. Après lui avoir assuré ma venue, il me prévient que la fête se prolongerait jusqu’au soir… vendredi soir.

Qui dit fête tardive, dit libations. Mais comme je n’adhérais pas vraiment aux mœurs lascives de mes camarades lors de ces genres de soirées, je me mis au balcon, une bière à la main, en quête d’un vent frais. Telle ne fut ma surprise quand une jeune fille s’approcha de moi sans un bruit. Elle leva la tête, me regarda en plongeant ses yeux verts et me tint ce langage : “Tu ne m’as point écoutée, l’autre jour, c’est donc à toi d’assurer ma relève pour la malédiction du “Collier de Vendredi”. Elle disparut comme par enchantement, mon cerveau devint engourdi et tout devint noir.

J’ouvris les yeux. Des bruits confus parvinrent à mes oreilles. Je portais un large chapeau de latanier pour me protéger du soleil. Je pris conscience de l’endroit où je me trouvais. J’étais à Pétion ville, le corps douloureux sous le poids d’une étrange vieillesse et essayant de vendre un collier parsemé d’inscriptions bizarres.
Métellus Marc Daniel II
Un modèle et Un pilier à l’école
Dans le grand récital de la vie, l’Institution Saint-Louis de Gonzague a vu passer bien des mélodies humaines. Certaines, éphémères comme des notes volées au vent , d’autres marquantes comme un accord parfait. Et parmi toutes ces présences, certaines résonnent encore comme un thème principal. Il en fait partie.

Professeur dévoué, soutien fidèle, il est ce chef d’orchestre discret qui sans jamais chercher à occuper le devant de la scène, donne le tempo juste à ceux qu’il guide. Il est à la fois le métronome de la rigueur et la partition de la bienveillance.
Un mentor, sans conteste. Il nous rappelle sans cesse l’essentiel, nous invitant à accorder nos actions aux bonnes valeurs, à jouer la gamme de l’effort, et à viser la note juste, même lorsque la mélodie semble difficile à suivre.
Il arrive parfois que nous jouions faux, que nous le décevions malgré tout. Et cela lui cause une peine sincère. Mais toujours, avec patience, il nous aide à réaccorder notre instrument, à retrouver le bon rythme, à affiner nos gestes et nos pensées. Ses conseils sont comme des gammes à répéter encore et encore, jusqu’à ce qu’elles deviennent des évidences
Il nous apprend à poser nos pas avec justesse, à transformer nos hésitations en arpèges solides. Il est cette basse continue, discrète mais essentielle, qui soutient nos envolées.
Sans jamais chercher l’admiration, il la suscite. Sans réclamer le respect, il l’impose naturellement par son humanité, sa constance, ses sacrifices, et la passion avec laquelle il transmet. Il est une voix qui inspire, une note claire et stable dans le tumulte
Né un 8 mai, la vie l’a poussé vers l’école. Plus de dix ans à l’institution Saint-Louis de Gonzague, et trente ans au service des jeunes haïtiens, qu’il forme avec rigueur, dans l’espoir d’ajouter sa pierre à l’édifice.
DVS, Professeur de sciences sociales et de citoyenneté.
Nous tenions à le féliciter pour ce qu’il incarne et les services rendus à l’école.
Merci, Monsieur César, d’être cette présence inspirante.
Merci de nous accompagner avec tant de justesse et de droiture.
Joseph Ilderson
Une journée aux grandes sensations à l’Institution Saint-Louis de Gonzague
16 Mai en Fête
Une journée au couleur vives, ce vendredi 16 mai 2025, l’Institution Saint-Louis de Gonzague a vibré au rythme d’une journée culturelle et récréative exceptionnelle, organisée à l’occasion de la fête du drapeau et de la journée des enseignants. Ces quelques heures festives ont étées marqué par nombreuses activités que ce soit sportives, jeux ludiques, concours de génie et moments de détente. L’ambiance chaudoyante a conquis toutes les classes, du primaire au secondaire. Élèves, enseignants et membres de la direction se sont réunis dans un esprit de célébration et de camaraderie, donnant vie à une journée conviviale marquée par la joie, l’engagement, le partage et surtout la bonne humeur.
La fête au primaire : un tourbillon de couleurs et de joie


Au niveau du primaire, la journée a été particulièrement animée, et même la cour reflétait l’esprit festif de l’événement. Des drapeaux multicolores étaient accrochés aux arbres, et les élèves portaient fièrement des maillots rouges et des jeans bleus, à l’image de notre bicolore national. Certains parents, présents comme accompagnateurs volontaires, se sont également joints à la fête.

