

La semaine des fondateurs a une nouvelle fois lancé ses traditionnels tournois inter-promotion et le spectacle n’a pas tardé. D’entrée de jeu, la S4 B a croisé les novices de la S1 dans un duel accroché, conclu sur un score nul et vierge. Un résultat que l’on doit en grande partie à Adrien, intraitable sur sa ligne, auteur d’arrêts décisifs qui ont tenu son équipe en vie du début à la fin.
Pendant ce temps, l’équipe A, emmenée par son capitaine Die Ray Erthens, n’a fait qu’une bouchée de l’autre formation de S1. Une victoire écrasante, presque insolente : 14 à 1. Un festival offensif où les Seniors se sont fait plaisir et ont profité de l’occasion pour gonfler leurs statistiques. La S1 est tout de même parvenue à sauver le peu qu’il lui restait d’honneur en toute fin de rencontre.


Le second tour promettait encore plus de piquant. Les deux équipes de la promotion finissante allaient enfin se mesurer l’une à l’autre, un choc très attendu dans les couloirs .
De leur côté, la S3 et la S2 se retrouvaient pour un affrontement annoncé comme équilibré, presque symbolique : deux équipes “à armes égales”, comme certains aiment à le dire. Ne me demandez pas pourquoi. L’ histoire retiendra simplement que ce duel n’avait rien d’ordinaire.
Les Seniors se mobilisèrent et entrèrent sur le terrain dans une atmosphère empreinte de fraternité. C’ était un moment destiné à leur rappeler que cette rencontre représentait leur dernière danse.
La S4B (PSG), pour une raison que l’on ignore, procéda à un remaniement de son effectif, choix qui allait par la suite lui être fatal. Même en plein match, les décisions de l’entraîneur laissèrent davantage perplexes qu’assurées.
La S4A fit une véritable démonstration de force et maîtrisa parfaitement son sujet. Enfin le match se solda sur un score de 6 buts à 2 en faveur de la S4 A ( Real).
De l’autre côté, les joueurs de la S3 et de la S2 ne parvinrent pas à se départager, ce qui les mena à une séance de tirs au but. Le suspense flottait dans l’air. Un joueur de la S2 manqua son penalty, et finalement, Louis Rolph transforma le sien avec sang-froid, envoyant son équipe en finale.


Lors de la finale, dès les premières minutes, l’équipe de la S3 prit les devants. Cependant, le Real ne baissa pas les bras et revint à la charge grâce à Richard, auteur d’une frappe lointaine parfaitement placée sous la barre transversale. Portés par leur élan, ils ne cessèrent d’appuyer sur l’accélérateur. Charles Fallory doubla la mise après un débordement de Mervens sur l’aile gauche suivi d’une passe en retrait idéalement dosée.
Tandis que, d’un côté, les élèves de la promotion finissante ne prenaient même plus la peine de célébrer. L’ habitude, sans doute. De l’autre, les S3 gesticulaient encore, croyant à une possible remontée.
Témoignant de leur volonté de bien faire, Laguerre Gabriel conclut une action parfaitement orchestrée en profitant d’un rebond pour sceller le score. Quelques minutes plus tard, l’arbitre siffla la fin du match. Et voilà. Un nouveau sacre pour l’équipe de la S4A, surnommée Real Madrid.
Ce genre de tournoi, malgré sa courte durée, permet toujours de révéler de nouveaux talents. Il nous rappelle avec force qui nous sommes, d’où nous venons et ce que représente, dans toute sa grandeur, l’identité saint-louisienne.
Delmas Jeffley Yvener, S4 verte