De nombreuses activités ludiques ont été organisées pour les enfants, auxquelles les enseignants et même le Frère Directeur ont pris part avec enthousiasme. Parmi ces jeux, on peut citer la course en sac, la course à l’aveugle, sans oublier des représentations théâtrales et bien d’autres animations préparées spécialement pour marquer cette journée exceptionnelle.

Cette célébration, organisée un peu en avance pour commémorer dignement la fête du drapeau, a su raviver la joie, la gaieté et la bonne humeur chez tous les participants. Pour ma part, les instants que j’ai passés au primaire m’ont profondément émerveillé.
Saint Louis Marcus
Des activités animées au troisième cycle malgré une faible affluence.

Au troisième cycle, il y avait peu d’élèves. Les matériaux étaient bien présents, mais ils n’ont pas pu être pleinement exploités faute de participants.Cela n’a pourtant pas empêché les élèves présents de profiter pleinement de leur journée. Ils ont su organiser eux-mêmes plusieurs jeux, dans une ambiance détendue et joyeuse. Parmi toutes les activités proposées, c’est la chaise musicale qui a attiré le plus de monde et suscité le plus d’animation.Peu nombreux mais motivés, les élèves ont su prouver que parfois, il suffit d’un petit groupe et d’un bon esprit pour passer un excellent moment.
Joseph Kerlens Elden
Une organisation festive et bien pensée

La journée culturelle en l’honneur du drapeau et des enseignants a été célébrée avec brio à l’Institution Saint-Louis de Gonzague. Pour le troisième cycle, les festivités ont commencé par le traditionnel rassemblement et une prière. Frère Rocky avait tout prévu : un DJ avec un système sonore de qualité a assuré une ambiance des plus festives.Les élèves ont participé à divers jeux tels que la chaise musicale, la course en sac, la course à l’œuf… Les gagnants ont été récompensés par des jouets, des livres et même de petites voitures. Des jeux de société étaient également proposés dans des clubs payants, et une parade des élèves du primaire a enrichi la matinée.
Sur le plan sportif, les tournois interclasses de basket-ball et de football ont suscité un grand engouement. La finale très attendue de football des 9e années s’est conclue par une victoire éclatante.Une journée bien remplie, riche en joie, en musique et en esprit de camaraderie.
Joseph Ilderson
Le secondaire en liesse : sport, détente et camaraderie


La journée a débuté comme un matin ordinaire. Dans la cour, les groupes d’amis discutaient comme à l’accoutumée. À 7 h 30, la sonnerie a retenti, mais cette fois, les élèves ne sont pas allés en classe. Après la prière et la montée du drapeau, place à la détente : c’était une journée récréative.

La première grande animation fut la finale du concours de génie, suivie de nombreux matchs de volley-ball, de basket-ball et de football. Les activités sportives se sont enchaînées dans une ambiance à la fois compétitive et festive, renforçant les liens entre élèves.
Das Christopher
Le concours de génie : un duel intellectuel mémorable

Le concours de génie a été l’un des moments les plus marquants de la journée au secondaire. Bien que son lancement ait été retardé en raison d’un manque de participants, il a finalement débuté vers 9 h 35.
La grande finale a opposé la S4A à la S3B. Malgré une avance initiale de la S3B, la S4A a su inverser la tendance grâce à sa détermination. Parmi les figures marquantes de cette finale, on retiendra Dabady, expert en football, et Georges, véritable prodige de la chimie. Même hors de l’équipe gagnante, Joseph Ilderson s’est illustré comme l’un des meilleurs joueurs, confirmant son talent et sa rigueur

La présence de nombreux enseignants, ainsi que des Frères Geniaud et Jerry, a donné un cachet solennel à l’événement. L’organisation exemplaire de la S4 a permis à cette activité de se dérouler dans les meilleures conditions. Une compétition intense, riche en émotions et porteuse de l’excellence académique chère à notre établissement.

Ce fut une journée mémorable qui, sans doute, restera gravée dans les esprits comme un rare moment de cohésion, de rires et de fierté collective. À travers les différentes activités, les élèves ont su démontré leur créativité, leur esprit d’équipe et leur enthousiasme, tandis que les éducateurs et les Frères ont encadrer l’événement avec brio. À Saint-Louis de Gonzague, au-delà de l’excellence académique, ce sont aussi ces instants de vie partagée qui forgent l’âme de l’institution.
Saint Louis Marcus
Les grandes victoires sportives : entre passion et esprit d’équipe.

Après la finale du concours de génie, une série de rencontres sportives a animé le reste de la journée au secondaire. La SLG Académie s’est imposée 2-0 face à l’équipe Volley 2000 lors du match de volley-ball.

Les équipes de S3 ont remporté les championnats de basket-ball et de futsal. La journée s’est terminée en beauté avec la traditionnelle rencontre de football des finissants, un moment fort attendu par toute la communauté.
Ce jour-là, l’institution a retrouvé un souffle de joie, de convivialité et de fraternité, rappelant l’esprit même de Saint-Louis.
Delmas Yvener
À l’honneur des enseignants

Durant la semaine marquant la fête des professeurs, l’école a été débordée d’activités. Cependant la direction a quand même tenu à souligner cet événement à la cafétéria du secondaire ce lundi 19 mai.

Le corps professoral, les membres de l’administration, le personnel, tout le monde était présent. Il faut dire que la direction désirait par dessus tout faire comprendre à chaque maillon de la communauté saint-Louisienne qu’il est d’une importance capitale pour la bonne marche de l’institution. Dans une ambiance fraternelle, chacun a reçu un cadeau à son nom et le gâteau n’a pas été oublié non plus.

Le Fr Geniaud dans un discours de circonstance a rappelé que : chaque enseignant a le souci de former la tête mais aussi le cœur et qu’être enseignant est une vocation avant même d’être une profession. Il a surtout rappelé qu’un enseignant est un mentor silencieux qui façonne l’avenir des apprenants en les inspirant et en leur apprenant à viser haut et grand. Un grand merci aux professeurs pour tant de dévouement et d’abnégation !
DRILL
Former les bâtisseurs de demain par la robotique et l’innovation

DRILL
À l’heure où les sciences et les technologies façonnent l’avenir, le programme DRILL (Dynamics, Robotics and Independent Learning Lab) ouvre une porte passionnante aux jeunes haïtiens. Initié par la Fondation Hector en partenariat avec , Fondation du Groupe ProFin, ce camp de formation en robotique de 20 heures a été accueilli à l’Institution Saint-Louis de Gonzague, où quinze lycéens, dont moi-même et quelques-uns de mes camarades, ont eu la chance d’y participer.
Des robots et des rêves
DRILL, c’est bien plus qu’un simple atelier. C’est un espace d’exploration pendant deux week-ends, nous avons plongé dans un univers que beaucoup de jeunes haïtiens ne peuvent qu’imaginer : un makerspace, des outils techniques, des robots programmables… et surtout, un espace pour oser, apprendre, se tromper, recommencer… Avec l’aide de formateurs passionnés, nous avons appris à manipuler des outils simples mais précis, comprendre l’importance des règles de sécurité, puis étape par étape, construire un robot suiveur de ligne à partir d’un Arduino capable de suivre une trajectoire autonome grâce à des capteurs infrarouges.
À la fin du camp, chacun de nous avait non seulement un robot fonctionnel, mais aussi un nouveau regard sur ce que la science peut accomplir.


« Chaque étape de fabrication nous rapproche d’une solution réelle«
Personnellement, DRILL m’a permis de relier mes connaissances théoriques à des applications concrètes. J’avais déjà découvert un peu de programmation à travers mes cours d’informatique, mais ce programme m’a plongé dans une approche pratique, où l’erreur devient apprentissage, et où chaque étape de fabrication nous rapproche d’une solution réelle.
Apprendre et Grandir ensemble
Ce que j’ai le plus apprécié, c’est l’ambiance collaborative du groupe, la pédagogie active des formateurs, et surtout la confiance qu’on nous a accordée. Pas besoin d’être un expert en sciences pour y participer : DRILL est gratuit, accessible à tous, et aucune connaissance préalable n’est exigée.


L’Innovation commence ici
Au final, DRILL m’a confirmé que l’innovation n’est pas un luxe réservé aux pays riches. Elle commence ici, chez nous, dès que des jeunes reçoivent les bons outils, l’inspiration, et l’espace pour créer.
J’espère que ce programme pourra s’élargir et toucher d’autres écoles. Car si Haïti veut construire un avenir durable, c’est par l’éducation pratique, la créativité et la technologie adaptée qu’elle y parviendra.
Joseph Ilderson Christian
L’écriture, arme silencieuse et pont d’espoir.

Écrire pour ne pas se taire
Je rappelle assez souvent aux différents rédacteurs en herbe de l’APS que l’écriture est une arme silencieuse, un outil puissant qui nous aide à combattre l’inadmissible. Elle nous permet aussi de préserver ce qu’il nous reste d’émerveillement potable et c’est alors que tous les cris piétinés germent en révolte.
Celui ou celle qui accouche ses sentiments sur du papier est un artiste obstiné, s’accrochant avec ténacité, traquant l’aube tout en remontant le fil du temps, pièce par pièce. Écrire octroie la parole aux révoltés comme aux résignés, assurant ainsi l’équilibre naturel que le Grand Architecte avait instauré depuis des temps immémoriaux.

Une lettre, Un champion
Parfois, mes mots effleurent des oreilles attentives, touchent des âmes qui s’abreuvent de mes conseils, que j’ose espérer judicieux.
Aujourd’hui, l’Association de Presse Saint-Louisienne est plus que fière de l’un de ses rédacteurs : Metellus Marc Daniel.
En effet, il a remporté le premier prix national du concours épistolaire organisé par l’Office National de la Poste. Sa lettre, pleine d’émotion et adressée à la mer, a profondément ému le jury. Elle représentera désormais notre pays au concours international.
Ce jeudi 22 mai, une délégation de la Poste s’est rendue à l’école pour féliciter notre lauréat et lui remettre officiellement son prix.
Félicitations encore à notre champion !

Un jeune prodige
Gagner ce concours, bien que national pour l’instant, suscita chez moi de la satisfaction ainsi que de la surprise, car remporter une victoire de cette envergure fut une première dans ma vie. En soi, ce fut un défi à surmonter et une nouvelle source d’apprentissage. Mes mots sont faibles pour exprimer ma gratitude à tous ceux qui ont cru en moi. Je suis très confiant pour la suite tout en espérant que ma victoire soit une source de motivation pour ceux qui ne se lancent pas de peur de ne pas être lus ou compris
Metellus Max Daniel

La parole au-delà des frontières
Pour conclure, je dirais qu’il nous faut plus que jamais prendre soin de ce pont qu’est l’écriture. Car elle est la seule lisière capable de relier les mondes, par-delà nos divergences.
Au paysan qui cherche son chemin dans la brume du matin, à celui qui entend le cri perçant des bombes à Gaza, à celui encore pris dans l’étau des balles en Haïti, nos plumes sont leurs voix.
Ensemble, armés d’espoir et d’amour, nous nous aventurons au-delà des frontières de l’humain.
Elie Garel
Annonce du décès de Vadley Roodly LAMARRE
L’ISLG annonce avec peine le décès de Valdey Roodly LAMARRE, élève de la promotion Varia Virtus (2023-2024), décédé le 1 er mars 2025.
L’ISLG présente ses sincères condoléances à sa famille biologique, ses camarades de promotion, ses anciens professeurs et formateurs, les proches de la famille et à toutes les personnes touchées par son départ. Les funérailles de Valdey Roodly Lamarre seront chantées à l’Église Saint Pierre de Pétionville, le samedi 8 mars 2025 à 7h00 AM.
Que son âme repose en paix.
Consultation bulletin de la mi-étape II – 3eCycle Fondamental
Consultation bulletin de la mi-étape II
Le bulletin de la deuxième mi-étape pour le 3e cycle fondamental est désormais publié sur la plateforme de l’école.
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